Mustela nivalis
Belette (sensu stricto), Belette pygmée, Belette d’Europe
Répartition géographique
Statut CITES
- Mustela nivalis Linnaeus, 1766 (Protonyme)
- Mustela niualis Erxleben, 1777
- Mustela vulgaris Erxleben, 1777
- Mustela vulgaris aestiva J. F. Gmelin, 1788
- Mustela vulgaris nivalis J. F. Gmelin, 1788
- Mustela boccamela Bechstein, 1799
- Mustela boccomela Bechstein, 1801
- Mustela gale Pallas, 1811
- Martes ictis Muirhead, 1819
- Martes vulgaris Muirhead, 1819
- Mustela minor S. Nilsson, 1820
- Mustela bocamela Kaup, 1829
- Mustela subpalmata Ehrenberg, 1833
- Putorius boccamela Lesson, 1842
- Mustella vulgaris Crespon, 1844
- Putorius minutus A. Pomel, 1853
- Putorius numidicus Pucheran, 1855
- Mustela vulgaris var. americana J. E. Gray, 1865
- Mustela vulgaris var. albipes Minà-Palumbo, 1868
- Mustela vulgaris var. fulva Minà-Palumbo, 1868
- Putorius vulgaris var. meridionalis Costa, 1869
- Foetorius pusillus Fatio, 1869
- Foetorius gale Severtzov, 1873
- Mustela stoliczkana Blanford, 1877
- Putorius pusillus Aughey, 1880
- Foetorius minutus Woldrich, 1884
- Putorius ermines algiricus O. Thomas, 1895
- Putorius rixosus Bangs, 1896
- Mustela nikolskii Semenov, 1899
- Foetorius vulgaris var. nikolskii Smirnov, 1899
- Putorius nivalis caucasicus Barrett-Hamilton, 1900
- Putorius nivalis ibericus Barrett-Hamilton, 1900
- Putorius nivalis italicus Barrett-Hamilton, 1900
- Putorius nivalis pallidus Barrett-Hamilton, 1900
- Putorius nivalis siculus Barrett-Hamilton, 1900
- Putorius nivalis typicus Barrett-Hamilton, 1900
- Putorius rixosus eskimo Stone, 1900
- Mustela (Ictis) dombrowskii Matschie, 1901
- Putorius allegheniensis Rhoads, 1901
- Putorius (Arctogale) pygmaeus J. A. Allen, 1903
- Putorius nivalis atlas Barrett-Hamilton, 1904
- Putorius nivalis meridionalis Barrett-Hamilton, 1904
- Putorius nivalis Barrett-Hamilton, 1904
- Foetorius pusillus major Fatio, 1905
- Putorius stoliczkanus Satunin, 1905
- Putorius nivalis galinthias Bate, 1906
- Putorius nivalis siculæ Bate, 1906
- Putorius boccamela caucasica Satunin, 1906
- Putorius nivalis var. corsicanus Cavazza, 1908
- Putorius nivalis var. monticola Cavazza, 1908
- Putorius nivalis dinniki Satunin, 1908
- Mustela rixosa O. Thomas, 1911
- Mustela russelliana O. Thomas, 1911
- Mustela nivalis boccamela G. S. Miller, 1912
- Mustela galinthias G. S. Miller, 1912
- Mustela nivalis iberica G. S. Miller, 1912
- Mustela nivalis nivalis G. S. Miller, 1912
- Mustela atlas Cabrera, 1913
- Mustela corsicana Cabrera, 1913
- Mustela campestris H. H. T. Jackson, 1913
- Putorius boccamela alpinus von Burg, 1920
- Mustela rixosa namiyei Kuroda, 1921
- Ictis nivalis var. kamtschatica Dybowski, 1922
- Arctogale nivalis Ognev, 1925
- Mustela punctata Domaniewski, 1926
- Mustela nivalis mosanensis Mori, 1927
- Mustela pygmaea mosanensis Kishida & Mori, 1931
- Mustela pygmaea Kishida & Mori, 1931
- Mustela pygmaea caraftensis Kishida, 1936
- Mustela pygmaea yesoidsuna Kishida, 1936
- Mustela trettaui Kleinschmidt, 1937
- Mustela rixosa allegheniensis Necker & Hatfield, 1941
- Mustela tonkinensis Björkegren, 1942
- Mustela (nivalis) vásárhelyii M. Kretzoi, 1942
- Mustela hungarica Vásárhelyi, 1942
- Mustela nivalis dinniki Dal', 1945
- Mustela nivalis kerulenica Bannikov, 1952
- Mustela nivalis heptneri Morozova-Turova, 1953
- Mustela nivalis pygmaea Stroganov, 1962
- Mustela nivalis galinthias Kahmann, 1964
- Mustela erminea algirica Coetzee, 1971
- Mustela nivalis numidica Coetzee, 1971
- Mustela nivalis subpalmata Coetzee, 1971
- Mustela nivalis boccamela natio occidentalis Kratochvíl, 1977
- Mustela nivalis rossica Abramov & Baryshnikov, 2000
