Mrazig

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Les Mrazig, aussi orthographié Merazig ou Merazigues[1], sont une tribu présentée tantôt comme arabe[2] tantôt comme berbère arabisée, autrefois nomade, habitant la ville de Douz (Tunisie) et ses alentours[3].

Les Mrazig sont connus pour avoir pratiqué la transhumance dans le vaste Sahara.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon les Annales de géographie (1902), ils descendent d'un marabout tripolitain, Sidi Merzoug Ben Abdallah, dont la qoubba est vénérée à Douz[4]. André Louis, dans la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée (1972), leur donne une origine berbère et associe leur nom à celui des Arzugues (Merazigues)[3].

Des membres de la tribu, localisés au sud de Kébili lors de l'invasion hilalienne, se réfugient sur l'un ou l'autre escarpement de la région, comme El Golâa ; d'autres composent avec tel ou tel envahisseur, préférant continuer à mener avec eux la vie nomade[3].

Les Mrazig, les Grib, et les Adhara paient les redevances aux Touaregs pour bénéficier de leur protection dans le désert[3]. Ils ont en main le commerce caravanier du Sud algérien à Gabès et des liaisons commerciales avec les serfs berbères des Ouerghemma qui habitent dans des villages comme Chenini et Douiret[3].

Culture[modifier | modifier le code]

Le gouvernorat de Kébili célèbre le patrimoine culturel des Mrazig au travers du Festival international du Sahara qui a lieu chaque année à Douz.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Association française pour l'avancement des sciences, Histoire et description, Paris, Berger-Levrault, (lire en ligne), p. 460-462.
  2. « Mœurs arabes », L'Afrique du Nord illustrée, no 497,‎ , p. 10 (lire en ligne, consulté le 2 janvier 2021).
  3. a b c d et e André Louis, « Le monde "berbère" de l'extrême sud tunisien », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, vol. 11, no 1,‎ , p. 107–125 (DOI 10.3406/remmm.1972.1145, lire en ligne, consulté le 28 octobre 2020).
  4. M. Idoux, « Notes sur le Nefzaoua (Tunisie méridionale) », dans Paul Vidal de La Blache, Emmanuel de Margerie et Louis Raveneau, Annales de géographie, t. XI, Paris, Librairie Armand Colin, (lire en ligne), p. 443.