Marie-Étienne Peltier

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Marie-Étienne Peltier
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Marie-Étienne Peltier[Notes 1], né le à Gonnord[1] et mort le [2] à Foulpointe (Madagascar), est un marin et corsaire français. Capitaine au long cours, il a participé au dernier voyage des Acadiens vers la Nouvelle-Orléans. Devenu corsaire, il a été involontairement une des causes de la Quasi-guerre entre la France et les États-Unis en Guyane. Après 29 prises, il a fini sa vie dans l'océan Indien comme traitant.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils de Jean Peltier Dudoyer, armateur nantais, partenaire de Beaumarchais en affaires, Marie-Étienne Peltier fait ses études chez les Oratoriens.

1778. Il a 16 ans quand le son père l'envoie comme passager à Saint-Domingue. La France ayant reconnu l'Indépendance des États-Unis, à son retour sur le Judicieux, le , ils sont capturés par les Anglais au large de Belle-Ile.

Marin de Commerce[modifier | modifier le code]

1779. Libéré rapidement, il rejoint à Rochefort Jean-Joseph Carrier de Montieu[Notes 2] pour préparer le départ de nouveaux navires pour La Martinique puis New York, sous la protection de l'escadre d'Estaing. Le , il s'embarque comme pilotin sur un de ces navires : la Thérèse.

1780. M-É. Peltier embarque à Bordeaux, comme enseigne, sur le Comte de Crenay, pour Saint-Domingue.

1781. Il embarque sur la Jeune Héloïse, armé par son père pour transporter la Légion du Luxembourg, à la demande de la VOC, afin de soutenir les Hollandais au Cap de Bonne-Espérance. L'Appolon sous les ordres de Nicolas Baudin fait partie du voyage. Mais à Brest, le Comte d'Hector ayant décidé de confier le commandement de l'Appolon à un officier d'expérience, les deux hommes abandonnent le voyage.

1782. Marie-Étienne est second capitaine, mais c'est comme premier lieutenant qu'il embarque à Bordeaux sur la flûte du Roi la Ménagère[3], prêtée à Beaumarchais en compensation des dégâts du Fier Rodrigue. La flûte est commandée par Jérôme de Foligné qui a la responsabilité de deux autres navires l'Alexandre et l'Aimable Eugénie, commandé par Nicolas Baudin. À la sortie de la Gironde, ils sont attaqués par le Mediator[4]. Après 4 heures de combat la Ménagère et l'Alexandre sont capturés par les Anglais. Acheminés vers Plymouth, les équipages sont emprisonnés à Tavistock.

1783. Foligné et Marie-Étienne sont libérés en février, avant la signature du traité de paix reconnaissant l'indépendance américaine. Le , Marie-Étienne embarque, comme second capitaine, pour Saint-Domingue sur le Saint-Remy. Voyage de 7 mois sans histoire.

Séjour en Louisiane[modifier | modifier le code]

Jean-Gabriel Peltier, journaliste, 1760-1825

1785. Il est second capitaine sur le Bon Papa[5], armé par son père. Sept navires, allant à Saint-Marc (Saint-Domingue) en passant par la Louisiane vont y emmener des Acadiens à la demande du roi Charles III d'Espagne. Commandé par Gabriel Benoist, le Bon Papa est le premier bateau à quitter Paimboeuf, le , il arrive à la Nouvelle-Orléans le . Les navires, dont le Saint-Remy armé également par Jean Peltier Dudoyer ont transporté environ 1 600 passagers. Marie-Étienne a les pouvoirs de son père pour vendre le Bon Papa et ramener les piastres afin de financer la banque que celui-ci vient de créer à Paris pour son fils aîné, Jean-Gabriel.

La vente s'effectue le en l'étude de Me Perdomo[6]. Dix jours plus tard, au lieu de rentrer en France sur le Saint Rémy, Marie-Étienne achète à Joseph Xavier Delfau de Pontalba une maison, puis des esclaves. Fin septembre, il revend tout et disparaît pour neuf ans[7].

Corsaire[modifier | modifier le code]

Charleston (USA). C'est en 1794 que l'on trouve le nom de M-É. Peltier, capitaine de l'Égalité, un navire corsaire, basé à Charleston, avec une lettre de marque du général Lavaux en fonction à Saint-Domingue. Il capture 19 prises dont l'Everton, mais cette prise est contestée[8], heureusement il a un contrat avec l'armateur Abraham Sasportas.

