Narcisse Pelletier

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Narcisse Pelletier
Pelletier, Pierre (Univers illustré, 1875-08-14).jpg
Portrait de Pelletier publié dans L'Univers illustré du 14 août 1875.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Alphonse Narcisse Pierre PelletierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Narcisse Pelletier, né le à Saint-Gilles-sur-Vie (intégré depuis à la commune de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Vendée) et mort le à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), est un marin français.

En 1858, alors qu'il a quatorze ans et qu'il est mousse, le navire sur lequel il voyage fait naufrage près de l'île Rossel en Nouvelle-Guinée. Après avoir été abandonné par l'équipage sur les côtes de la péninsule du cap York en Australie, il vit en symbiose parmi une tribu d'aborigènes, sans contact avec le monde « civilisé », avant d'être redécouvert, dix-sept ans plus tard, par des Anglais. Il est ramené à sa famille en France, où il finit sa vie comme gardien de phare puis employé au port de Saint-Nazaire.

Son extraordinaire destin, rapporté dans la presse de l'époque puis par les historiens locaux[1], a fait l'objet de diverses publications : récits, articles, romans, bandes dessinées et reportages télévisés. Peu connue en France, son histoire a été racontée par lui-même peu de temps après son retour, et constitue un témoignage précieux sur la vie quotidienne, les mœurs, la langue et la culture de la tribu dans laquelle il a vécu.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Alphonse Narcisse Pierre Pelletier est né le à Saint-Gilles-sur-Vie[2]. Il est l'aîné des quatre fils de Martin Hélier Pelletier (-), maître bottier, et d'Alphonsine Hippolyte Babin.

Son père Martin, descendant de notables de robe (tels que des notaires royaux) né aux Sables d'Olonne, a épousé le sa mère Alphonsine, née le à Croix-de-Vie, issue d'une ancienne famille vendéenne comptant de nombreux marins.

Narcisse Pelletier a trois frères cadets : Élie (-), Alphonse (-), et Benjamin (-) (que Narcisse ne connaîtra qu'adulte).

Jeune mousse[modifier | modifier le code]

Dès 1852, Narcisse Pelletier, devient mousse dès l'âge de huit ans sur Le Jeune Narcisse, le bateau de pêche de son grand-père maternel Pierre Étienne Babin (1786-1871), qui est marin et pêcheur à la sardine.

En 1854, enfant turbulent et passionné d'aventures, le jeune Giras[n 1] est exclu de l'école pour insubordination et insolence.

En 1855, il est mousse sur la chaloupe Le Furet, avec pour second son grand-père maternel Pierre Babin.

En 1856, Narcisse Pelletier s'embarque aux Sables d'Olonne en tant que mousse, sur la bisquine l'Eugénie pendant cinq mois, sous les ordres du capitaine Brémaud. Il débarque à Luçon et quitte la bisquine l'Eugénie. Il rejoint ensuite Bordeaux, où il s'embarque sur la Reine des Mers.

En 1857, il s'embarque pour Trieste et la côte d'Illyrie à bord de la Reine des Mers. Mais, maltraité par le second, il débarque à Marseille, puis embarque sur le Saint Paul, trois-mâts de 620 tonneaux, sous les ordres du capitaine Emmanuel Pinard, pour Bombay en Inde puis Sydney en Australie. Le Saint Paul fait escale à Bombay, où il décharge sa cargaison de vin. En 1858, il fait escale à Hong Kong, puis repart pour Sydney, avec à son bord 317 Chinois venant travailler dans des mines d'or en Australie (des coolies).

