Manfred Max-Neef

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Manfred Max-Neef

Arthur Manfred Max-Neef ,(26 octobre 1932) est un économiste et environnementaliste chilien. Principalement connu pour son modèle de développement humain basé sur les besoins humains fondamentaux, il est membre honoraire du Club de Rome[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Manfred Max-Neef né à Valparaíso, Chili, a obtenu son doctorat à l'Université de Jordanie.

Dans les années 1950, Manfred Max-Neef a commencé par travailler pour la compagnie pétrolière Shell; mais dès 1960, il est professeur d'économie à l'Université de Californie, Berkeley. À ce titre, il est invité dans de nombreuses universités des Amériques.

En 1981, il a écrit son livre le plus connu, 'From the Outside Looking in: Expériences dans Barefoot économie "qui décrit ses expériences pratiques en économie parmi les pauvres en Amérique du Sud". La même année, il a fondé le Centre pour le Développement Alternatif (CEPAUR).

De 1993 à 2001, Manfred Max-Neef est recteur de l'Universidad Austral du Chili à Valdivia.

Il fait valoir que les modèles traditionnels de développement économique et leur mode d'analyse et de mesure (telles que le produit intérieur brut - PIB) ne prennent pas en compte l'être humain dans ses dimensions sociales et psychologiques, pas plus qu'elle ne prennent en considération les aspects environnementaux impactés par l'activité humaine et qui l'affectent à leur tour. Ses recherches lui ont permis d'aboutir à un modèle d'identification des besoins, décrivant neuf besoins fondamentaux qui transcendent des déterminants tels que la culture, les conditions matérielles dans lesquelles vivent les individus, leur niveau économique ou social. Il s'agit des besoins de : subsistance, protection, affection, compréhension, participation, loisir, activité de création, identité, liberté (Subsistence, Protection, Affection, Understanding, Participation, Leisure, Creation, Identity, Freedom). Son modèle se différencie de celui de Maslow, en ce qu'il ne hiérarchise pas les besoins selon un ordre nécessaire, mais avance qu'ils peuvent demander à être satisfaits de manière simultanée, et en tout cas sans ordre préétabli. Ce qui varie, c'est la manière dont nous tentons de satisfaire ces besoins[2].

Manfred Max-Neef est conseiller du Conseil pour l'avenir du monde.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Manfred Max-Neef a été récipiendaire du prix Nobel alternatif en 1983, « pour la revitalisation des petites et moyennes collectivités à travers “ Barefoot Economics ” . ».

Citations[modifier | modifier le code]

Il y a deux langues distinctes maintenant - le langage de l'économie et le langage de l'écologie, et elles ne convergent pas. L'économie est là pour servir les personnes, et non les personnes pour servir l'économie.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • (en) Manfred Max-Neel, From the outside looking in: Experiences in, Dag Hammarskjold Foundation, , 208 p. (ISBN 978-9185214105)
  • (en) Manfred Max-Neel et Paul Ekins, Real Life Economics: Understanding Wealth Creation, Routledge, , 488 p. (ISBN 978-0415079778)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[1][modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  1. « Pour le bonheur », sur www.reajc.be (consulté le 21 mars 2017)