Michel Orcel

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Michel Orcel
Portrait de Michel Orcel

Portrait de Michel Orcel

Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à MarseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité(s) FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Institut d'études politiques de ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession(s) Écrivain et musicologue (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Michel Orcel, né en à Marseille, est un écrivain, éditeur et psychanalyste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études classiques (latin-grec) chez les jésuites de Marseille, il est diplômé de l’Institut d'études politiques de Paris (section Service Public), il renonce à la préparation à l'ENA et se dirige vers la Sorbone : titulaire d'une maîtrise de philosophie (direction Claude Tresmontant) et d'un D. E. A. d'islamologie (direction Roger Arnaldez), il soutient enfin une thèse de doctorat ès Lettres et Sciences humaines (études italiennes, direction Mario Fusco) et obtient en 1996 son Habilitation à diriger des recherches doctorales (Université de Tours) [1].

En même temps, il entame une carrière de journaliste littéraire et de critique musical (VOGUE, Avant-Sène Opéra, etc.).

Il a été chercheur à l’Institut universitaire européen de Florence en 1976-1977 (séminaires des prof. Charles Wilson et Alphonse Dupront) et pensionnaire à l’Académie de France à Rome[2]. Il a été maître de conférences à Rennes (1993-1997), où il a fondé une chaire d'histoire de l'opéra italien.

Après avoir animé pendant des années avec Alain de Gourcuff la revue et les éditions de L'Alphée [www.http://www.revues-litteraires.com/articles.php?lng=fr&pg=259], il a fondé en 2015, avec Noël Dominguez, les éditions ARCADES AMBO [www.http://www.arcadesambo.com/].

Psychanalyse[modifier | modifier le code]

Formé à Paris et successivement analysé par Jean-Pierre Maïdani Gérard (SPF), Manuel Garcia Barroso (SPP) et Kathleen Kelley-Lainé (SPP), il a exercé à Paris et à Marrakech. Il est membre praticien de la Société de psychanalyse freudienne (SPF).

Essais[modifier | modifier le code]

En 2011, il publie De la dignité de l'islam. Réfutation de quelques thèses de la nouvelle islamophobie chrétienne. Pascal Lemmel bien que regrettant que cet essai soit proche du « pamphlet » au ton polémique et qu'il manque parfois de nuances « notamment lorsque l’auteur quitte le registre de la critique argumentée pour s’attaquer aux personnes », salue néanmoins un livre utile qui présente une lecture nuancée du Coran[3].

Littérature[modifier | modifier le code]

Auteur de fictions (poésies, romans), d'essais, de travaux encyclopédiques, de traductions, il a obtenu les prix « Diego Valeri » (Italie), « Nelly Sachs », et « Jules Janin » de l’Académie française[4], ainsi que le prix « Ortensia » de la S.I.D.E.F (Società Italiana dei Francesisti). Michel Orcel vient de publier un "livre-musée" : Le Val de Sigale. Pays d'Esteron et de Chanan à travers six siècles d'histoire (ARCADES AMBO). A la rentrée 2016 paraîtront cher Pierre Guillaume de Roux éd. La Destruction de Nice, ainsi qu'un cahier de traductions de diverses langues Ô nuit pour moi si claire à la Dogana (Genève).

Autres[modifier | modifier le code]

Michel Orcel est membre du comité scientifique de la "Rivista Internazionale di Studi Leopardiani" (RISL), membre de l'"Association des Traducteurs Littéraires de France" (ATLF) et fondateur de la revue Recherches romanes et comparées en 1997. Il a été promu en 2009 commandeur dans l'Ordre de l'Étoile d'Italie[5].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Poésie, essais, romans[modifier | modifier le code]