- Mustela formosana Duff & A. Lawson, 2004
- Mustela nivalis allegheniensis Wozencraft, 2005
- Mustela nivalis campestris Wozencraft, 2005
- Mustela nivalis caucasica Wozencraft, 2005
- Mustela nivalis eskimo Wozencraft, 2005
- Mustela nivalis namiyei Wozencraft, 2005
- Mustela nivalis pallida Wozencraft, 2005
- Mustela nivalis rixosa Wozencraft, 2005
- Mustela nivalis russelliana Wozencraft, 2005
- Mustela nivalis stoliczkana Wozencraft, 2005
- Mustela nivalis tonkinensis Wozencraft, 2005
- Mustela nivalis vásárhelyi Wozencraft, 2005
- Mustela nivalis vulgaris Wozencraft, 2005
- Mustela nivalis kudarensis Baryshnikov, 2010
- Mustela nivalis formosana Lin Liangkong, Motokawa & Harada, 2010
- Mustela numidica Gippoliti, 2013
Mustela nivalis, la Belette au sens strict, plus spécifiquement désignée sous les noms de Belette pygmée, Petite belette, ou très improprement sous celui de Belette d'Europe, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des mustélidés. Cette espèce ressemble beaucoup aux espèces d’hermine, mais s’en distingue par une plus petite taille, ainsi qu’une queue plus courte avec une extrémité unie.
Elle est originaire d’Eurasie, d’Amérique du Nord et d’Afrique du Nord, et a été introduite en Nouvelle-Zélande, à Malte, en Crète, aux Açores et sur l’île de São Tomé. Elle est classée en préoccupation mineure par l’UICN, en raison de sa vaste répartition et de l’importance de ses populations dans l’hémisphère Nord. Dix-huit sous-espèces sont reconnues.
La belette présente une grande variabilité de taille selon les régions. Son corps est mince et allongé, et ses pattes ainsi que sa queue sont relativement courtes. La coloration varie géographiquement, de même que le type de pelage et la longueur de la queue. La face dorsale, les flancs, les membres et la queue sont généralement de teinte brune, tandis que les parties ventrales sont blanches. La ligne de démarcation entre les deux couleurs est le plus souvent nette et rectiligne. En altitude élevée et dans la partie septentrionale de son aire de répartition, le pelage devient entièrement blanc en hiver.
Les petits rongeurs constituent l’essentiel de son régime alimentaire, mais elle chasse et consomme également des lapins, d’autres mammifères et, plus occasionnellement, des oiseaux, des œufs, des poissons et des grenouilles. Les mâles marquent leur territoire à l’aide de signaux olfactifs et occupent des domaines vitaux exclusifs, qui peuvent recouper ou englober plusieurs territoires de femelles. Les belettes utilisent des terriers préexistants pour dormir, stocker de la nourriture et élever leurs petits. La reproduction a lieu au printemps et en été, et la femelle met bas une seule portée d’environ six petits, qu’elle élève seule. En raison de sa petite taille et de son caractère combatif, la belette occupe une place importante dans la mythologie et les légendes de diverses cultures.
Dénominations et étymologies
[modifier | modifier le code]Dénomination
[modifier | modifier le code]- Nom scientifique valide : Mustela nivalis (Linneaus, 1758)[1] ;
- Nom normalisé anglais : Least weasel ;
- Noms vulgaires typiques : Belette d’Europe[2] (Europe), Belette pygmée [3] (Canada), Petite belette ;
- Autres noms vulgaires : Belette commune, Belette vulgaire ;
- Noms vernaculaires : Belette.
Étymologie et dénominations régionales
[modifier | modifier le code]Le mot « belette » est attesté dès le XIIIᵉ siècle et est un diminutif de l’ancien français bele, féminin de « beau », formé avec le suffixe -ette. Cette dénomination relève d’un euphémisme ou d’une antiphrase propitiatoire, destinée à conjurer les méfaits attribués à l’animal [4].
