Marie-Thérèse de Bourbon-Parme

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Marie-Thérèse de Bourbon-Parme
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Marie-Thérèse de Bourbon-Parme en 1964.
Biographie
Dynastie Maison de Bourbon-Parme
Surnom La princesse rouge
Naissance
Paris 16e (France)
Décès (à 86 ans)
Paris 14e (France)
Père François-Xavier de Bourbon-Parme
Mère Madeleine de Bourbon Busset
Conjoint Aucun
Enfants Aucun
Religion Catholicisme romain

Marie-Thérèse de Bourbon-Parme, née le à Paris et morte le dans la même ville[1], est une princesse française de la maison de Bourbon.

Famille[modifier | modifier le code]

Descendante directe de Louis XIV, Marie-Thérèse de Bourbon-Parme est la fille de François-Xavier de Bourbon-Parme, prétendant au trône d'Espagne, et de Madeleine de Bourbon Busset, duchesse de Parme. Elle est, en outre, la filleule de sa tante paternelle, Zita de Bourbon-Parme, dernière impératrice d'Autriche[2].

Elle a trois sœurs et deux frères :

« Par goût de l'indépendance », elle ne s'est jamais mariée[2].

Ascendance[modifier | modifier le code]

Ascendance agnatique directe de Marie-Thérèse de Bourbon-Parme :

Biographie[modifier | modifier le code]

La princesse Marie-Thérèse grandit au château de Bostz, dans le village de Besson, dans le Bourbonnais[3]. Elle fréquente le collège du Sacré-Cœur à Tours. Elle sera ensuite titulaire d'un doctorat en sciences ibériques de la Sorbonne et d'un autre en sociologie politique de l'université Complutense de Madrid, où elle a enseigné le droit constitutionnel.

Elle milite au sein du parti carliste, des royalistes légitimistes de gauche, interdits en Espagne jusqu'à la mort de Franco. Son ancrage politique monarchiste, chrétien de gauche, pro-palestinien et socialiste autogestionnaire a intrigué de nombreuses personnalités, la menant à faire la rencontre d'André Malraux, de François Mitterrand, de Yasser Arafat ou encore de Hugo Chavez, et lui valant le surnom de « princesse rouge »[2].

Elle meurt le du Covid-19[4] à l'âge de 86 ans. Elle est présentée comme la première personnalité membre d'une « famille royale » à être victime de cette pandémie[5],[6].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • (es) Marie-Thérèse de Bourbon-Parme (préf. Jose Luis Aranguren), El momento actual español, cargado de utopía, Cuadernos Para El Dialogo, (ISBN 978-84-229-0216-4)
  • (es) Marie-Thérèse de Bourbon-Parme, La clarificación ideológica del partido Carlista, Easa, (ISBN 978-84-85596-02-7)
  • (es) Marie-Thérèse de Bourbon-Parme, Cambios en México, Tecnos,
  • (es) Marie-Thérèse de Bourbon-Parme, Magreb : Nuestro poniente proximo, Ediciones Libertarias, (ISBN 978-84-7683-330-8)
  • (es) Marie-Thérèse de Bourbon-Parme, José Carlos Clemente et Joaquín Cubero Sánchez (préf. Don Carlos Hugo de Borbón Parma), Don Javier : una vida al servicio de la libertad, Barcelone, Plaza & Janés, coll. « Así Fue : la historia rescatada », (ISBN 978-84-01-53018-0)
  • (es) Marie-Thérèse de Bourbon-Parme, Desde Tánger : la transición que viene, Huerga y Fierro Editores, , 156 p. (ISBN 978-84-8374-077-4, lire en ligne)
  • (es) Marie-Thérèse de Bourbon-Parme, Así fueron, así son, Planeta, , 239 p. (ISBN 978-84-08-08896-7)
  • (fr) Marie-Thérèse de Bourbon-Parme, Les Bourbon Parme, une famille engagée dans l’histoire, aux Editions Michel de Maule, 2009 (ISBN 978-2-87623-555-7)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Bonnet, « La "princesse rouge" Maria Teresa de Bourbon-Parme décédée du coronavirus », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  2. a b et c Édouard Launet, « Maria-Teresa de Bourbon Parme. Princesse rouge », Libération,‎ (lire en ligne)
  3. Antoine Delacou, « Elle avait passé son enfance au château de Bostz à Besson (Allier) : la princesse Maria Teresa de Bourbon-Parme s'est éteinte », La Montagne,‎ (lire en ligne, consulté le 28 mars 2020).
  4. L.F., « Royals : une première princesse morte de la COVID-19 », sur www.lematin.ch (consulté le 28 mars 2020)
  5. Pascale Robert-Diard, « « Vendredi, maman est morte » : le carnet de deuil des victimes du coronavirus », sur Le Monde.fr, Le Monde,
  6. « Une princesse espagnole est la première victime royale du Covid-19 », sur Soirmag, Le Soir,

Bibliographie[modifier | modifier le code]