Martha Rosler

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Martha Rosler
Semiotics-detail.jpg
Naissance
Nationalité
Américaine
Activité
Formation
Mouvement
Distinction
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Martha Rosler est une artiste américaine. Elle crée des vidéos, des photo-montages, des installations, des performances et écrit sur l'art et la culture[1]. Son travail est centré sur le quotidien et la sphère publique afin d'éclairer, selon ses mots, « les questions souterraines, comme la façon dont nous vivons nos vies, ou la manière qu’ont les États-Unis de gérer les affaires en notre nom »[2].

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Née à Brooklyn, Rosler a étudié en Californie, de 1968 à 1980, d'abord à north San Diego county puis à San Francisco. Elle a aussi vécu et étudié au Canada. Elle est diplômée du Brooklyn College (1965) et de l'University of California de San Diego (1974), "lieu de contestation et de débats philosophiques ou esthétiques, où elle fréquente des artistes tels qu’Allan Kaprow ou Miriam Shapiro, et des philosophes, comme Jean-François Lyotard, qui marqueront durablement sa pensée"[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]

Ses œuvres les plus connues sont les vidéos pionnières Semiotics of the Kitchen[4] (1974/75), Vital Statistics of a Citizen, Simply Obtained[5] (1977), Losing: A Conversation with the Parents (1977), et, avec Paper Tiger Television, Martha Rosler Reads Vogue[6] (1982) and Born to Be Sold: Martha Rosler Reads the Strange Case of Baby S/M (1988).

Son travail porte sur la sphère publique et explore les problématiques liées à la vie quotidienne, aux médias, à l'architecture et à l'environnement construit, et en particulier sur la manière dont ils affectent les femmes. Au travers de ses œuvres, Rosler manipule des récits performés et des images des mass médias pour perturber les attentes des spectateurs. Rosler déclare : "La vidéo en elle-même "n'est pas innocente" : oui la vidéo me permet de construire, en utilisant une variété de formes narratives fictionnelles, "des leurres" engagés dans une dialectique avec la télévision commerciale." [7]

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

Le photomontage The Bowery in two inadequate descriptive systems[8] (1974/75) est considéré comme une œuvre séminale de la photographie conceptuelle et postmoderne.

Ses photomontages Body Beautiful, or Beauty Knows No Pain (c. 1965–72) portent sur la représentation photographique de la femme et de la domesticité et House Beautiful: Bringing the War Home traite de l'imagerie de la guerre du Viêt Nam (c. 1967–72 ; repris à propos de la guerre en Irak et en Afghanistan en 2004 et 2008).

Expositions[modifier | modifier le code]

Rosler a eu de nombreuses expositions personnelles. La rétrospective de son travail “Positions in the Life World” (1998–2000) a été montré dans 5 villes européennes (Birmingham, Angleterre ; Vienne ; Lyon/Villeurbanne ; Barcelone ; et Rotterdam) et à l'International Center of Photography[9] et au New Museum of Contemporary Art à New York. Une rétrospective de son travail a également eu lieu à la Galleria Civica d’Arte Moderna e Contemporanea (GAM), à Turin[10]. En 2006, son travail a fait l'objet d'expositions personnelles à l'Université de Rennes[11] et en 2007 au Worcester Museum of Art. Son travail a été montré à la Biennale de Venise en 2003 ; à la biennale de Liverpool et à la biennale de Taipei en 2004, et à la biennale de Singapore en 2011 ; ainsi que lors d'expositions internationales telles que les documenta de Kassel de 1982 et 2007 et Skulptur Projekte Münster 2007, et plusieurs Biennales de Whitney.

En 1989, à la place d'une exposition personnelle à la Dia Art Foundation à New York, Rosler a organisé le projet "If You Lived Here...", dans lequel 50 artistes, producteurs de films et de vidéo, photographes, architectes, sans domicile fixes, squatteurs, groupes d'activistes et écoliers, abordaient les sujets de l'architecture, des situations de vie contestées et les visions utopiques. En 2009, une exposition d'archives basée sur le projet "If You Lived Here Still,"[12] a ouvert à la galerie e-flux à New York et a voyagé en 2010 à Casco Office for Art Design and Theory, à Utrecht, aux Pays-Bas et à La Virreina Centre de la Imatge à Barcelone. À la suite de ses expositions et des problématiques qu'elles ont soulevé, Rosler et l'urbaniste Miguel Robles-Durán ont travaillé sur un projet d'installation urbaine à Hamburg, Allemagne, intitulé We Promise![13](2015), qui traite des promesses conflictuelles des projets de régénérations urbaines en Europe.