City Gazettte, 26 février 1794

Charleston était resté favorable aux Français et de nombreux corsaires y résidaient. Mais en 1795 les excès révolutionnaires de Mangourit et la volonté des Américains de rester neutres dans le conflit Franco-Anglais rendent la vente des prises impossibles, Marie-Étienne décide alors de rejoindre Saint-Domingue.



  • Saint-Domingue, une nouvelle fois prisonnier. Le il est capturé par les Anglais aux Antilles, il est alors second capitaine sur corsaire le Lacédémonien, armé aux Cayes Saint-Louis. Il est détenu pendant environ 3 mois[9] et réside à Londres, chose exceptionnelle, sans doute due à son frère Jean-Gabriel Peltier, employé alors au Foreign office. Marie-Étienne quitte l'Angleterre par Douvres le [Notes 3].
  • Calais. Louis Michaud, qui deviendra plus tard maire de Calais, chez qui il réside à son retour en France, propose à M-É. Peltier le commandement d'un corsaire l'Aventure[10]. Navire appartenant à Alexis Dauchy. Dix-huit jours après leur départ ils sont capturés[11] au large de Cherbourg le par les Anglais et conduits à Porchester. Libéré 7 mois plus tard[12], il rejoint Nantes.
Lettre de l'amiral Bruix à M-É Peltier, Paris, le 5 thermidor an VI
  • Nantes. Un navire corsaire attend à quai sans capitaine : le Barbier de Séville[13]. Marie-Étienne embarque et part, en , pour une croisière de deux mois en Atlantique Sud : Guyane, Surinam et Venezuela. Retour par Santander pour la vente d'une prise et désarmement à Bayonne le après plus de 5 mois de mer. Quatre prises ont été faites[14] ce qui lui vaut l'inimitié des Anglais qui "espèrent annoncer sous peu de jour sa prise, la vigilance de leur marine étant très active..."[15].
  • Bayonne. Parti à Paris retrouver Nicolas Baudin, il reçoit une lettre de l'amiral Bruix le félicitant de ses prises et l'autorisant à commander le corsaire la Virginie. Il commandera finalement le Hussard[16], armé par Jean-Pierre Basterrèche. Parti de Bayonne le , il croise un bateau américain la Carolina muni d'une commission en guerre. M-É. Peltier est surpris d'être attaqué, car il ignore les relations tendues avec les USA. Au bout de trois-quarts d'heure, l'américain se rend. La prise est vendue au Canaries et l'équipage débarqué sur place. Arrivé à Cayenne, M-É. Peltier se plaint auprès du gouverneur Burnel, l'incident de la Carolina s'ajoutant à la prise du navire français l'Insurgent par les Américains, Burnel décide le 9 floréal de l'an VII () un Arrêté ordonnant à tous les bâtiments français d'arraisonner les navires américains et de les conduire à Cayenne comme prise de guerre[17], c'est la Quasi-War. Les relations avec la Guyane hollandaise sont tendues, Burnel envoie Malenfant pour mettre les choses au point, mais les incidents se poursuivent.
Entrée du port de Paramaribo, Surinam

M-É. Peltier fera encore 4 captures : le Phéton, bateau portugais qu'il revend à Cayenne et trois autres prises, dont une américaine, qu'il emmène à Paramaribo, où il espère mieux les vendre. Il y arrive le . Le la frégate américaine Portmouth, capitaine D. McNeill, se trouve à l'entrée du port, ancien corsaire lui-même[Notes 4] il est bien décidé à venger la Carolina. Mais le c'est une flotte anglaise, commandée par le commodore lord Seymour qui encercle le port et demande la reddition du gouverneur. Le corps expéditionnaire du général Trigge débarque. Le 27 les anglais prennent possession du Hussard[18]. M-É. Peltier réussit à s'échapper et débarque du Grand Dalembert[Notes 5] à Lorient le .

Il a 38 ans quand il se décide à se marier à Paris[19], avec une créole de Saint-Domingue, Anne Françoise Marie Rivière de La Souchère.

