Myéline

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Structure typique d'un neurone

La myéline est une substance constituée principalement de lipides (70 % de sphingomyéline, galactosylcéramide) dont les couches alternent avec des couches de protides (30 %). De façon générale, la myéline sert à isoler et à protéger les fibres nerveuses, comme le fait le plastique autour des fils électriques. Caractéristique d'un corps gras, elle est blanche et brillante dans des conditions physiologiques normales. Cette substance est baptisée myéline en 1854 par le médecin pathologiste Rudolf Virchow, sans doute par analogie avec la substance blanchâtre et molle de la moelle osseuse[1].

Cette substance grasse est trouvée dans certaines cellules du système nerveux : les cellules de Schwann, situées dans le système nerveux périphérique (les nerfs), et dans les oligodendrocytes, situées dans le système nerveux central (encéphale et moelle épinière) des gnatostomes (les vertébrés à mâchoire).

Les cellules de Schwann enrobent les axones des fibres nerveuses du système nerveux périphérique. Au niveau de nombreuses fibres (mais pas toutes), ces cellules sont aplaties et leur membrane plasmique est enroulée autour des axones. Les cellules de Schwann forment alors un long manchon discontinu appelé la « gaine de myéline », qui peut présenter jusqu'à 300 couches de membrane. La gaine de myéline permet d'augmenter la vitesse de propagation de l'influx nerveux le long de ces fibres nerveuses, pouvant alors se propager de 10 à 75 m/s : en effet, entre chaque partie myélinisée de l'axone se trouve une partie « à nu » de l'axone qui, elle, est conductrice. On appelle cet endroit un nœud de Ranvier. Ainsi, l'influx saute d'un nœud de Ranvier à l'autre le long de l'axone, ce qui lui permet de parcourir le même trajet en un temps moindre. C'est ce que l'on nomme la « conduction saltatoire ». Dans le corps humain, ce mode de conduction est utilisé là où la vitesse d'un influx doit être rapide. Les nerfs qui se dirigent vers les muscles squelettiques, par exemple, sont faits de fibres myélinisées à conduction saltatoire.

Outre son rôle d'isolant et d'accélérateur de la vitesse de propagation du potentiel d'action, la myéline a un rôle nutritif en apportant des nutriments à l'axone[2].

La gaine de myéline est apparue il y a 425 millions d'années chez les Placodermes[3].

Affections démyélinisantes ou impliquant la myéline[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) John M S Pearce, Fragments of Neurological History, World Scientific, , p. 59
  2. (en) Klaus-Armin Nave, « Myelination and the trophic support of long axons », Nature Reviews Neuroscience, no 11,‎ , p. 275-283 (DOI 10.1038/nrn2797)
  3. Florence Rosier et Bernard Zalc, La myéline. Le turbo du cerveau, Odile Jacob, , p. 121

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Florence Rosier et Bernard Zalc, La myéline. Le turbo du cerveau, Odile Jacob, , 312 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]