L’espèce a également eu comme noms vernaculaires régionaux des noms issus du latin Mustela, ainsi que des équivalants à « chatte » ou « petite chatte » en utilisant le féminin du mot marcou, signifiant « chat mâle » notamment[5].
| Groupe ou zone linguistique | Nom vernaculaire |
|---|---|
| Catalan (Pyrénées-Orientales) | mustela[5] |
| Français (ancien) | moustelle, moustele, moustouille, moustoile, bele, blette[5] |
| Hérault | moustéla[5] |
| Languedocien / Provençal | moustelo, poulido[5] |
| Provençal (ancien) | mobtela, mostelon[5] |
| Vosges | marcolle, mostalb[5] |
| Lorraine | margolatte, barcolle, barcolette, bacale, bacaye, bocoule[5] |
| Meuse | barcolle, barcolette, bas-coule[5] |
| Ardennes | basecolette[5] |
| Aube | bacolle[5] |
| Marne | bacoule, bacoulotte[5] |
| Reims | bacoule[5] |
| Vervins | bacoulette[5] |
| Lille | margotaine, petite margotaine[5] |
| Wallon / Rouchi | karcotte, marlouwette[5] |
| Picard | mutorle, mussole[5] |
| Alsace (Orbey) | musatte[5] |
| Franche-Comté (Montbéliard) | motale, motéle, mouetèle, voudotte, vourpotte, voirpatte[5] |
| Livradois | moutiala[5] |
| Ardèche | moustiolo[5] |
| Isère | motels[5] |
| Ban de la Roche | motlatte[5] |
| Velay / Haute-Auvergne | moustiava, bero-ga[5] |
| Gers | pancarro[5] |
Taxonomie et évolution
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L’espèce a reçu son nom scientifique Mustela nivalis par Carl von Linné dans la 12e édition de Systema Naturae en 1766 ; son épithète spécifique nivalis provient du mot latin nix, signifiant « neige », en référence au pelage blanc qu’elle développe durant la saison hivernale[6]. La localité type est le Västerbotten en Suède[6].
En raison de sa très vaste aire de répartition, la morphologie de la belette varie fortement selon les régions. L’espèce a été révisée par Reichstein en 1957, puis de nouveau par van Zyll de Jong en 1992 et Reig en 1997. Youngman (1982) l’a placée dans le sous-genre Mustela, tandis qu’Abramov (1999) a estimé qu’elle devait être incluse dans le sous-genre Gale. Sur la base de caractères crâniens, Reig (1997) a proposé de scinder le taxon en quatre espèces : M. subpalmata, M. rixosa, M. vulgaris et M. eskimo. Abramov et Baryshinikov (2000) n’ont pas retenu cette interprétation, ne reconnaissant que M. subpalmata comme espèce distincte[7]. Toutefois, Rodrigues et al. (2016) considèrent M. subpalmata comme une population distincte de M. nivalis, et non comme une espèce à part entière[8].
Au sein du genre Mustela, la belette constitue une forme relativement peu spécialisée, comme l’indique son crâne à l’aspect néotenique, caractère observable même chez les sous-espèces de grande taille.
Son ancêtre direct était Mustela praenivalis, qui vivait en Europe durant le Pléistocène moyen et le Villafranchien. M. praenivalis était probablement lui-même précédé par M. pliocaenica, datée du Pliocène. L’espèce actuelle serait apparue au cours du Pléistocène supérieur[9].
L’espèce est le produit d’un processus évolutif amorcé il y a environ 5 à 7 millions d’années, lorsque les forêts septentrionales ont été progressivement remplacées par des milieux ouverts de type steppe, favorisant une diversification rapide des petits rongeurs fouisseurs. Les ancêtres de la belette étaient plus grands que la forme actuelle et ont connu une réduction de taille afin d’exploiter cette nouvelle ressource alimentaire. L’espèce a prospéré durant la dernière glaciation, sa petite taille et son corps allongé lui permettant de se déplacer aisément sous la neige et de chasser dans les terriers. Elle aurait gagné l’Amérique du Nord par le pont terrestre de Béring il y a environ 200 000 ans[10].
Sous-espèces
[modifier | modifier le code]La belette présente une forte variabilité géographique, un fait qui a historiquement conduit à de nombreux désaccords entre les biologistes étudiant sa systématique. Les sous-espèces de la belette sont réparties en trois grands groupes[11].
- Groupe pygmaea–rixosa (formes de petite taille) : très petites formes à queue courte, dotées de crânes à l’aspect juvénile et d’un pelage devenant entièrement blanc en hiver. Elles occupent le nord de la Russie européenne, la Sibérie, l’Extrême-Orient russe, la Finlande, le nord de la péninsule Scandinave, la Mongolie, le nord-est de la Chine, le Japon et l’Amérique du Nord[11].
- Groupe boccamela (formes de grande taille) : formes très grandes, à crâne massif, queue relativement longue et pelage plus clair. Localement, elles ne blanchissent pas en hiver ou seulement de façon partielle. Elles occupent la Transcaucasie, de l’ouest du Kazakhstan au Semiretchie, ainsi que les déserts de plaine de l’Asie centrale. Elles sont également présentes au Maroc, en Algérie et en Tunisie[11].
