Mondina

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Une mondina (au pluriel mondine), ou mondariso (du verbe italien mondare, nettoyer) est une ouvrière saisonnière des rizières des plaines padane et venete de la fin du XIXe et de la première moitié du XXe siècle.

Une mondina.


La monda[modifier | modifier le code]

Le travail de la monda (le désherbage), très répandu en Italie du nord entre la fin du XIXe et la première moitié du XXe siècle, consiste à retirer les mauvaises herbes qui poussent dans les rizières en gênant la croissance des jeunes plants de riz. Il se déroule durant la période d'inondation des champs, de la fin du mois d'avril au début du mois de juin, période lors de laquelle les pousses délicates sont protégées, durant les premières phases de leur développement, des écarts de température entre le jour et la nuit. Il comprend deux phases : le repiquage des plants et l'émondage des mauvaises herbes.

Il s'agit d'une tâche extrêmement fatigante, exécutée par des femmes des classes sociales les plus pauvres, venues d'Émilie-Romagne, de Vénétie, de Lombardie et du Piémont louer leur force de travail dans les rizières des provinces de Vercelli, Novara et Pavie. Les femmes sont dans l'eau jusqu'aux genoux, pieds nus et le dos plié durant des journées entières. Pour se protéger des insectes et du soleil, elles portent un foulard et un chapeau à large bord et des shorts ou de larges culottes pour ne pas mouiller leurs vêtements[1]

Revendications[modifier | modifier le code]

Monument à la mondina à Vercelli.

Les conditions de travail sont des plus mauvaises, les horaires chargés et les rémunérations des femmes nettement inférieures à celles des hommes. Le mécontentement augmente pour aboutir, dans les premières années du XXe siècle, à des mouvements de révolte et des émeutes. Les luttes contre les padroni sont contrées par la présence des clandestine, saisonnières encore plus pauvres et prêtes à tous les compromis pour obtenir du travail. Elles sont qualifiées de crumire (briseuses de grève) par leurs consœurs. La principale revendication, reflétée par la chanson Se otto ore son troppo poche, visant à limiter à huit heures la journée de travail finit par être satisfaite entre 1906 et 1909, quand toutes les communes du vercellese prennent en compte ces exigences.

Popularité[modifier | modifier le code]

Le travail de ces femmes a inspiré nombre de chants populaires comme Bella Ciao, repris notamment par Giovanna Marini sur les traces de Giovanna Daffini, d'œuvres littéraires ou cinématographiques, la plus représentative étant le film Riz amer, chef-d'œuvre, en 1949, du néoréalisme italien.

Rizières des mondine[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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