Lors de l'exposition Utopia Station à la Biennale de Venise de 2003, elle a travaillé avec près de 30 de ses étudiants de Stockholm et Copenhagen, ainsi qu'avec le groupe Internet 'the Fleas', pour produire des bannières et un petit pavillon explorant les projets et communautés utopiques et leurs ramifications sociales et politiques[14].

Son exposition personnelle “Meta-Monumental Garage Sale" s'est déroulé au Museum of Modern Art (MoMA) à New York en novembre 2012, revisitant une série d'expositions tenues entre 1973 et 1977 centrées sur les ventes de garage américaines[15]. Sa fascination pour les ventes de garage, ces étranges événements communautaires, l'a conduite à commencer à collectionner ses propres objets et à faire ses propres événements de ventes de garage. Le “Meta-Monumental Garage Sale” de 2008 a présenté 14000 objets, issus de sa propre collection, et des objets donnés par les employés du musée et par le public[16].

Elle a reconduit ce type d'événement, dont le Fair Trade Garage Sale au musée des cultures de Bâle, en lien avec le foire d'Art Basel en 2010, puis au MoMA en 2012.

E-flux a sponsorisé "The Martha Rosler Library," dans laquelle, à compter de novembre 2005, plus de 7 500 volumes issues de sa collection privée ont été mis à la disposition du public[17] dans des institutions artistiques, des écoles et des bibliothèques[18]. La collection a débuté à la galerie new-yorkaise d'E-flux avant de voyager au Frankfurter Kunstverein en Allemagne ; au MuHKA (Museum of Contemporary Art) à Anvers en conjonction avec l'artist-run space NIC ; à la United Nations Plaza School à Berlin ; à l'Institut National d'Histoire de l'Art de Paris ; à Stills à Édimbourg ; à John Moore's Art School à Liverpool ; et à la galerie de l'University of Massachusetts, Amherst. Dans la "Martha Rosler Library", les visiteurs peuvent s'asseoir et lire ou faire des photocopies gratuitement. D'autres projets, comme des groupes de lecture et des lectures publiques, ont été organisés en conjonction avec le projet.

Pédagogie et enseignement[modifier | modifier le code]

Son travail et ses écrits ont eu une grande influence. Elle a enseigné la photographie, ainsi que l'histoire de la photographie et de la vidéo et les critical studies à la Rutgers University, où elle a été professeur pendant trente ans, et à la Städelschule à Francfort en Allemagne.

Elle est conseillère auprès des départements de l'éducation au Whitney Museum of American Art, au Museum of Modern Art et au Center fo Urban Pedagogy à New York. Elle est membre de l'Advisory Board au Center for Urban Pedagogy et membre du Board de Vera List Center for Art and Politics à la New School de New York. Elle a été membre du Board du Temple Hoyne Buell Center pour l'étude de l'architecture américaine à Columbia University à New York, ainsi que des Boards of directors de l'Association for Independant Video and Film et de la Media Alliance. Elle intervient régulièrement au Whitney Independant Study Program de New York.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Le fils de Rosler est un auteur de bandes dessinées Josh Neufeld[19], ils ont collaboré sur de nombreux projets.

Vidéographie[modifier | modifier le code]

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Bibliographie (sélection)[modifier | modifier le code]