- Groupe nivalis (formes de taille intermédiaire) : formes de taille moyenne, à queue de longueur modérée, constituant un ensemble de transition entre les deux groupes précédents. Elles occupent les régions centrales et méridionales de la Russie européenne, la Crimée, la Ciscaucasie, l’ouest du Kazakhstan, le sud et le centre de l’Oural ainsi que les régions montagneuses de l’Asie centrale, à l’exception du Kopet-Dag[11].
| Sous-espèce et autorité | Description | Répartition | Synonymes |
|---|---|---|---|
| Mustela nivalis nivalis (Linnaeus, 1766) |
Sous-espèce de taille moyenne, la queue représentant environ 20–21 % de la longueur du corps. En pelage d’été, la face dorsale est brun foncé à châtain, tandis que le pelage d’hiver est entièrement blanc. Elle représente probablement une forme intermédiaire entre les petites formes du groupe pygmaea et les grandes formes du groupe vulgaris[12]. | Régions centrales de la Russie européenne, des États baltes jusqu’au centre et au sud de l’Oural, vers le nord jusqu’à la latitude de Saint-Pétersbourg et de Perm, et vers le sud jusqu’aux oblasts de Koursk et de Voronej. En dehors de l’ex-Union soviétique, présente en Europe du Nord (sauf en Irlande, en Islande, en Finlande et dans certaines parties de la péninsule Scandinave) ainsi qu’à Hokkaidō. | caraftensis (Kishida, 1936) kerulenica (Bannikov, 1952) punctata (Domaniewski, 1926) yesoidsuna (Kishida, 1936) |
| Mustela nivalis allegheniensis (Rhoads, 1901) |
Proche de M. n. rixosa, mais de plus grande taille, avec un crâne plus large et un pelage plus sombre, et mieux adaptée aux forêts caducifoliées[13]. | Nord-est des États-Unis (Michigan, Pennsylvanie, New York, Virginie, Caroline du Nord, Ohio, Illinois, Wisconsin, Virginie-Occidentale et Indiana) | |
| Mustela nivalis boccamela (Bechstein, 1800) |
Sous-espèce de très grande taille, la queue longue représentant environ 30 % de la longueur du corps. En pelage d’été, la face dorsale est brun clair à châtain, avec des teintes jaunâtres ou roussâtres ; certains individus présentent une tache brunâtre aux commissures des lèvres, parfois sur la poitrine et le ventre. Le pelage d’hiver n’est pas entièrement blanc, mais généralement blanchâtre sale avec des plages brunes[14]. | Transcaucasie, Europe méridionale, Asie Mineure et probablement l’ouest de l’Iran | italicus (Barrett-Hamilton, 1900) |
| Mustela nivalis campestris (Jackson, 1913) |
Grandes Plaines des États-Unis (Dakota du Sud, Iowa, Nebraska et Kansas) | ||
| Mustela nivalis caucasica (Barrett-Hamilton, 1900) |
dinniki (Satunin, 1907) | ||
| Mustela nivalis eskimo (Stone, 1900) |
Sous-espèce de petite taille, proche de M. n. rixosa, mais de coloration plus terne, avec un crâne plus grand et une queue plus courte[15]. | Alaska, Yukon et Territoires du Nord-Ouest | |
| Mustela nivalis heptneri (Morozova-Turova, 1953) |
Sous-espèce de très grande taille, à queue longue représentant environ 25–30 % de la longueur du corps. En pelage estival, la face dorsale est très claire, allant d’un brun sable ou jaunâtre pâle. Le pelage est court, clairsemé et rude, et ne blanchit pas en hiver[16]. | Déserts et semi-déserts du sud du Kazakhstan et de l’Asie centrale, de la mer Caspienne au Semiretchie, sud du Tadjikistan, Kopet-Dag, Afghanistan et nord-est de l’Iran | |
| Mustela nivalis namiyei (Kuroda, 1921) |
Plus petite que M. n. rixosa et plus pâle que M. n. eskimo. Proche de M. n. pygmaea, mais avec une tête et un corps plus longs, ainsi qu’une queue nettement plus longue[17]. | Nord de Honshū (préfectures d’Aomori, d’Akita et d’Iwate) | |
| Mustela nivalis numidica (Pucheran, 1855) |
Sous-espèce de très grande taille | Maroc, Algérie, Égypte, Malte, Açores et Corse | albipes (Mina Palumbo, 1868) algiricus (Thomas, 1895) atlas (Barrett-Hamilton, 1904) corsicanus (Cavazza, 1908) fulva (Mina Palumbo, 1908) galanthias (Bate, 1905) ibericus (Barrett-Hamilton, 1900) meridionalis (Costa, 1869) siculus (Barrett-Hamilton, 1900) subpalmata (Hemprich & Ehrenberg, 1833) |
| Mustela nivalis pallida (Barrett-Hamilton, 1900) |
