Charles Malenfant

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Charles Malenfant
Naissance
Rennes
Décès (à 64 ans)
Pacé (Ille-et-Vilaine)
Nationalité Française
Activité principale
Militaire
Autres activités
Avocat
Distinctions
Légion d'Honneur

Charles Marie François Malenfant, né le à Rennes est mort le à Pacé (Ille-et-Vilaine). Avocat devenu chef d'escadron de dragons, sous-chef d'état-major à l'armée de Saint-Domingue, chef du corps des tirailleurs de Guyane, puis inspecteur surnuméraire au Royaume de Naples. Décoré de la Légion d'honneur le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et jeunesse[modifier | modifier le code]

Charles Malenfant est le fils de Noël Malenfant, marchand, et d'Anne Barbarin.

Après avoir suivi les cours de droit à la faculté de Rennes, Charles Malenfant devient avocat et décide de s'installer à Nantes en 1781. Il est inscrit au barreau jusqu'en 1786. Puis travaille pour une maison de commerce, ce qui l'amène à voyager. Il est à la veille de partir à Cadix, quand la Révolution commence à enflammer la France.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Malenfant le , à la veille de la prise de la Bastille, rejoint les Volontaires nantais. Il est nommé lieutenant de la 1re compagnie, ce sera sa première affectation militaire. Breveté lieutenant de dragons coloniaux, le , il est affecté à Saint-Domingue à la 2e compagnie de Cul-de-sac.

Séjour à Saint-Domingue[modifier | modifier le code]

Toussaint Louverture

À cette époque, L'île est en effervescence. Le 15 mai 1791, l'égalité des mulâtres libres est proclamée à Paris, mais les colons refusent d'appliquer la loi. Toussaint Louverture qui a rejoint les insurgés, se retire dans la partie espagnole de l'île. Malenfant, qui est pour l'abolition de l'esclavage, va devoir combattre "les nègres révoltés". Il fera preuve de courage comme le mentionnent ses états de services : - « Le , il prend deux pièces de canons sur les révoltés André Rigaud et Alexandre Pétion ». - « Il entre le premier dans le fort de Bizoton https://www.alterpresse.org/spip.php?article8760#.YO6cfEw69PY. Dans ce combat nous avons été repoussés 4 fois ». Le chaos s'installe avec des revers de fortune pour chaque camp. Le , Malenfant est capitaine de dragons, c'est ainsi qu'il va intervenir en à la Croix-des-Bouquets, où l'expédition de la garde nationale de Port-au-Prince, a été attaquée par les esclaves révoltés et a perdu ses canons ! Avec 120 dragons, il les récupère et sauve J-B. Rivière de la Souchère[Notes 1], un colon, dissimulé dans un champ de cannes à sucre. Le , au cours d'un combat Malenfant est grièvement blessé et laissé pour mort, il a perdu un bras, l'œil droit percé par une baïonnette et la cuisse blessée[Notes 2]. Lors de son séjour en Guyane, Beauregard n'était encore qu'abbé.. Ce qui lui vaudra une mention du ministre de la Marine Georges-René Pléville Le Pelley : « Je vous annonce que les comptes qui ont été rendus de la bravoure de cet officier sont très avantageux et les blessures dont il est couvert, sont des titres honorables qui le rendent recommandable[1]».

Embuscade à Saint-Domingue

Lors de la prise de Port-au-Prince, le , il est fait prisonnier par les Anglais et mis en prison, puis conduit à la Jamaïque. Il raconte : « Horriblement blessé et abandonné sans secours ; il (l'esclave chargé des prisonniers) se chargea d'une lettre, et je fus prisonnier sur parole, d'après la recommandation de la Roche-Jacquelin »[Notes 3].

Son retour en France[modifier | modifier le code]

Libéré, Malenfant rentre en 1795 en France, pays qui a retrouvé une certaine stabilité, c'est le Directoire. Ce qu'il a pensé de son arrivée à Paris, Malenfant le dira beaucoup plus tard : « J'ai été patriote, je le suis encore comme je l'étais en 1789. J'ai cru dans mon cœur que les Français pouvaient être républicains ; arrivé à Paris en 1795, j'ai jugé que ces républicains avaient plus de passions que de véritable républicanisme, et que la France ne peut-être sous un régime qui ne convient qu'à des gens sages et moins légers que mes compatriotes[Notes 4].

Compte tenu de ses blessures, Malenfant désire être nommé consul à New-York ou Baltimore[2]. Bien qu'appuyé par Lanjuinais, il n'obtient le que le poste de vice-consul à New London qui finalement fut supprimé[3],[Notes 5]. Malgré cet échec Malenfant écrit à Laurent Truguet, le ministre de la Marine, le 15 pluviôse an IV () pour lui faire part de son point de vue s'il est à nouveau affecté à Saint-Domingue. Ce document de 20 pages[4] donne des recommandations pour relancer l'économie de Saint-Domingue et même de soumettre les Noirs à l'imposition puisqu'ils deviendraient propriétaires. Il s'adresse à un ministre, comme lui, anti-esclavagiste.