Naufrage du Saint Paul[modifier | modifier le code]

Le , en heurtant un récif, le Saint Paul fait naufrage près de l'île Rossel (Yela)[n 2], dans l'archipel des Louisiades en Nouvelle-Guinée, où l'équipage y établit un campement en catastrophe. Mais les marins subissent les attaques prolongées des autochtones insulaires pendant plusieurs jours. Le campement est attaqué la nuit par les autochtones, l'équipage finit par s'enfuir et part à la recherche de secours à bord d'une chaloupe à voile de six mètres en pleine mer pendant douze jours, laissant sur l'île les Chinois à leur sort, qui seront finalement massacrés par les autochtones[3].

Endurant maintes épreuves, les marins traversent la mer de Corail en chaloupe pour finalement aborder le littoral sur la côte nord-est de la péninsule du cap York dans le Queensland en Australie, plus précisément dans le voisinage du cap Direction, pendant la saison de sécheresse, après un voyage de près de 1200 kilomètres. L'équipage affamé et assoiffé y cherche en vain nourriture et eau.

Au cours d'une énième expédition pour rechercher de l'eau, Narcisse Pelletier se retrouve séparé de ses compagnons. Il serait resté seul pour boire à une source tarie à laquelle ses compagnons venaient de boire avant lui, tandis qu'ils auraient continué de chercher eau et nourriture plus loin ; en réalité ils l'auraient abandonné, pour une raison inconnue (sans doute parce qu'il les ralentissait, étant blessé à la tête et aux pieds). La chaloupe repart sans lui, et le jeune marin vendéen de 14 ans se retrouve ainsi abandonné, fin , sur une terre inconnue, prêt à mourir de faim et de soif.

Vie chez les aborigènes[modifier | modifier le code]

Mais Narcisse Pelletier est découvert par des femmes aborigènes, qui l'amènent dans la tribu Wanthaala[n 3], des peuples Uutaalnganu (un des groupes linguistiques des Pama Malngkana ou Sandbeach People (gens des plages sablonneuses)), où il est amené à deux beaux-frères de la tribu, dont l'un s'appelle Maademan et qui l'adoptera ensuite en le rebaptisant Amglo (ou Anco selon un rapport australien).

Narcisse Pelletier, devenu Amglo, va ainsi vivre, pendant dix-sept ans (de l'âge de 14 à 31 ans), la vie d'un jeune homme des Uutaalnganu, vivant de pêche et de chasse avec sa nouvelle famille adoptive (dont son cousin adoptif Sassy, du même âge que lui), adoptant les mœurs, les coutumes, les activités et la culture des aborigènes, apprenant puis parlant couramment leur langue, oubliant son français maternel et sa vie en France, et vivant nu au milieu d'eux avec des scarifications ornementales sur le corps et des piercings au nez et à l'oreille droite.

Une biographie de Narcisse Pelletier écrite après son retour en France par Constant Merland (Narcisse Pelletier : dix-sept ans chez les sauvages) en 1876[4] contient des détails précieux sur l'organisation sociale, la langue, les croyances, le traitement des maladies, les pratiques mortuaires, les décorations corporelles, les danses, les conflits, les punitions, les activités de subsistance et l'artisanat de la tribu Wanthaala dans laquelle il a vécu. Mais le récit contient peu de choses sur les croyances spirituelles, la connaissance sacrée, la sorcellerie et d'autres sujets similaires. Pour la plupart, sinon la totalité, des tribus aborigènes d'Australie, les informations de cette nature ont été gardées secrètes, non seulement des étrangers, mais des personnes non initiées et celles du sexe opposé dans leur propre tribu. Les informations qui sont dévoilées ou enseignées sur de tels sujets sont presque toujours soumis à des obligations solennelles de ne pas les divulguer, et cela, en effet, donne du crédit à l'histoire de Pelletier :

« Il est peu probable qu'un garçon qui a été adopté par un membre du clan, qui a atteint l'âge adulte et qui a été fiancé, ne soit pas assimilé chez les Uutaalnganu en tant qu'homme initié... Donald Thomson a découvert que le domaine de la croyance et des connaissances secrètes ne s'exprimait pas facilement chez les Kuuku Ya'u, un groupe linguistique voisin du peuple Uutaalnganu. Ce serait par définition, mais cela rend la réticence de Pelletier assez explicable... Tout cela suggère son adhésion continue au système de croyances des Uutaalganu[5]. »

Narcisse Pelletier dira avoir été fiancé ou « marié » à une jeune fille beaucoup plus jeune que lui, mais niera avoir eu des enfants. Pourtant, en 2009, Stephanie Anderson affirmera, dans son livre Pelletier: The Forgotten Castaway of Cape York, qu'il a eu deux, voire trois enfants[6],[n 4].