Sous-espèce de taille moyenne, la queue représentant environ 24 % de la longueur du corps. En pelage d’été, la face dorsale est brun clair, tandis que le pelage d’hiver est blanc[18]. | Régions montagneuses du Turkménistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kazakhstan et Kirghizistan, ainsi que les parties chinoises des mêmes chaînes de montagnes et peut-être les régions extrêmes de l’Hindukush | |
| Mustela nivalis pygmaea (J. A. Allen, 1903) |
Très petite sous-espèce, la queue est courte représentant environ 13 % de la longueur du corps. En pelage d’été, la face dorsale est brun foncé ou roussâtre, tandis que le pelage d’hiver est entièrement blanc[19]. | Toute la Sibérie (sauf sud et sud-est du Transbaïkalie); nord et du centre de l’Oural, le nord du Kazakhstan et l’Extrême-Orient russe (y compris Sakhaline, les îles Kouriles et la péninsule coréenne); toute la Mongolie (sauf partie orientale) et probablement le nord-est de la Chine | kamtschatica (Dybowksi, 1922) |
| Mustela nivalis rixosa (Bangs, 1896) |
Plus petite sous-espèce et plus petit carnivore actuel. En pelage d’été, le pelage est brun roussâtre foncé, tandis qu’en hiver il est entièrement blanc[20]. | Nunavut, Labrador, Québec, Minnesota, Dakota du Nord, Montana, Saskatchewan, Alberta et Colombie-Britannique | |
| Mustela nivalis vulgaris (Erxleben, 1777) |
Sous-espèce légèrement plus grande que nivalis, avec une queue représentant environ 27 % de la longueur du corps. En pelage estival, la face dorsale varie du brun clair au châtain foncé, tandis que le pelage hivernal est blanc dans sa distribution septentrionale et pie dans la partie méridionale[21]. | Sud de la Russie européenne depuis le sud des districts de Voronej et Koursk, Crimée, Ciscaucasie et pentes nord du Caucase principal, vers l’est jusqu’au Volga. En dehors de l’ex-Union soviétique, sa distribution inclut l’Europe jusqu’aux Alpes et aux Pyrénées. Introduite en Nouvelle-Zélande[22],[23] | dumbrowskii (Matschie, 1901) hungarica (Vásárhelyi, 1942) minutus (Pomel, 1853) monticola (Cavazza, 1908) nikolskii (Semenov, 1899) occidentalis (Kratochvil, 1977) trettaui (Kleinschmidt, 1937) vasarhelyi (Kretzoi, 1942) |
Description
[modifier | modifier le code]Forme et dimensions
[modifier | modifier le code]La belette possède un corps fin, très allongé et extrêmement flexible, avec une tête petite mais fine, au museau émoussé, dont l’épaisseur ne dépasse pas celle du cou. Les yeux sont petits par rapport à la taille de la tête, globuleux et foncés. Les pattes et la queue sont relativement courtes, cette dernière représentant moins de la moitié de la longueur du corps. Les pattes possèdent des griffes d’une teinte foncée et sont très acérées, et les plantes sont couvertes de poils[24]. Le crâne, surtout chez le petit groupe rixosa, présente un aspect infantile par rapport à celui des autres membres du genre Mustela (en particulier l’hermine et la kolonok), avec un crâne relativement large et une région faciale raccourcie[25]. Globalement, le crâne ressemble à celui de l’hermine, mais en plus petit, bien que les crânes des mâles de grande taille puissent se superposer à ceux des femelles d’hermine de petite taille[26]. Il y a généralement quatre paires de mamelles visibles uniquement chez les femelles.
Le baculum est court[27], 16 à 20 mm, avec un corps épais et droit. Des dépôts de graisse se trouvent le long de la colonne vertébrale, autour des reins, des mésentères et des membres. La belette possède des glandes anales musclées sous la queue, mesurant 7 × 5 mm, contenant des composés volatils soufrés, incluant des thietanes et des dithiacyclopentanes. L’odeur et la composition chimique de ces substances diffèrent de celles de l’hermine[26]. La belette se déplace en sautant, la distance entre les traces des pattes avant et arrière étant de 18 à 35 cm[28].
Les dimensions varient fortement selon la sous-espèce et la région. Les mâles des grandes sous-espèces peuvent être 1,5 fois plus longs que les femelles. La longueur de la queue représente 13 à 30 % de la longueur corporelle selon la sous-espèce et le sexe. La longueur moyenne du corps des mâles est de 130 à 260 mm, celle des femelles de 114 à 204 mm. La queue mesure 12 à 87 mm chez les mâles et 17 à 60 mm chez les femelles. Le poids des mâles est compris entre 36 à 250 g, et celui des femelles entre 29 à 117 g[29].