Nouveau séjour à Saint-Domingue[modifier | modifier le code]

Le 20 thermidor de l'an IV (), Malenfant est nommé chef d'escadron, sous-chef d'état-major à l'armée de Saint-Domingue. Île où la lutte continue, les Anglais et les Espagnols soutiennent les colons. Mais Toussaint Louverture va finalement se rallier aux Républicains et participer activement à l'expulsion des Anglais. Malenfant sert sous les ordres du général Edme Étienne Borne Desfourneaux.

Séjour en Guyane[modifier | modifier le code]

Le 9 fructidor de l'an VII (), Malenfant est nommé chef du corps des tirailleurs de Guyane, gouvernée par Étienne Laurent Pierre Burnel. Celui-ci, après l'échec de sa mission avec René Gaston Baco, pour abolir l'esclavage à l'Isle de France[Notes 6], peine à gérer l'opposition des colons et bientôt l'influence des Déportés de Fructidor . Malenfant décrit ainsi Burnel : « Homme de beaucoup d'esprit, mais mordant, sans aucune idée de culture et de bonnes intentions, était si rempli de morgue, si vain, qu'il s'est fait détester et chasser de la colonie. Lié d'enfance avec lui, je lui ai donné des conseils dictés par la plus tendre amitié. J'ai voulu ramener les esprits prévenus contre lui par les plaintes des déportés… ». Malenfant est un républicain qui abhorre les jacobins, relate Laffon de Ladebat , déporté de fructidor dans son journal. Le journaliste Ange Pitou quand il rencontre Malenfant, au cours de sa déportation, regarde avec étonnement « une espèce d'homme ou de cyclope ».

En raison des tiraillements avec notre alliée la Guyane hollandaise Malenfant est envoyé par Burnel à Paramaribo pour calmer les esprits, sans résultats, le gouverneur Jurriaan_François_de_Friderici Friderici (nl) qui est sous la pression des Anglais ne l'a pas apprécié. L'attaque d'un navire américain par le corsaire le Hussard déclenche la "Quasi-guerre" avec les États-Unis que nous avions aidé à conquérir leur indépendance ! Malenfant est à nouveau à Paramaribo pour assister, le , à la capitulation sans combat des Hollandais et à la capture par les Anglais du Hussard .

La situation devient difficile après l'invasion par les Anglais du Surinam. Burnel a levé un second bataillon noir, mais les colons s'y opposent et, le 19 vendémiaire (), ils exigent qu'il embarque par surprise, sur un navire neutre, le colonel Malenfant que les comploteurs soupçonnent de « travailler l'esprit des Nègres ». Il est embarqué sur le Danois avec le père et l'épouse de Burnel le 3 brumaire () pour la France. Burnel n'est pas forcément fâché de ce départ, car cet homme fougueux et turbulent l'inquiétait. Malenfant persuadait les Noirs qu'il avait des pouvoirs surnaturels , pour cela il enlevait son œil de verre et le remettait ce qui lui rendait la vue… Malenfant dit, pour sa part, qu'il a donné satisfaction au Ministre de la Marine… Le 12 frimaire (), Burnel, contesté par les colons, est embarqué de force par ceux-ci et regagne la France. Malenfant continuera à s'intéresser à la Guyane sous l'administration de Victor Hugues et adressera de longues lettres[5] de conseils au Ministre de la Marine[6].

Toujours militaire mais en Europe[modifier | modifier le code]

Le général Moreau

Le 4 fructidor an VIII (), Malenfant, à la demande du général Moreau , est employé à l'armée du Rhin comme adjoint à l'État-major. Ceci jusqu'à la dissolution de cette armée le . En tout cas Malenfant et Moreau partageaient le même point de vue : l'opposition à Napoléon.

Le 6 brumaire an X () Malenfant est nommé sous-inspecteur aux revues[Notes 7] pour l'armée expéditionnaire à Saint-Domingue, commandée par le général Leclerc, le beau-frère de Napoléon. Il se rend à Brest, mais le 7 nivôse de l'an 10 (), il est réformé "pour cause de maladie". En fait par "injustice" indiqueront, plus tard, ses états de services. Les propos qu'il a tenus, le , au cours d'un diner avec des officiers lui ont été fatals. Pour lui, les Noirs ne se rendront pas à la vue des troupes françaises, ils se battront pour défendre leurs acquis. Ces propos répétés à Leclerc, le font débarquer et renvoyer à Paris comme "ami des nègres".