Découverte, capture et retour en France[modifier | modifier le code]

Dix-sept ans plus tard, le , Narcisse Pelletier est découvert par hasard par l'équipage du lougre anglais John Bell, sur l'île de Night Island, à 13 miles au nord-ouest du cap Sidmouth. L'équipage le berne pour le kidnapper et l'amener, contre son gré, à bord du navire, où il est habillé et rencontre le capitaine John Frazer, qui décide de l'emmener à Somerset, établissement de la colonie de Queensland d'alors, à la pointe extrême du Cap York.

À Somerset, Narcisse Pelletier (qui tente de s'échapper) écrit maladroitement une lettre à ses parents (qui, jusque-là, le considéraient comme mort, et que lui-même croyait morts depuis longtemps, ayant perdu la notion du temps), dans son français qu'il se réapproprie rapidement après dix-sept ans d'oubli. Il est remis au gouverneur Christopher d'Oyly Aplin, le magistrat responsable de l'établissement, ancien géologue, qui arrange le passage de Narcisse à Sydney sur un autre navire, le vapeur SS Brisbane.

Narcisse Pelletier rencontre à bord John Ottley (plus tard sir John Ottley), lieutenant des Royal Engineers, qui devient son protecteur et son guide lors du voyage à bord du Brisbane. Ottley parle français, ayant suivi une partie de sa scolarité en France, et aide Narcisse Pelletier à retrouver sa langue natale, ce qu'il fait avec une rapidité étonnante. John Ottley transcrira ses conversations avec lui dans une lettre de 1923.

Arrivé à Sydney, Narcisse Pelletier est remis au consul de France, Georges-Eugène Simon, diplomate et érudit[7],[8], qui le fait photographier pour la première fois et le prend en charge. Narcisse Pelletier rencontre à Sydney des Français et devient l'objet de la curiosité des gens et des journaux (la presse australienne le surnomme « le sauvage blanc »).

Il est ensuite rapatrié pour la France via Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Ayant retrouvé peu à peu son français, il écrit une deuxième lettre à ses parents, à bord d'un navire de guerre.

Embarqué à bord du navire transport Jura de la Marine Nationale, commandé par le capitaine de frégate Eugène Crespin, il est examiné par le docteur Augustin Ricard, médecin de première classe, et part pour Toulon en France. Il fait escale à Rio de Janeiro au Brésil, et écrit une troisième lettre à ses parents.

En , Narcisse Pelletier débarque du Jura à Toulon, où il retrouve son frère Élie, puis il part pour Paris, où il reste une semaine en observation à l'Hôpital Beaujon.

Le , le lendemain de son 32e anniversaire, Narcisse Pelletier est de retour à Saint-Gilles-sur-Vie, où il est accueilli en triomphe par la population de la ville criant « Vive Pelletier ! », et y retrouve ses parents et sa famille[9],[10]. Autour du feu de joie fait pour lui sur la place, il se met à danser à la manière des Aborigènes, devant la foule étonnée.

Le lendemain, une messe en action de grâces est donnée en son honneur, par le prêtre qui l'avait baptisé 32 ans auparavant. Par la suite, il aurait peut-être subi un exorcisme.

Vie en France[modifier | modifier le code]

Plus tard dans la même année, Constant Merland, docteur et savant nantais, recueille ses dires et le photographie, puis publie son témoignage : Narcisse Pelletier : dix-sept ans chez les sauvages[4].