M-É. Peltier profite de la Paix d'Amiens pour s'embarquer au Havre pour aider son beau-père à récupérer ses biens à Saint-Domingue. La perte des documents et le décès de celui-ci mettent fin à son séjour. Il rejoint les États-Unis fin . Revenu avec l'Experiment. M-É. Peltier obtient de Rochambeau fils une lettre de marque le [20]. Il suit le retrait français vers Santo Domingo, mais finalement, il rentre en France en 1804.

En , M-É. Peltier obtient un passeport pour rejoindre Saint-Malo et s'embarquer sur le Napoléon[21], armé par Robert Surcouf et Louis Blaize. Il veut rejoindre l'Océan Indien, mais au cours du voyage, ayant refusé d'obéir aux ordres du capitaine Malo Jean Le Nouvel, il est cassé à la tête de l'équipage le . Débarqué au Cap, Marie-Étienne veut obtenir sa réhabilitation du sous-commissaire de France. N'ayant pu y parvenir, il rejoint rapidement l'Ile Bourbon, puis s'embarque avec le capitaine Tombe sur un lougre pour passer à travers le blocus anglais de l'Isle de France où il débarque le . Il fait une démarche sans résultat auprès de préfet Louis Léger, dorénavant il ne sera plus que "passager". C'est ainsi qu'on le retrouve faisant du commerce entre l'Isle de France, l'Ile Bourbon et Madagascar. où il débarque le à Fort-Dauphin à la recherche de bois[22]. En 1806, il décide de se rendre à Tranquebar (Indes danoises) rejoindre son cousin Augustin Baudin[Notes 6]. Mais les Anglais supportent mal ce port neutre. Avant qu'ils ne l'envahissent, M-É. Peltier rejoint l'Isle de France où il débarque le [23].

C'est vers Madagascar qu'il se dirige à nouveau. Il s'installe comme traitant[Notes 7] à Foulpointe, activité commerciale de vente de riz, de bœufs et d'esclaves pour les Mascareignes. Le capitaine-général Decaen, cherchant à réorganiser la présence et l'activité des traitants à Madagascar, envoie le Sylvain Roux. Les deux hommes vont s'opposer. M-É. Peltier conteste avec d'autres traitants les arrêtés de Decaen[24] et signe des pétitions.

Le , Marie-Étienne Peltier meurt à Foulpointe, empoisonné par des Malgaches. Il est volé et ruiné[25].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tugdual de Langlais, L'armateur préféré de Beaumarchais … Jean Peltier Dudoyer, de Nantes à l'Isle de France, Coiffard Éditions, Nantes, 2015, 340 p.
  • Tugdual de Langlais, Marie-Étienne Peltier Capitaine corsaire de la République : 1762-1810, Coiffard Éditions, Nantes, 2017, 240 p.
  • Hélène Maspero-Clerc, Un journaliste contre-révolutionnaire Jean-Gabriel Peltier (1760-1825), Sté d'Études Robespierriste, Paris, 1973, 340 p.
  • Alain Demerliac, La Marine de Louis XVI : Nomenclatures des navires français de 1774 à 1792, Ancre, Nice, 1996.
  • Alain Demerliac, La Marine de la Révolution : Nomenclature des navires français 1792-1799, Ancre, Nice, 1999, N° 2241 et 2478.
  • Brian N. Morton, Beaumarchais correspondance, tome III (1977), Nizet, Paris, 1977.
  • Donald C. Spinelli, Beaumarchais correspondance, tome IV (1979), Nizet, Paris, 1978.
  • Vicomte Joseph Alexis Walsh, Souvenirs de 50 ans, J. Vermot, Paris, 1862.
  • Melvin H. Jackson, Privateers in Charleston 1793-1796. Smithsonian Institution Press, City of Washington, 1969.
  • Ulane Bonnel, Histoire de la station navale de Santo-Domingo de 1803 à 1809, "Revue d'histoire économique et sociale", Paris, 1962, N°1, pp. 48-49.
  • Edgar Wendling et Joëlle Le Borgne de Lavillandré, Malo Jean Le Nouvel, un des derniers corsaires malouins (1777 - 1815), Metz, 1974.
  • Alain Desprairies, Quand les Desprairies étaient marins (1670-1865), 2 tomes, Paris, 2009.
  • Laffon-Ladebat, Journal de ma déportation à la Guyane française, Sté d'Édition littéraire et artistique, Paris, 1912.
  • Hervé Pichevin et David Ploouviez, Les corsaires nantais pendant la Révolution française, PUR, Rennes, 2016.
  • Ange PITOU, Les déportés de Fructidor, journal d'Ange Pitou, Louis Michaud, Paris, 1909.
  • R. O. Béchet, biographie de Malo Jean Le Nouvel, "Dictionary of Mauritian Biography", N° 25, Curepipe, .
  • Naval documents related to the Quasi-War between the United-States and France, Naval operations from august 1799 to december 1799, published under direction of the Honorable Claude A. Swanson, Secretary of the Navy, 1934-1936. P 67.
  • Charles François Tombe, Voyage aux Indes orientales pendant les années 1802-1803, Arthus Bertrand, Paris, 1810.
  • S. de La Nicolière-Teijeiro, La course et les corsaires du port de Nantes, Honoré Champion, Paris, 1896.
  • Michael A. Palmer, Stoddert's War, Naval Operation During the Quasi-War with France, 1798-1801, University of South Caronlina Press, 1987.
  • Ulane Bonnel,Histoire de la station navale de Santo-Domingo de 1803 à 1809, "Revue d'histoire économique et sociale", 1962, N° 1, pp. 48-49 & 83.
  • Raymond d'Unienville, Histoire politique de l'Isle de France (1795-1803), NIM, Port-Louis, 1989.