Malenfant ne cherche pas à se défendre, il revient à la vie civile pendant trois ans. Il travaille pour un armateur. Ses voyages, sans doute comme subrécargue, vont le mener en Guyane, en 1803 ; aux États-Unis, où il retrouve le général Moreau à Philadelphie en .

Le , à 43 ans, Charles Malenfant épouse à Paris Anne Charlotte Antoinette Renaut[7]

Le , il est nommé par le ministre de la Guerre : Inspecteur surnuméraire au Royaume de Naples. Il est titularisé inspecteur aux revues de 2e classe le , et va servir en Italie, où il sera de nouveau blessé, sans doute à cette occasion les deux coups de feu dans la poitrine et le coup de baïonnette mentionnés à la fin de ses états de services. Malenfant est admis à la 27e division à Turin, comme le mentionnent les Almanachs impériaux de 1812 et 1813. Puis à la 13e division militaire.

De retour en France[modifier | modifier le code]

Le , Malenfant envoie au général Dessoles son adhésion au rappel de Louis XVIII comme roi constitutionnel. Quelques jours plus tard, Napoléon abdique.

En juillet, craignant une nouvelle expédition à Saint-Domingue, Malenfant veut dissuader la Première Restauration et écrit au mois d' un exposé de 334 pages en toute hâte :

Mémoire des Colonies de Malenfant

"Des colonies et particulièrement de celle de Saint-Domingue, Mémoire historique et politique". C'est : « 1° Un exposé impartial des causes et un précis historique des guerres civiles qui ont rendu cette colonie indépendante » et « 2° Des considérations sur les moyens de la rattacher à la métropole, d'y ramener une paix durable, d'en rétablir et accroître la prospérité ». Il se donne le "titre" de propriétaire à Saint-Domingue pour justifier son livre. En fait, il aurait été gérant de la sucrerie Foucaud au Fond-Parisien, d'ailleurs son nom ne figure pas sur l'inventaire de l'indemnisation des colons spoliés, sous-série F/12, établi en 2010 par les Archives Nationales, complété depuis, il est vrai. Et il dit concernant l'indemnisation : « Je ne parle pas pour moi, car je n'ai aucune réclamation à faire au gouvernement ».

Le sa carrière est reconstituée pour lui attribuer la Légion d'Honneur, brevet signé le . Lors de l'attribution de cette décoration, après tous les régimes que l'on vient de connaitre, Malenfant doit jurer fidélité au roi Louis XVIII le .

À 52 ans et 6 mois, Malenfant prend sa retraite le à Pacé (Ille-et-Vilaine) et se retire dans sa demeure du Casse. Après 26 ans et 2 mois de service, il va mourir le , âgé de 64 ans.

