François-Xavier de Bourbon-Parme

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Xavier de Bourbon
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François-Xavier de Bourbon-Parme en 1960.

Titres

Prétendant aux trônes
de Parme et de Plaisance


(4 mois et 24 jours)

Nom revendiqué « Xavier Ier »
Prédécesseur Robert-Hugues (it), « duc de Parme et de Plaisance »
Successeur Charles-Hugues de Bourbon, « duc de Parme et de Plaisance »

Prétendant au trône d’Espagne


(38 ans 6 mois et 10 jours)

Nom revendiqué « Xavier Ier »
Prédécesseur Alphonse-Charles de Bourbon, « duc de San Jaime »
Successeur Charles-Hugues de Bourbon
Biographie
Titulature « Duc de Parme et de Plaisance »
« Comte de Molina »
Dynastie Maison de Bourbon-Parme
Nom de naissance Francesco Saverio Carlo Maria di Borbone
Naissance
Camaiore (Italie)
Décès (à 87 ans)
Zizers (Suisse)
Sépulture Abbaye Saint-Pierre de Solesmes
Père Robert Ier de Parme
Mère Marie-Antoinette de Bragance
Conjoint Madeleine de Bourbon
Enfants Marie-Françoise de Bourbon
Charles-Hugues de Bourbon
Marie-Thérèse de Bourbon
Cécile de Bourbon
Marie des Neiges de Bourbon
Sixte-Henri de Bourbon
Religion Catholicisme romain
Description de cette image, également commentée ci-après

Prétendants carlistes au trône d’Espagne
Prétendants aux trônes de Parme et de Plaisance

François Xavier Charles Marie de Bourbon, « duc de Parme », est né le à la Villa Borbone delle Pianore à Camaiore (Italie) et mort le à Zizers (Suisse).

Membre de la famille ducale de Parme, il fut prétendant carliste au trône d'Espagne sous le nom de « Xavier Ier ».

Famille[modifier | modifier le code]

Le prince François-Xavier est le fils du duc Robert Ier de Parme (1848-1907) et de sa deuxième épouse l'infante Antonia de Portugal (1862-1959), elle-même fille du roi Michel Ier de Portugal (1802-1866).

Il est donc le frère de l'impératrice Zita d'Autriche et du grand-duc consort Félix de Luxembourg ainsi que le demi-frère de la princesse Marie-Louise de Bulgarie.

Le , il épouse à Lignières, en France, Madeleine de Bourbon Busset (1898-1984).

De cette union naissent :

  • Françoise Marie de Bourbon-Parme (1928), qui épouse en 1959 le prince Edouard de Lobkowicz (1926-2010) ;
  • Charles-Hugues de Bourbon-Parme, (1930-2010) « duc de Parme » et « comte de Montemolín » qui épouse la princesse Irène des Pays-Bas ;
  • Marie-Thérèse de Bourbon-Parme (1933), que son père créée, dans le cadre des prétentions carlistes « comtesse de Poblet », naturalisée espagnole par décret royal du 8 mai 1981[1] ;
  • Cécile Marie de Bourbon-Parme (1935) ;
  • Marie des Neiges de Bourbon-Parme (1937) ;
  • Sixte-Henri de Bourbon-Parme (1940), « duc d'Aranjuez ».

Il est le parrain de Jérome Napoléon-Bonaparte, de Carlos de Bourbon de Parme et de Marie-Madeleine d'Alençon[réf. nécessaire].

Biographie[modifier | modifier le code]

Malgré ses liens avec la cour de Vienne, il choisit de s'engager dans l'armée belge durant la Première Guerre mondiale.

En 1917, avec son frère Sixte, il sert de lien entre les gouvernements alliés et son beau-frère l'empereur Charles Ier d'Autriche qui cherche alors à conclure la paix.

En 1925, avec son frère Sixte, il attaque leur demi-frère, le prince Élie devant la justice française : un accord établi en 1910 entre tous les enfants du duc Robert Ier donnait, à la mort de celui-ci, au prince Élie, la responsabilité de la Maison de Parme puisque ses aînés étaient atteints d'un handicap mental, et la moitié des biens de leur père. À la fin de la guerre, Élie, s'étant engagé avec ses plus jeunes demi-frères dans l'armée austro-hongroise, se trouvait du côté des vaincus quand Sixte et François-Xavier, officiers belges, faisaient partie des vainqueurs. Sixte et François-Xavier voulurent remettre en cause l'accord de 1910; Les biens des Parme furent d'abord mis sous séquestre avant d'être rendus en 1928 à Élie qui obtint gain de cause. Seul, le château de Chambord fut conservé par l'État français[réf. nécessaire].

En 1936, à la mort du prétendant carliste Jacques de Bourbon, il devient régent de la communion traditionaliste.

Il est arrêté en France pendant la Seconde Guerre mondiale et déporté pour faits de résistance, d'abord au camp de concentration de Struthof, puis à celui de Dachau. Par la suite, il devint Lieutenant de France de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Sa sépulture se trouve dans le cimetière des moines de l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes.

Titulature[modifier | modifier le code]

Titulature dans la Maison de Bourbon-Parme[modifier | modifier le code]

  • 25 mai 1889 - 15 novembre 1974 : « Son Altesse royale le prince Xavier de Bourbon-Parme »
  • 15 novembre 1974 - 8 avril 1975 : « Son Altesse royale le duc de Parme et de Plaisance »
  • 8 avril 1975 - 7 mai 1977 : « Son Altesse royale le prince Xavier de Bourbon-Parme »

Titulature carliste[modifier | modifier le code]

  • 23 janvier 1936 - 30 mai 1952 : « Son Altesse royale le prince Xavier de Bourbon-Parme, régent d'Espagne »

Alphonse-Charles de Bourbon, « duc de San Jaime », dernier prétendant carliste historique, désigne comme son « héritier » et comme « régent » du mouvement, le prince Xavier de Bourbon-Parme [2]. Le « duc de San Jaime » le nomme également commandant-en-chef des armées carlistes.

  • 30 mai 1952 - août 1964 : « Son Altesse royale le prince Xavier de Bourbon-Parme »

Le prince Xavier de Bourbon-Parme se proclame « roi d'Espagne » du mouvement carliste sous le nom de « Xavier Ier » (ou en espagnol « Javier Ier »). Il accorde à cette même date le titre d'« infant d'Espagne » à tous ses enfants[3].

  • Août 1964 - 8 avril 1975 : « Son Altesse royale le prince Xavier de Bourbon-Parme, comte de Molina »

Dans le cadre de ses prétentions aux trônes d'Espagne et de Parme, le prince Xavier relève le titre qui fut porté par le premier prétendant carliste historique : Charles de Bourbon (1788-1855). Le prince Xavier « abdique » en faveur de son fils Charles-Hugues le 8 avril 1975[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les accords secrets franco-anglais de décembre 1940. Paris: Plon, 1949.
  • Les chevaliers du Saint-Sépulcre. Paris: A. Fayard, 1957.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Boletín Oficial del Estado », sur http://www.boe.es,‎ (consulté le 8 septembre 2016)
  2. Coutant de Saisseval, Guy, La Légitimité Monarchique (ISBN 978-2-86496-018-8), pp. 140–145, 177, 185, 197–199
  3. a et b (en) « Généalogie de la Maison de Bourbon-Parme », sur http://genealogy.euweb.cz/,‎ (consulté le 8 septembre 2016)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]