Selon la tradition locale, Narcisse Pelletier a eu des problèmes pour se réadapter à la vie de sa terre natale[11],[12],[13]. Selon Constant Merland, « Ce n'était plus un Français, c'était un Australien »[14].

On propose d'abord à Narcisse Pelletier un emploi dans un spectacle itinérant mais, quand il découvre qu'il doit être présenté comme « l'énorme géant anglo-australien », il refuse fermement. Il devient ensuite gardien de phare (au phare de l'Aiguillon, pointe de l'Ève dans l'estuaire de la Loire) à Saint-Nazaire, pendant quelques mois, puis gardien des signaux au port de Saint-Nazaire.

Le à Saint-Nazaire, Narcisse Pelletier, 36 ans, épouse Louise Désirée Mabileau, 22 ans, couturière, tailleuse ; ils n'auront pas d'enfant.

Narcisse Pelletier meurt à l'âge de 50 ans le à Saint-Nazaire (20 Grand-Rue), où il est enterré deux jours plus tard au cimetière de La Briandais. Son épouse Louise Mabileau se remariera le avec Joseph Marie Tellier (1853-1912), un retraité, et elle mourra, à nouveau veuve, en 1930 ; tous deux reposeront dans la même tombe que Narcisse Pelletier.

Postérité[modifier | modifier le code]

Le récit que Narcisse Pelletier a laissé de ses aventures est un document précieux, non seulement en tant que témoignage des expériences extraordinaires qu'il a vécues, mais en tant que description ethnographique de cette région de la péninsule du cap York juste au moment où l'invasion européenne y commençait, et qui présente « une grande corrélation », selon l'anthropologue Athol Chase, avec ce que les recherches ultérieures nous ont appris sur la mode de vie des Sandbeach People[15]. L'ouvrage comporte plusieurs termes de la langue que Narcisse Pelletier a appris ; des linguistes ont trouvé des correspondances dans les langues des Sandbeach People (Kuuku Ya'u et Umpila) pour la grande majorité de ces mots et ces phrases[16],[17].

La découverte et la capture de Narcisse Pelletier par l'équipage du John Bell en 1875 ont fait grand bruit dans les journaux australiens et anglais, y compris le Times britannique[18], en juillet et , avant d'être rapportées ensuite dans des journaux français[19],[20],[21],[22]. Cependant, la traduction en anglais de l'ouvrage de Constant Merland[4] ne paraît qu'en 2009. Entretemps, aucune information concernant la vie de Narcisse Pelletier après son retour en France n'a été relayée en Australie, même si le récit de son naufrage en Nouvelle-Guinée et de ses expériences dans le Queensland a resurgi de temps en temps dans la presse australienne.

En 1876, Constant Merland[4] rapporte que le lieu de l'abandon de Narcisse Pelletier sur les côtes du Queensland se situe dans l'Endeavour Land, à Cap Flattery, bien au sud de la région où, en réalité, il a résidé. Pourtant les rapports dans les journaux anglais notent les coordonnées géographiques du lieu de la capture de Narcisse Pelletier. Comme l'écrit Athol Chase : « L'information linguistique et ethnographique donnée par Pelletier à Sir John Ottley et plus tard à Merland est suffisante pour que nous soyons tout à fait assurés de la partie nord-est de la péninsule du Cap York où Pelletier a séjourné pendant dix-sept années, et pour reconnaître dans le reportage de Merland le premier compte-rendu historique de la vie aborigène dans cette région ».

