Cellule ciliée

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Coupe transversale d'une spire de l'organe de Corti, avec ses cellules ciliées (hair cells.

Les cellules ciliées sont des cellules sensorielles coiffées de structures filamenteuses, les stéréocils, qui tapissent la cochlée des vertébrés. Ces cellules sont disposées le long d'une membrane (la membrane basilaire) qui vient partitionner la cochlée en deux chambres.

L'ensemble des cellules ciliées et des membranes qui leur sont adjointes constitue l'organe de Corti.

Chez l'humain, les cellules ciliées sont de deux types : les cellules ciliées externes, de forme cylindrique, se contractant périodiquement afin d'amplifier le signal sonore et les cellules ciliées internes, en forme de poire, transformant le signal précédemment amplifié en message nerveux. Au nombre de 15 000 à la naissance, elles constituent son capital auditif[1].

Les cellules ciliées situées au début de la cochlée reçoivent les fréquences aigües, et celles situées à la fin de la spirale reçoivent les fréquences graves (cf tonotopie).

Cellules ciliées externes et internes[modifier | modifier le code]

Coupe transversale d'une spire de l'organe de Corti.

Cellules ciliées internes[modifier | modifier le code]

Les cellules ciliées internes sont des cellules vibratiles, dont la mise en mouvement par une onde déclenche la libération de neurotransmetteurs. Le signal est alors transmis jusqu’aux aires auditives du cerveau. Ces cellules sont donc des "capteurs de vibrations", et sont connectées à la voie afférente[2].

Cellules ciliées externes[modifier | modifier le code]

Les cellules ciliées externes sont des cellules contractiles activées par le système efférent (i.e. dont la "contraction" est commandée par le système nerveux). Elles jouent un rôle essentiel dans la sélectivité fréquentielle (capacité d'un individu à distinguer les unes des autres des fréquences sensiblement identiques jouées en même temps)[2].

Médecine[modifier | modifier le code]

Bien que les cellules perdent leurs cils tout au long de la vie (vieillissement ou maladie par exemple), le principal facteur de destruction est le traumatisme sonore qui provoque des lésions de ces cellules et du système cellulaire de soutien de l'organe de Corti.

Les cellules ciliées ne se régénèrent pas spontanément. La recherche a mis en évidence un certain nombre de facteurs de croissance capables de stimuler la division cellulaire des cellules ciliées existantes, ce qui pourrait mener à des thérapies contre la surdité et les troubles de l'équilibre[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lina Chacun Desbois, Les surdites, Presses universitaires de France, collection Que sais-je?, no 1148, 1964 p. 15
  2. a et b Armand Dancer, « Le traumatisme acoustique », médecine/sciences, vol. 7,‎ 1991, p. 357–367 (lire en ligne)
  3. Inner Ear Hair Cell Regeneration. Virginia Merrill Bloedel Hearing Research Center.