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Crâne d’une belette
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Crânes d’une belette à longue queue (haut), d’une hermine (bas gauche) et d’une belette (bas droite), illustrés dans la Synopsis of the Weasels of North America de Clinton Hart Merriam
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Squelette, illustré dans The New Natural History de Richard Lydekker
Pelage
[modifier | modifier le code]Le pelage d’hiver est dense, mais court et épais sur la surface du corps. Chez les sous-espèces septentrionales, il est doux et soyeux, mais rugueux chez les variétés méridionales. Le pelage d’été est très court, plus clairsemé et rugueux. Les parties dorsales sont foncées, variant selon les régions du brun foncé ou chocolat à des teintes brun clair, fauve pâle ou sable, tandis que les parties ventrales sont blanches. Une tache brune peut apparaître au coin de la bouche. La ligne de séparation entre le dessus et le dessous est généralement droite mais parfois irrégulière. La queue est brune, parfois légèrement plus foncée à l’extrémité, mais jamais noire. Dans le nord de son aire de répartition et en altitude, le pelage devient entièrement blanc en hiver, avec quelques poils noirs assez rares sur la surface[25],[30].
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Belette au British Wildlife Centre
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Le pelage d’hiver est bien visible lorsque le sol n’est pas enneigé.
Aire de répartition
[modifier | modifier le code]La belette possède une aire de répartition plus centrée sur l'hémisphère nord du globe : Elle est présente naturellement en Eurasie (de la côte de l'océan Atlantique jusqu'à l'Himalaya), en Afrique du Nord et en Amérique du Nord. Sa répartition originelle à l'échelle européenne couvre tout le continent, à l'exception de l'Irlande, ainsi que sur toutes les grandes îles de la région méditerranéenne[31]. Elle est également présente au Japon à l'extrême nord de l'île d'Honshū et l'ensemble de l'île d'Hokkaidō, ainsi que sur les îles russes de Kounachir, d'Itouroup et de Sakhaline[32]. Elle a été introduite en Nouvelle-Zélande[33], mais également sur un ensemble d'îles européennes où elle était originellement absente : À Malte, en Crète, aux Açores et également au large de l'Afrique de l'Ouest à São Tomé. Des restes fossilisés de ces petits mustélidés ont été découverts dans la grotte de Denisova en Russie[34].
La belette préfère les zones ouvertes telles que les prairies ou les surfaces agricoles, mais elle affectionne également les zones boisées ou rocailleuses où elle peut aisément se cacher. Il lui arrive parfois de venir s'installer près des habitations humaines comme les parcs ou les jardins. Elle peut vivre en zones montagneuses jusqu'à environ 3 000 m d'altitude[35]
Écologie et comportement
[modifier | modifier le code]Reproduction et développement
[modifier | modifier le code]La belette se reproduit d'avril à juillet et la gestation dure entre 34 à 37 jours. Dans l'hémisphère nord, la taille moyenne de la portée est de 6 petits, atteignant la maturité sexuelle entre 3 et 4 mois. Les mâles peuvent s'accoupler dès leur première année, mais cela est généralement infructueux. Ils sont féconds de février à octobre, bien que les premiers stades de la spermatogenèse se produisent pendant l'hiver. L'anœstrus chez les femelles dure de septembre à février[36].
La femelle élève seule ses petits. À la naissance, ceux-ci pèsent 1,5 à 4,5 g, sont roses, nus, aveugles et sourds, et acquièrent un pelage duveteux blanc à 4 jours. À 10 jours, la ligne séparant les parties dorsales foncées et ventrales claires devient visible. Les dents lactéales apparaissent entre 2 et 3 semaines, moment où les jeunes commencent à manger de la nourriture solide, bien que la lactation puisse durer jusqu’à 12 semaines. Les yeux et oreilles s’ouvrent entre 3 et 4 semaines et à 8 semaines, le comportement de chasse est développé. La famille se sépare après 9 à 12 semaines. Il n’y a qu’une portée par an et la belette peut vivre 7 à 8 ans[37].
Comportements territoriaux et sociaux
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La belette présente un schéma territorial typique des mustélidés, avec des territoires exclusifs pour les mâles englobant plusieurs territoires de femelles. La densité de population dépend fortement de la disponibilité de la nourriture et du succès reproductif, rendant la structure sociale instable et flexible[38]. Comme l’hermine, le mâle étend son territoire au printemps ou en période de pénurie de nourriture. Le marquage olfactif est similaire à celui de l’hermine, utilisant fèces, urine, et sécrétions des glandes anales et cutanées, déposées par frottement corporel. La belette n’excave pas son terrier mais niche dans des galeries abandonnées d’autres espèces, comme la taupe ou le rat[36]. L’entrée du terrier mesure 2,5 cm de diamètre et mène à la chambre du nid située jusqu’à 15 cm sous terre. La chambre, utilisée pour dormir, élever les petits et stocker la nourriture, mesure 10 cm de diamètre et est tapissée de paille et de peaux de proies[39].