Avant son décès il a assisté à la réclamation par la France d'une indemnisation d'Haïti au profit des colons, démarche qui n'a pas abouti[Notes 8]. Sous Louis-Philippe 1er, une Commission sur l'esclavage est constituée, le , le témoignage posthume de Malenfant est plusieurs fois cité : il a soutenu l'action du commissaire civil Polverel et dit « Sous Toussaint, la colonie était florissante ; les blancs étaient heureux et tranquilles sur leurs biens et les nègres travaillaient ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Camille Mellinet, La Commune et la Milice de Nantes, vol. 6, Nantes, , p. 55–56.
  • B. Ardouin, Étude sur l'histoire d'Haïti, t. 1, Paris, Dezobry et E. Magdelaine, (lire en ligne).
  • Armel de Wisme, Nantes et le temps des négriers, Paris, France-Empire, , p. 140.
  • Tugdual de Langlais, Marie-Étienne Peltier Capitaine corsaire de la République : 1762-1810, Nantes, Coiffard Éditions, , p. 72, 138, 142.
  • André-Daniel Laffon-Ladebat, Journal de ma déportation à la Guyane française, Paris, Sté d'Édition littéraire et artistique, (réimpr. 2009), p. 349, 354, 360.
  • Ange Pitou, Les déportés de Fructidor : journal d'Ange Pitou, Paris, Louis Michaud, , p. 170, 173.
  • Tugdual de Langlais, « Charles Marie François Malenfant », Bulletin de l'Association bretonne, t. CXXIX,‎ , p. 191–200 (e-ISSN 2556-3947).
  • Mgr de Beauregard, Pauvre exilé !... : Souvenirs d'un Evêque déporté à la Guyane, Lille, Maison du Bon Livre, p. 113.
  • (en) Michael A. Palmer, Naval Operation During the Quasi-War with France : 1798-1801, University of South Caronlina Press, coll. « Stoddert's War », .
  • Bernard Gainot, L'opposition militaire autour des sociétés secrètes dans l'armée, coll. « Annales historiques de la Révolution française » (no 4), , p. 45–58.
  • Yves Bénot, La Guyane sous la Révolution, ou l'impasse de la Révolution pacifique, Kourou, Ibis rouge éditions, , p. 156–159.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mention quand il est transféré au ministère de la Guerre le 19 germinal de l'an VI (8 avril 1798).
  2. Archives diplomatiques à La Courneuve, Dossiers personnels 1700-1816,FRMAE 266QO, F° 168 R & V du 18 thermidor an III (5 août 1795).
  3. Archives diplomatiques à La Courneuve, Dossiers personnels 1700-1816, FRMAE 266QO, F° 207 R du 26 pluviôse an IV (15 février 1796).
  4. Archives Nationales, AB XIX 33C2.
  5. ANOM, Correspondance Guyane : COL C14 78 F° 233, 13 p. du 21 pluviôse an VIIII (9 février 1800) & F° 244, 30 p. du 12 ventôse an VIII (3 mars 1800).
  6. ANOM, Lettre du 21 pluviôse an VIII (9 février 1800), COL C 14 78 F° 233, 13 pages et lettre du 12 ventôse an VIII (3 mars 1800), COL C 14 78 F° 244, 30 pages.
  7. AN Paris, MC/ET/VII/576. Elle est la fille majeure de Jacques Renaut et de feue dame Marie Élisabeth Colson. Ils se sont mariés sous le régime de la communauté. Ils auront trois enfants : Zulmée Louise Antoinette Élizabeth, Anne-Charlotte Séphrine, et Esther.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Baptiste Rivière de la Souchère, propriétaire, baron-général de la Garde Nationale, décédé de maladie à l'hôpital de Port-au-Prince le 9 décembre 1802. Il est le beau-père de M.-É. Peltier.
  2. Mgr de Beauregard indique dans ses mémoires p. 113 : « Pris les armes à la main à la tête d'un parti d'insurgés [comprendre de partisans de l'abolition de l'esclavage ?] ses adversaires l'avaient cruellement mutilé ».
  3. "Des colonies et particulièrement de celle de Saint-Domingue…", par le colonel Malenfant, édité à Paris, chez Audibert, p 303. Il s'agit de Henri, Louis, Auguste du Vergier, marquis de La Rochejaquelein, militaire français, père du héros vendéen. Émigré à Saint-Domingue, puis à la Jamaïque, il a combattu dans l'armée anglaise avec le grade de colonel. Il est décédé à Saint-Domingue en 1802, à la suite de l'attaque d'un corsaire lors de son voyage vers sa plantation.
  4. "Des colonies et particulièrement de celle de Saint-Domingue…", p 192. »
  5. Malgré cet échec, Malenfant figure à tort comme vice-consul à New-York sur les "Annales de la République française de l'an IV (sept. 1795-sept. 1796)".
  6. En décembre 1798, après leur échec, Jean Peltier Dudoyer propose au Directoire d'être leur représentant pour abolir l'esclavage à l'Île Maurice. Proposition restée malheureusement sans suite. "L'armateur préféré de Beaumarchais, Jean Peltier Dudoyer", Coiffard édition, Nantes, 2015.
  7. Le corps des inspecteurs aux revues fut institué sous la Révolution, venant compléter celui des commissaires des guerres. Il se vit attribuer l'administration et la surveillance des corps de troupes et la gestion des conseils d'administration et du personnel.
  8. Cette indemnisation ruinera l'état haïtien et ne sera apurée qu'en 1952. Jean-Gabriel Peltier, chargé d'affaires du roi Christophe auprès du roi d'Angleterre, avait refusé de servir d'intermédiaire à cette transaction.

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

• Les expéditions coloniales vers Saint-Domingue et les Antilles (1802-1810), Thèse de Mathieu Brevet, Université Lumière Lyon 2, 2007.

Documents ayant valeur de source - Publications[modifier | modifier le code]

• Affiches américaines, No 65, samedi 14 aout 1790, p. 441–444. Port-au-Prince, Saint-Domingue. Consultable sur https://ufdc.ufl.edu/AA00000449/00027

• Les Annales de la République française An IV, Paris, an VII, p. 250.

• Almanachs impériaux de 1811, p. 328 et 1812, p. 332. Paris.

• Compte rendu pour l'exercice 1827,… traitement des membres de la Légion d'Honneur, Paris, 1829, p. 43.

• Commission instituée, par décision royale du , pour l'examen des questions relatives à l'esclavage…, Paris, , p. 190-193, 195, 202.

Liens externes[modifier | modifier le code]

https://www.delanglais.fr/Peltier/index.html La famille Peltier : Jean Peltier Dudoyer et la bio de ses deux fils Jean-Gabriel et Marie-Étienne.

https://www.awiatsea.com/ Contient des informations sur la marine et l'armée américaines, les corsaires, les listes des prises et des officiers.