Depuis son retour en France, Narcisse Pelletier a fait, et fait encore aujourd'hui, l'objet de récits, d'articles, de romans, de bandes dessinées, d'émissions télévisées, de conférences et d'expositions. Une promenade et un square portent aujourd'hui son nom à Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Fictions[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • Sylvain Guillaud, Sam Dassonville et Delphine Aigon, Narcisse Pelletier : Mousse, aborigène, guetteur de phare,

Documentaires[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Constant Merland, Dix-sept ans chez les sauvages : Aventures de Narcisse Pelletier, Paris, E. Dentu, , 145 p. (lire en ligne)
    Premier et unique témoignage de Narcisse Pelletier sur son histoire, retranscrit par le docteur Constant Merland l'année du retour de Narcisse Pelletier en France.
  • Jean-Paul Bouchon, Un Mousse oublié : Narcisse Pelletier, Vendéen, Poitiers, Paréiasaure-Théromorphe, , 55 p. (ISBN 978-2911299087)
  • Constant Merland (préf. Philippe Pécot), Chez les sauvages : dix-sept ans de la vie d'un mousse vendéen dans une tribu cannibale (1858-1875), La Roche-sur-Yon, Cosmopole, , 167 p. (ISBN 2-84630-005-4, présentation en ligne)
    Ce récit est une réédition incomplète et épuisée de l'ouvrage paru sous le titre Dix-sept ans chez les sauvages : Aventures de Narcisse Pelletier par Constant Merland en 1876[4].
  • (en) Stephanie Anderson, Pelletier: The Forgotten Castaway of Cape York, Melbourne, Melbourne Books, , 320 p. (ISBN 978-1877096679)
    Avec un chapitre d'Athol Chase « Pama Malngkana: the Sandbeach People of Cape York » (p. 91).
  • Thomas Duranteau et Xavier Porteau, Narcisse Pelletier, la vraie histoire du sauvage blanc, Bordeaux, Elytis, , 176 p. (ISBN 978-2356391858)
    Réédition complète du livre de Constant Merland de 1876 Dix-sept ans chez les sauvages : Aventures de Narcisse Pelletier[4], mise en relation avec de nombreux documents (lettres inédites de Narcisse Pelletier, extrait de presse française, anglaise ou australienne, photos d'époque ou actuelle, gravures, cartes...) et des illustrations originales de Thomas Duranteau. Prix du livre Mémoires de la mer 2017.
  • (en) Robert Macklin, Castaway: The remarkable true story of the French cabin boy abandoned in nineteenth-century Australia, Londres, Robinson, , 352 p. (ISBN 978-1472140692)

Articles[modifier | modifier le code]

  • Victor de Rochas, « Naufrage et scènes d'anthropophagie à l'île Rossell dans l'archipel de la Louisiade (Mélanésie) », Le Tour du monde, nouveau journal des voyages, vol. 2e semestre,‎ , p. 81-94 (lire en ligne)
  • (en) Arthur Hamilton-Gordon, « Seventeen Years Among the Savages », The Times,‎ , p. 5
    Premier document sur la découverte de Narcisse Pelletier en Australie.
  • Louis Bloch, « Dix-sept ans chez les sauvages », Bulletin français,‎
  • X. Dachères, « Pierre Pelletier : Le sauvage d'Australie », L'Univers illustré,‎
  • « Narcisse Pelletier : le Robinson français », La Presse illustrée, no 584,‎
  • Aristide Roger, « La capture de Narcisse Pelletier », Le Journal illustré,‎
  • « Narcisse Pelletier the White Savage », The Graphic,‎
  • Charles Letourneau, « Sur un Français nommé Narcisse Pelletier, qui oublia sa langue chez les Australiens », Bulletins et mémoires de la société d'anthropologie de Paris, t. 3, no 3e série,‎ , p. 710-716
  • Marcel Baudouin, « L'homme sauvage de Vendée », Bulletins et mémoires de la société d'anthropologie de Paris, vol. 2, no 2,‎ , p. 156-158 (lire en ligne)
  • Gilbert Dupré et Jean-Jacques Vayssières, « L'extraordinaire aventure du matelot vendéen Narcisse l'anthropophage », Géographia Histoire Magazine, no 114,‎