La belette émet quatre vocalisations principales : un sifflement guttural en cas d’alarme, entrecoupé de cris brefs lorsqu’elle est provoquée. En défense, elle émet un cri perçant. Lors des interactions entre mâles et femelles ou mère et petits, elle émet un trille aigu. Les comportements agressifs sont similaires à ceux de l’hermine ; les dominants attaquent et crient, les subordonnés produisent des cris de soumission[36].
Alimentation
[modifier | modifier le code]La belette se nourrit principalement de rongeurs, incluant souris, hamsters, gerbilles et autres. Elle n’attaque généralement pas les hamsters adultes ni les rats. Les grenouilles, poissons, petits oiseaux et œufs d’oiseaux sont rarement consommés. Elle peut s’attaquer aux pikas et gerbilles adultes, mais échoue habituellement contre les rat bruns et sousliks. Des cas exceptionnels de prises beaucoup plus grandes que la belette sont connus, figurent les tétras, la gélinotte des bois ou les lièvres[40]. En Angleterre, une proie privilégiée est le campagnol agreste (Microtus agrestis), pouvant représenter jusqu’à 54 % du régime alimentaire lors des années d’abondance. En période de rareté des proies terrestres, les oiseaux forment une part plus importante du régime, et les femelles peuvent ne pas se reproduire[41].
Malgré sa petite taille, la belette est un prédateur redoutable, capable de tuer un lapin pesant 5 à 10 fois son poids[42]. Les mâles consomment plus de lapins que les femelles et une plus grande variété de proies, grâce à leur taille et à l’étendue de leur territoire[36].
Elle chasse discrètement, adaptée pour poursuivre les proies dans les galeries, mais peut aussi capturer en pleine surface. Les petites proies sont tuées par morsure à l’occiput ou au cou, disloquant les vertèbre cervicale. Les grandes proies meurent généralement par hémorragie ou état de choc circulatoire. Lors d’abondance alimentaire, seule une petite portion est consommée, généralement le cerveau. L’ingestion quotidienne moyenne est de 35 g, soit 30 à 35 % du poids[40].
Concurrents et prédateurs
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La belette est suffisamment petite pour être la proie de nombreux prédateurs[36]. Ses restes ont été retrouvés dans les excréments de renard roux, de zibelline, de putois d’Europe et des steppes, d’hermine, de grand-duc et de buse[43]. Les chouettes les plus efficaces pour la capturer sont la chouette effraie, la chouette rayée et le grand-duc d’Amérique. D’autres rapaces incluent la petite buse et la buse pattue. Certains serpents, comme certaines couleuvres et ratiers, notament de l’espèce Agkistrodon contortrix, peuvent aussi s’attaquer à elle. L’absence de marque noire sur la queue la rend plus vulnérable que l’hermine[36].
Lorsque la belette coexiste avec l’hermine, elles se font une concurrence féroce pour les rongeurs. La belette évite la compétition en habitant des zones en plus haute altitude, se nourrissant de petites proies et entrant dans des terriers plus étroits. Elle évite activement les hermines, toutefois, cela n’empêche pas les femelles de continuer leur activités, même en leur présence, sans doute parce qu’elles arrivent à échapper plus facilement à d’éventuelles confrontations grâce à leur plus petite taille[36].
Maladies et parasites
[modifier | modifier le code]Parmi les ectoparasites, on trouve le poux Trichodectes mustelae et les acariens Demodex et Psoregates mustela. La belette peut attraper des puces dans les nids et terriers de ses proies, notamment Ctenophthalmus bisoctodentatus, Palaeopsylla m. minor (des taupes), P. s. soricis (des musaraignes), Nosopsyllus fasciatus (des rongeurs) et Dasypsyllus gallinulae (des oiseaux)[36].
Parmi les helminths, on trouve le trématode Alaria, les nématodes Capillaria, Filaroides et Trichinella et le ténia chez les nématodes. La belette est souvent infectée par le Skrjabingylus nasicola, pouvant endommager le crâne, en passant par les sinus. Il n’existe aucune preuve d’effets graves, même en cas d’infestation importante[44].
Menaces et conservation
[modifier | modifier le code]La belette n’est pas considérée comme une espèce en danger et est classée Préoccupation mineure (LR/Lc LOWER RISK/Least Concern) selon l'UICN[45]. Elle est considérée comme une espèce abondante et fait l’objet de régulations par endroits : En France, la belette est une espèce classée "susceptible d'occasionner des dégâts"[46]. L’espèce a même été introduite en Nouvelle-Zélande où elle est considérée comme invasive[47].
