Moog

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Moog (homonymie).
Le Minimoog, synthétiseur fabriqué par la société Moog.

Moog Music Inc. est une société américaine spécialisée dans la fabrication d'effets et d'instruments de musique électroniques. Basée à Asheville en Caroline du Nord, la compagnie actuelle est la seconde qui porte le nom Moog.

Ayant quitté R.A Moog, Robert Moog fonde en 1978 la société Big Briar, tout d'abord pour fabriquer des theremines, puis des pédales d'effets appelées Moogerfoogers (en). Il poursuit également une carrière de conseiller et d'enseignant.

En 2002, Big Briar rachète les droits du nom « Moog Music » et commence l'étude et la réalisation d'un nouveau Minimoog, le Voyager, puis en 2004 une nouvelle série de Theremin. Un monophonique à deux oscillateurs, le Little Phatty, a été présenté au Musikmesse de Francfort en mars 2006.

Historique[modifier | modifier le code]

Un Micromoog.
Un thérémine Etherwave.

La société R.A Moog a été créé par Robert Moog en 1953 à Trumansburg, près de New York, fabriquant des Theremins en kit puis des modules de synthétiseurs à partir de 1964 avec l'aide de musiciens comme Herbert Deutsch (en) ou Wendy Carlos.

Endetté auprès de ses fournisseurs pour environ 250 000 dollars, Moog revend sa société à Bill Waytena, un repreneur professionnel. Après fusion avec Musonics (la société de Waytena) la compagnie déménage en 1971 à Williamsville près de Buffalo (New York) et le Minimoog présenté au NAMM de 1970, commence à être produit en série. Devenue Moog Music en 1972, la société commercialise plusieurs instruments prestigieux (voir la liste) et abandonne la fabrication de synthétiseurs modulaires.

En 1973, un petit monophonique à préréglages, le Satellite connaît un grand succès commercial, plus de 5 000 exemplaires vendus. Les droits de production sont cédés à un fabricant d'orgue, Thomas, qui intégrera le Satellite à ses propres instruments, augmentant ainsi le chiffre d'affaires généré. Waytena revend alors Moog Music Inc. à Norlin/CMI, un gros distributeur américain, en 1973.

Moog connaît vers 1975 des difficultés importantes. Le Polymoog, premier synthétiseur polyphonique programmable de la marque, a d'énormes problèmes de fiabilité, c'est un échec malgré une seconde version remaniée. La concurrence directe d'Alan R.Pearlman se fait de plus en plus rude et les difficultés financières s'accumulent. Robert Moog vend ses parts et quitte la société en 1977. Dave Luce le concepteur du Polymoog prend sa succession. Nouveau déménagement à Cheektowaga (en), toujours près de Buffalo. D'excellents synthétiseurs (le Source et le Memorymoog) et des effets sortent au début des années 1980 mais les managers décident de se tourner vers les télécommunications, la société est rebaptisée Moog Electronics. Les banques cesseront tout soutien financier en 1986, puis c'est la liquidation en 1993.

Le nom « Moog » sera réutilisé par plusieurs petites sociétés spécialisées britanniques (dont celle de Don Martin) ou américaines dans les années 1990, mais Robert Moog récupère ses droits en 2002

Les musiciens utilisateurs de Moog les plus réputés furent Wendy Carlos avec l'album Switched-On Bach (1968, plus gros succès de l'année), Isao Tomita pour le Japon ainsi que le Français Jean-Jacques Perrey, collaborateur de Gershon Kingsley, lequel composa Popcorn, sur le Moog modulaire IIIC en 1968 et connu en 1972 un vif succès grâce à l'arrangement de Stan Free du groupe Hot Butter. L'original figure sur l'album Music to Moog By. Wendy Carlos, avec la bande originale du film de Stanley Kubrick Orange mécanique (1971) remixe électroniquement certaines mesures de la 9e symphonie de Beethoven et du Guillaume Tell de Rossini. Le synthétiseur Moog est adopté par The Beatles, Kraftwerk, Jean Michel Jarre, Giorgio Moroder, Keith Emerson, Tangerine Dream, Klaus Schulz et devient l'instrument indispensable de la majorité de formations musicales de cette époque.

Dans les années 1980, les synthétiseurs numériques commencent à se diffuser auprès des musiciens, par exemple la gamme de la marque australienne Fairlight CMI.

Le Minimoog connaît un certain succès en 2002, à la suite d'une réactualisation numérique avec le Voyager, un modèle plus élaboré et hybride dans sa conception.

Robert A. Moog décède d'une tumeur cérébrale en juillet 2005, mais la société continue d'exister de nos jours.

Instruments[modifier | modifier le code]

Moog Modular 55
Pédale Taurus
Polymoog
  • Modular System Ic, IIc, IIIc, Ip, IIp, IIIp (1968)
  • Modular System 10 (1968)
  • Modular System 15, 35, 55 (1968)
  • Minimoog (1970)
  • Satellite (1973)
  • Sonic 6 (1974)
  • Micromoog (1975)
  • Pédales basse Moog Taurus (1975)
  • Polymoog (1975)
  • Multimoog (1978)
  • Liberation (1979)
  • Prodigy(1979)
  • Rogue (1980)
  • Opus 3 (1980)
  • Taurus II (1981)
  • The Source (1981)
  • Memorymoog (1982)
  • Memorymoog Plus (1983)
  • Minimoog Voyager (2005)
  • Little Phatty (2006)
  • Slim Phatty (2010)
  • Minimoog Voyager XL (2011)
  • Minitaur (2012)
  • Sub-Phatty (2013)
  • Sub 37 (2014)
  • Theremini (2014)
  • Mother32 (2016)
  • DFAM (Drummer From Another Mother) (2018)
  • Grandmother (2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]