Vidéos : émissions de télévision, reportages, conférences[modifier | modifier le code]

Dossier documentaire[modifier | modifier le code]

  • Noël Casanova, Narcisse : L'histoire de Narcisse Pelletier, un fait divers maritime librement adapté par Chanouga, auteur de bandes dessinées, , 53 p. (lire en ligne)

Expositions[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le terme de « Giras » désigne un habitant de Saint-Gilles-sur-Vie.
  2. Sur un îlot connu aujourd'hui sous le nom de Heron Island ou Wolo, à environ un kilomètre de l'île Rossel.
  3. Le groupe territorial où a vécu Narcisse Pelletier a été identifié comme étant celui des Wanthaala (noté comme « Ohantaala » dans le livre de Constant Merland).
  4. Deux sont mentionnés comme présents durant sa capture par les Britanniques ; Narcisse Pelletier aurait avoué le nombre de trois à un ami ; leur destin est inconnu.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Par exemple, le Docteur Marcel Baudouin : « L'homme sauvage de Vendée », Bulletins et mémoires de la société d'anthropologie de Paris, vol. 2, no 2,‎ , p. 156-158 (lire en ligne)
  2. Archives départementales de Vendée, état civil de Saint-Gilles-sur-Vie, année 1844, acte no 2 (vue 166 sur 503).
  3. Victor de Rochas, « Naufrage et scènes d'anthropophagie à l'île Rossell dans l'archipel de la Louisiade (Mélanésie) », Le Tour du monde, nouveau journal des voyages, vol. 2e semestre,‎ , p. 81-94 (lire en ligne)
  4. a b c d e et f Constant Merland 1876
  5. Anderson 2009, p. 41
  6. Anderson 2009, p. 46
  7. Charles Letourneau, « Sur un Français nommé Narcisse Pelletier, qui oublia sa langue chez les Australiens », Bulletins et mémoires de la société d'anthropologie de Paris, t. 3, no 3e série,‎ , p. 710-716
  8. Joseph Rouillé et Marcel Couton, Au fil de la Vie : Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Fontenay-Le-Comte, Imprimerie Lussaud frères, , 114 p., p. 77-85
  9. Constant Merland 2002, p. 124-125
  10. Les Vendéens grands voyageurs, la Roche-sur-Yon, Somogy - éditions d'art, (ISBN 2-85056-328-5), p. 352
  11. Stéphane Pajot, Personnages pittoresques de Nantes et de Loire-Atlantique, d'Orbestier, , [précision nécessaire]
  12. Stéphane Pajot, Nantes-sur-Mer — Histoires d'eau de la Loire à l'Atlantique, d'Orbestier, , [précision nécessaire]
  13. Jean-Paul Bouchon, Un Mousse oublié : Narcisse Pelletier, Vendéen, Poitiers, Paréiasaure-Théromorphe, , 55 p. (ISBN 978-2911299087)
  14. Constant Merland 2002, p. 119
  15. Athol Chase 2009, p. 92,123
  16. Athol Chase 2009, p. 123
  17. Constant Merland 2002, Chapitre 4
  18. (en) Arthur Hamilton-Gordon, « Seventeen Years Among the Savages », The Times,‎ , p. 5
  19. Louis Bloch, « Dix-sept ans chez les sauvages », Bulletin français,‎
  20. Aristide Roger, « La capture de Narcisse Pelletier », Le Journal illustré,‎
  21. « Narcisse Pelletier : le Robinson français », La Presse illustrée, no 584,‎
  22. X. Dachères, « Pierre Pelletier : Le sauvage d'Australie », L'Univers illustré,‎
  23. « Le prix Giono récompense François Garde », Le Nouvel Obs, 16 octobre 2012.
  24. Lauréats du Prix Amerigo-Vespucci, site officiel.

Liens externes[modifier | modifier le code]