Pourtant, tout comme les autres prédateurs, l’espèce peut rencontrer des menaces sur la population à l’échelle locale : Les principaux dangers qui menacent la belette sont les activités humaines, la disparition de son habitat, le manque de nourriture, les parasites (notamment l’ascaris), l'empoisonnement (notamment par les pesticides qui ciblent ses proies) et ses prédateurs (renard, chat, chien, loup, chouette, rapaces ou serpents). En Suisse, cette espèce paraît avoir fortement régressé dans les zones de plaine intensément cultivées[48].
La belette dans la culture
[modifier | modifier le code]Folklore et Mythologie
[modifier | modifier le code]Culture européenne
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Les Macédoniens des périodes anciennes considéraient qu'apercevoir une belette était un bon présage. Dans certains régions de Macédoine, les femmes souffrant de migraines après s’être lavé la tête avec de l’eau tirée pendant la nuit supposaient qu’une belette avait utilisé l’eau comme miroir. Toutefois, elles évitaient de mentionner le nom de l’animal, par peur qu’il ne détruise leurs vêtements[réf. nécessaire]
De même, une superstition populaire dans le sud de la Grèce racontait que la belette aurait été autrefois une mariée jalouse et aigrie transformée en un animal, qui détruirait les robes de mariage des autres mariées[49].
Selon Pline l'Ancien, la belette était le seul animal capable de tuer le basilic :
Ce monstre redoutable ne peut être tué que par l’effluve de la belette, une chose qui a été tentée avec succès. Les rois ont souvent désiré voir son corps lorsqu’il était tué ; ainsi, la nature a voulu que rien ne soit sans antidote. L’animal est jeté dans le trou du basilic, que l’on reconnaît facilement au sol contaminé autour de celui-ci. La belette détruit le basilic de son odeur, mais meurt dans cette lutte entre la nature et elle-même[50].
Au Japon
[modifier | modifier le code]Dans les régions situées à l’Est du Japon, du Tōhoku et de Shinshū, la belette est désignée sous le nom de Īzuna (飯綱 ; いづな « corde de riz »), était associé à une petite créature spirituelle apparentées aux esprits-renards ou bien issues de la possession que ces derniers exercaient sur les hommes, désignées sous le nom de kuda-kitsune (管狐 ; « renard-pipe »), pour leur capacité à se faufiler dans un tube de bambou étroit. Ces créatures étaient généralement utilisée en tant que familier par des familles pratiquant l’art de la divination, et permettait de s’approprier les pouvoirs d’un esprit-renard pour s’accorder chance et prospérité ou bien semer le malheur chez ses ennemis.
Culture ojibwée et inuite
[modifier | modifier le code]Les Ojibwés croyaient que la belette était capable de tuer le redoutable wendigo en s’introduisant dans son anus[51].
Dans la mythologie inuite, la belette est associée à une grande sagesse et un grand courage. Chaque fois qu’un héros Inuit mythologique souhaitait accomplir une tâche valeureuse, il se transformait généralement en cet animal[52].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Least weasel » (voir la liste des auteurs).
- ↑ ASM Mammal Diversity Database, consulté le 17 décembre 2025.
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Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Harris, Stephen ; Yalden, Derek, Mammals of the British Isles, Mammal Society, (ISBN 978-0-906282-65-6)
- (en) Kurtén, Björn, Pleistocene mammals of Europe, Weidenfeld and Nicolson,
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- (en) Macdonald, David, The Velvet Claw: A Natural History of the Carnivores, New York: Parkwest, (ISBN 0-563-20844-9, lire en ligne
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Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Belette (nom vernaculaire), non vernaculaire de l’espèce, pouvant se retrouver chez d’autres espèces du même genre ou de la même famille
- Hermine, espèces similaire à Mustela nivalis, pouvant changer d’apparence en été et en hiver
- Mustela, genre auquel appartient l’espèce
- Mustelidae, famille auquel appartient l’espèce
Références taxonomiques
[modifier | modifier le code]- (en) Mammal Species of the World (3e éd., 2005) : Mustela nivalis
- (en) Fauna Europaea : Mustela nivalis Linnaeus, 1766 (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Mustela nivalis Linnaeus, 1766
- (en) Animal Diversity Web : Mustela nivalis
- (en) NCBI : Mustela nivalis (taxons inclus)
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) Brainmuseum : Mustela nivalis
- (fr + en) CITES : espèce Mustela nivalis Linnaeus, 1766 (+ répartition) (sur le site de l’UNEP-WCMC)
- (en) GISD : espèce Mustela nivalis
- (fr) INPN : Mustela nivalis Linnaeus, 1766 (TAXREF)
- (en) UICN : espèce Mustela nivalis (consulté le )
Bibliographie annexe
[modifier | modifier le code]- Marie-Charlotte Saint Girons et François Montou, La Belette, Éveil éditeur, coll. « Approche », Saint-Yrieix-sur-Charente, 1998, 72 p. (ISBN 978-2-84000-016-7).