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

  • Le consulat français de Charleston (1793-1835), Mémoire de Gérald Sim, Université de Nantes, directeur de recherche Jean-Pierre Bois. 1998-1999.
  • Les corsaires basques sous la Révolution et l'Empire, Mémoire de maîtrise de Sylvie San Quirce, Paris IV Sorbonne, sous la direction de Jean Tulard. Paris,1982.
  • Traite des esclaves et commerce néerlandais et français à Madagascar (XVIIe -XVIIIe siècles), thèse de Rafaël Thiebaut, sous la direction de Bertrand Hirsch et d'Ulbe Bosma, Sorbonne Paris 1 et Vrije Universiteit Amsterdam, 2017.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. AD49, Registre paroissial de Gonord, microfilm, paroisse 161_01, Saint-Pierre. Commune devenue Valanjou, puis Chemillé-en-Anjou (49) à la suite de fusions.
  2. Médiathèque de la ville de Caen, Papiers du général Decaen, État des personnes décédées, fait par l'agent commercial, le 3 décembre 1807, p 156 verso.
  3. Archives de Kew (UK), Rôle de la Ménagère, art : HCA 32/401/13/1/27.
  4. Mediator
  5. AD-LA, Armement, C 1287.
  6. NONA, Vol. 5 & 6 – (janvier à décembre 1785), F° 501, 4 pages.
  7. Le "Matricule des Volontaires sur les bâtiments marchands" C 1406, aux AD de L-A. indique laconiquement dans la marge de droite après l'année 1787 : « en mer(?) - sans nouvelles », Et : « Porté au f° 75 des capitaines », mention barrée. Malheureusement il n'y a pas de folio 75 dans le dit registre.
  8. Le jugement du 9 août 1796, concernant la prise Everton, condamne, en appel, Sasportas à rembourser et indemniser l'armateur. The american journal of legal history, vol. 7, 1963, pp. 75 & 170-171.
  9. Archives de Kew (UK), Registre d'échanges partiels, réf. ADM 103/492.
  10. SHD Cherbourg, Réf. 11.P7/2.
  11. Archives de Kew (UK), Capture par le Greyhound, réf. : ADM 51/1142.
  12. SHD Vincennes Marine, Parlementaire Pallas, FF2 179.
  13. SHD Rochefort, 13 P8/10.
  14. Feuille Nantaise du 4 prairial an VI (23 mai 1798).
  15. Lettre de Hambourg de B. Nootuagel Schwart parue dans le Supplément aux Nouvelles de mer et du Commerce (de Nantes) du 27 germinal VI (16 avril 1798), p. 854.
  16. SHD Rochefort, 13 P8/60.
  17. A.N. Pierrefite-sur-Seine, AF/111/209. Arrêté de l'Agent particulier du Directoire en Guyane.
  18. Caird Library, London, PHB/12-1796, Manuscripts Philipps, folio 35.
  19. Paroisse de Saint-Roch, extrait N° 632, du registre des mariages, 30 avril 1800.
  20. AN, CC/9C/20. Registre pour l'exercice des ans XI et XII.
  21. AD 35, 4S359.
  22. British Library, Additionnal Manuscripts, Farquhar Papers, 18134, ff. 37-38 Jeckell, État des citoyens français habitant la partie sud de Madagascar et les bâtiments existants à Fort Dauphin, 26 novembre 1805 (5 frimaire an XIV).
  23. ANM, GB26, Bureau central de Police, Arrivée N° 219 du Gouverneur Bie.
  24. ANOM, Service géographique, Madagascar, 234, s.f. Lettre de Roux à Decaen, Tamatave, 23.11.1807.
  25. Médiathèque de la ville de Caen, Papiers du général Decaen, Lettre du 31 décembre 1807, de l'Agent commercial à M. Le Cudennec, Délégué provisoire à Foulpointe, pp. 181-182