  • Le Théâtre des nues, L'Alphée, Paris, 1981
  • Les Liens, L'Alphée, Paris, 1982
  • Élégie, suivi de Parva domus, La Dogana, Genève, 1984
  • Destin, Le temps qu’il fait, Cognac, 1987
  • Langue mortelle, préf. de J. Starobinski, L’Alphée, Paris, 1987
  • Odor di femina, Le temps qu'il fait, Cognac, 1989
  • N. N. ou L’amour caché, Grasset, Paris, 1989
  • La Lunette de Stendhal, Grasset, Paris, 1991
  • Trois guerriers plus un, Le temps qu’il fait, Cognac, 1993
  • Le Sentiment du fer, Grasset, Paris, 1994
  • Histoire d'une ascension, Le temps qu'il fait, Cognac, 1996
  • Italie obscure, Libr. Belin, Paris, 2001
  • Verdi. La vie, le mélodrame, Grasset, 2001
  • Les Larmes du traducteur, Grasset, Paris, 2002
  • Voyage dans l’Orient prochain, La Bibliothèque, Paris, 2004
  • Rêveries d'un corps dans les Alpes : Senancour, in "PO&SIE" n° 116, Belin, Paris, 2006
  • Napoléon Promenade, Ed. du Rocher, Paris, mai 2007
  • Le Livre des devises, Le Seuil, Paris, 2009
  • De la dignité de l'islam. Réfutation de quelques thèses de la nouvelle islamophobie chrétienne, Bayard, Paris, 2011; réédition ARCADES AMBO, Paris-Nice, 2015
  • L'invention de l'islam. Enquête historique sur les origines, Perrin, Paris, 2012
  • Jardin funeste, ARCADES AMBO, Paris-Nice, 2015.
  • Le Val de Sigale. Pays d'Esteron et de Chanan à travers six siècles d'histoire, ARCADES AMBO éd., Paris-Nice, 2015.

Principales traductions[modifier | modifier le code]

  • Dix Petites Pièces philosophiques de Leopardi, Le Temps qu'il fait, Cognac,1985 (2e éd. 1991; 3e éd. 2009).
  • Poèmes et fragments de Leopardi, La Dogana, Genève, 1987
  • Poésies de Michel-Ange, Imprimerie Nationale, Paris, 1993
  • Trois Livrets pour Mozart de Da Ponte, préf. de J. Starobinski, Flammarion GF, Paris, 1994
  • Chants / Canti de Leopardi, Flammarion, Paris, 1995 (rééd. GF, 2005)
  • Roland furieux de l'Arioste, Le Seuil, Paris, 2000
  • Jérusalem libérée du Tasse, Gallimard Folio, Paris, 2002
  • Rimes et plaintes du Tasse, Fayard, Paris, 2002
  • Les Confessions d'un Italien d'I. Nievo, Fayard, Paris, 2006
  • Sourates et fragments du Coran,La Bibliothèque, Paris, 2009
  • Le Messager du Tasse, Verdier, Paris, 2012
  • La Beffa di Buccari (Un pied de nez aux Autrichiens) de Gabriele d'Annunzio, La Bibliothèque, Paris, 2014
  • Copernic (dialogue) de Leopardi, ARCADES AMBO, Paris, 2015

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Auteur : Michel ORCEL », sur editions-perrin.fr (consulté le 2 février 2015).
  2. « Pensionnaires depuis 1666 », sur villamedici.it (consulté le 2 février 2015)
  3. De la dignité de l'islam. Réfutation de quelques thèses de la nouvelle islamophobie chrétienne., Pascal Lemmel, lescahiersdelislam.fr, 29 décembre 2012
  4. « Michel Orcel », sur academie-francaise.fr (consulté le 28 janvier 2015)
  5. « Orcel Prof. Michel », sur quirinale.it (consulté le 2 février 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • « Michel Orcel » in Dictionnaire de poésie de Baudelaire à nos jours, PUF, Paris, 2001
  • J.-P. Richard, Terrains de lecture, Gallimard, Paris, 1996
  • J. Schwarz, Le Passage ou l'itinéraire d'un passeur en métamorphose dans "Les Larmes du traducteur" de Michel Orcel et "La Route de San Giovanni" d'Italo Calvino, mémoire de maîtrise, Paris III, juin 2003.
  • B. Simeone, Le Phénix de la consolation, in La Quinzaine littéraire, n° 651, 16-31 juillet 1994
  • B. Simeone, Une splendide errance, in La Quinzaine littéraire, n° 769, 16-30 novembre 2000
  • B. Simeone, Verdi pessimiste et secret, in Tageblatt-Bücher/Livres, Luxembourg, 16 février 2001

Liens externes[modifier | modifier le code]