  • "Martha Rosler: 3 Works" (Press of the Nova Scotia college of Art and Design), 3 Works (1981; republished Press of the Nova Scotia College of Art and Design, 2006) (ISBN 0-919616-46-1)
  • "In, around, and afterthoughts (on documentary photography)" (1981)
  • If You Lived Here: The City in Art, Theory, and Social Activism (Free Press, 1991)
  • Rights of Passage (NYFA, 1995)
  • In the Place of the Public: Airport Series (Cantz, 1997)
  • Martha Rosler: Positions in the Life World (MIT Press, 1999)
  • Decoys and Disruptions: Selected Essays 1975-2001 (MIT Press, 2004)
  • Passionate Signals (Cantz, 2005)
  • Imágenes Públicas (Editorial Gustavo Gili, 2007)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Writings », sur martharosler.net (consulté le 5 mars 2016)
  2. Chantal Béret, « Martha Rosler : Dictionnaire universel des créatrices, Paris, Editions des femmes, 2013 », sur Archives of Women Artists, Research and Exhibitions (consulté le 5 mars 2016)
  3. Chantal Béret, « Martha Rosler : Dictionnaire universel des créatrices, Paris, Editions des femmes, 2013 », sur Archives of Women Artists, Research and Exhibitions
  4. « Martha Rosler / Semiotics of the Kitchen », sur www.newmedia-art.org (consulté le 5 mars 2016)
  5. (en) « Vital Statistics of A Citizen- Simply Obtained by Martha Rosler 1977 », sur youtube
  6. (en) « Rosler Martha Martha Rosler Reads Vogue 1982 », sur youtube
  7. "Video itself 'isn't innocent' : Yes video lets me construct, using a variety of fictional narrative forms, 'decoys' engaged in a dialectic with commercial TV."(en) Lori Zippay, Artists' Videos An International Guide, New York, Electronic Art Intermix, , 167 p.
  8. « The Bowery in Two Inadequate Descriptive Systems | Museum as Hub », sur www.museumashub.org (consulté le 5 mars 2016)
  9. « Martha Rosler: Positions in the Life World », sur International Center of Photography (consulté le 5 mars 2016)
  10. Galleria d'Arte Moderna, « Galleria d'Arte Moderna - Martha Rosler. AS IF », sur www.gamtorino.it (consulté le 5 mars 2016)
  11. exporevue.com by artcomputingvision.com, « Martha Rosler, l'art comme pratique sociale, exporevue, magazine, art vivant et actualité », sur www.exporevue.com (consulté le 5 mars 2016)
  12. (en) Nina Möntmann, « (Under)Privileged Spaces: On Martha Rosler’s “If You Lived Here…” », sur e-flux.com,‎
  13. We Promise!
  14. Nochlin, Linda. “Less Than More,” Artforum, Vol. 62, No.1 (September 2003), p. 178 ff.
  15. « Meta-Monumental Garage Sale | MoMA », sur The Museum of Modern Art (consulté le 5 mars 2016)
  16. (en) Randy Kennedy, « No Picassos, but Plenty of Off-the-Wall Bargains », New York Times,‎ (lire en ligne)
  17. Filipovic, Elena. “If You Read Here... Martha Rosler’s Library,” Afterall no 15 (été 2007).
  18. (en) Media Farzin, « Still Here: An Interview With Martha Rosler and Anton Vidokle », Art in America,‎ (lire en ligne)
  19. (en) Scarlet Cheng, « Art is the message on these billboards », Los Angeles Times,‎ feb 20, 2010 (lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

  • Richard Meyer, "Feminism Uncovered: On the Wack! Catalogue", Artforum, été 2007, p. 211–212, 548.
  • Heather Diack, "Too Close to Home: Rethinking Representation in Martha Rosler’s Photomontages of War", Prefix Photo (Toronto), Vol. 7, n° 2 (Nov. 2006), p. 56–69.
  • Jean-Marc Huitorel, "Martha Rosler, Sur/Sous le Pavé", ArtPress, juillet-août 2006.
  • Beatrice von Bismarck, "Freedom I Have None: Martha Rosler in der Galerie Christian Nagel, Berlin", Texte zur Kunst, #62, juin 2006.
  • Raimar Stange, "Martha Rosler: Von der notwendigke it (zitierne) der Kunst/ The Need and Necessity for Quotes and Quoting in Art" Spike, été 2005.
  • Holland Cotter, "If It's Too Bad to Be True, It Could Be Disinformation", New York Times, Art in Review section, 11 novembre 2005.
  • Frances Richard, "Martha Rosler", Artforum, février 2005, p. 173
  • Jens Hoffmann, "The Familiar Is Not Necessarily the Known", NU: The Nordic Art Review (Stockholm), Vol. III, n° 2, 2001, p. 58–63
  • Martina Pachmanová, "Umeni bourat myty ve svete kolem nás i v nás", Aspekt (Bratislava), 12/2000-1/2001, p. 130–136
  • Martina Pachmanova, "Interview with Martha Rosler: Subverting the Myths of Everyday Life", n.paradoxa: international feminist art journal (London), n°19 en ligne, mai 2006, p. 98–109
  • Mary Paterson, "Martha Rosler: art activist: Mary Paterson interviews Martha Rosler", n.paradoxa: international feminist art journal (London), vol. 23 print, p. 87–91

Liens externes[modifier | modifier le code]