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début de sa carrière il figure sur les rôles des navires sous le nom de Peltier Dudoyer, Pelletier du Doyer et quelquefois Pelletier.
  2. Jean Joseph Carrier de Montieu, propriétaire de la Manufacture d'armes de Saint-Étienne, devenu armateur après sa condamnation au procès des Invalides et son emprisonnement pour des irrégularités dans la réforme des armes décidée par Gribeauval.
  3. Il est rapatrié en France par échange, sans qu’il y ait un nom en face du sien sur le Registre. Une lettre du 9 thermidor An IV (27 juillet 1796) de Philippe François Nettement, alors chargé des prisonniers de guerre français en Angleterre, indique qu'il est rentré en France "avec 6 officiers de marine".
  4. McNeil avait désiré acheter le Drake, prise faite par John Paul Jones, c'est finalement Peltier Dudoyer & Carrier qui avaient obtenu le navire le 20 novembre 1778.
  5. Corsaire, armé à Bordeaux par Jean-Étienne Balguerie, capitaine Étienne Senac. Navire désarmé à Nantes, indiqué comme ayant été à Porto-Rico. AD-LA, 7R4 art 337.
  6. Frère de Nicolas Baudin.
  7. Son père, Jean Peltier Dudoyer, après avoir été négrier, avait demandé au Directoire l'abolition de l'esclavage à l'Ile Maurice. Voir : "Extrait lettre du citoyen Peltier Dudoyer" aux A.N., le Directoire, Relations Extérieures, 76. AN, AF III 209.

Documents ayant valeur de source - Publications[modifier | modifier le code]

  • Affiches américaines, 1766-1791, imprimées à l'Imprimerie royale du Cap (Saint-Domingue), puis chez Bourdon au Port-au-Prince, imprimeur du Roi. Gazette officielle de Saint-Domingue, , p. 4. Journal consultable à la BNF François Mitterrand, Paris et sur le Site de l'Université de Floride : http://ufdc.ufl.edu/AA00000449/00027?iframe=true&width=100%25&height=100%25 Ces journaux racontent la vie agitée à Saint-Domingue, dont le départ de M-É. Peltier pour les États-Unis dans le numéro du .
  • Correspondance Maritime de Nantes, 1782-1785. Devenue Feuille maritime de Nantes, Médiathèque de Nantes. Microfilms MIC B16. Mentionne les mouvements des navires de Nantes, dont l'armement du Bon Papa pour la Nouvelle-Orléans, feuille du .
  • The London Gazette, N° 12399, From December 21, to December 24, 1782, pp. 1 & 2. Et N° 13964, p. 1244, du . Également le  : Lettre de Seymour indiquant que le Hussard a été intégré à la flotte britannique sous le nom de Surinam.
  • Feuille Nantaise, An II-1811. Médiathèque de Nantes. Microfilms MIC B61. Reprend les péripéties du voyage du Barbier de Séville dans ses numéros des , , et .
  • City Gazette Daily and the Advertiser of Charleston, 1795. Mentionne le le retour de M-É. Peltier à Charleston.
  • Georgia Gazette, Savannah, 1795. Mentionne le le décret de restitution du brick Everton capturé par l'Égalité, capitaine Peltier. Et le  : confirmation du décret de la Cour du District.

Liens externes[modifier | modifier le code]