Madeleine de Savoie

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Madeleine de Savoie
Écouen (95) Église Saint-Acceul Madeleine de Savoie-Villars.jpg
Fonction
Première dame d'honneur
-
Titre de noblesse
Duchesse
Biographie
Naissance
Après Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
Activité
Famille
Savoie-Tende (d), Maison de SavoieVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Enfants
François de Montmorency
Henri Ier de Montmorency
Charles de Montmorency-Damville
Gabriel de Montmorency (d)
Guillaume de Montmorency-Thoré
Catherine de Montmorency (d)
Eléonore de Montmorency (d)
Jeanne de Montmorency (d)
Marie de Montmorency (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Coat of arms of Madeleine of Savoy.svg
Blason

Madeleine de Savoie, née probablement vers 1510 et morte en 1586, est une princesse issue de la branche des Savoie-Tende, devenue duchesse de Montmorency par mariage et première dame d'honneur de la reine Élisabeth d'Autriche de 1570 à 1574.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

La date de naissance de Madeleine de Savoie n'est pas connue avec précision. L'année 1510 est parfois donnée en repère, notamment le site de généalogie MedLands[1]. Elle est la fille aînée de René de Savoie, dit le « Grand bâtard de Savoie », comte de Villars et de Tende, et de son épouse Anne Lascaris, comtesse de Tende[1],[2]. Le comte de Villars est le demi-frère des futurs duc Charles III de Savoie et comte de Genève, Philippe de Savoie-Nemours[2]. Elle a pour frère Honorat, qui sera fait marquis de Villars, et Claude, gouverneur et grand sénéchal de Provence.

Elle passe une partie de sa jeunesse auprès de sa tante, Louise de Savoie[2], mère du futur roi de France, François Ier.

Alliance[modifier | modifier le code]

Madeleine de Savoie-Tende est mariée, selon la probable volonté de Louise de Savoie, par contrat le [2],[3] (selon Samuel Guichenon[4]) au futur connétable Anne de Montmorency (1493 † 1567)[2]. La cérémonie se déroule à Saint-Germain-en-Laye. À l'issue de cette union, Louise de Savoie appellera Anne de Montmorency « Mon Neveu », comme le rappelle entre autres l'archiviste paléographe Brigitte Bedos-Rezak dans son ouvrage Anne de Montmorency (1990).

Elle est choisie comme Première dame d'honneur de la reine de France Élisabeth d'Autriche[2].

Mort et sépulture[modifier | modifier le code]

Gisants d'Anne de Montmorency et Madeleine de Savoie (Musée du Louvre).

Madeleine de Savoie meurt en 1586[1]. Elle est enterrée auprès de son époux dans la collégiale Saint-Martin de Montmorency[2],[5]. Les gisants sont réalisés entre 1582 et 1589 par Barthélemy Prieur. À la Révolution, Alexandre Lenoir fait démonter les sculptures du mausolée afin de les transférer au musée des monuments français[5].

Descendance[modifier | modifier le code]

Mariée avec Anne de Montmorency, ils ont douze enfants, cinq fils, sept filles, nés entre 1526 et 1546[6], dont :

  1. Éléonore de Montmorency (vers 1526-1556), mariée en 1545 à François III de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne ;
  2. Jeanne de Montmorency (1528-1596), mariée en 1549 à Louis III de La Trémoille. Elle porte le prénom de la reine ;
  3. François de Montmorency (1530-1579), Grand maître de France, maréchal de France et gouverneur de Paris et d’Île de France ;
  4. Catherine de Montmorency (1532-1624), mariée en 1553 à Gilbert III de Lévis ;
  5. Marie de Montmorency, mariée en 1567 à Henri de Foix ;
  6. Henri de Montmorency (1534-1614), Connétable de France ;
  7. Charles de Montmorency (1537-1612), baron, puis duc de Damville et pair de France  ;
  8. Gabriel de Montmorency (1541-1562), baron de Montbéron ;
  9. Guillaume de Montmorency (1546-1594), seigneur de Thoré ;
  10. Anne de Montmorency (?-1588), abbesse de la Trinité de Caen ;
  11. Louise de Montmorency, abbesse de Gercy ;
  12. Madeleine de Montmorency (?-1598), abbesse de Caen après sa sœur Anne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Elizabeth A. R. Brown, « Madeleine de Savoie and the Chantilly Hours of Anne de Montmorency », dans Sandra Hindman, James Marrow (dir.), Books of Hours Reconsidered, London/Turnhout, Harvey Miller/Brepols, , 532 p. (ISBN 978-1-905375-94-3), p. 431-468.
  • Françoise Kermina, Les Montmorency, grandeur et déclin, Perrin, Paris, 2002.
  • Henri de Panisse-Passis, Les comtes de Tende de la maison de Savoie, Librairie Firmin-Didot et Cie, , 386 p. (lire en ligne)
  • Kathleen Wilson-Chevalier, « Madeleine de Savoie et Anne de Montmorency : des bâtisseurs conjugaux », dans Sabine Frommel et Juliette Dumas (éd.), Bâtir au féminin. Traditions et stratégies en Europe et dans l’Empire ottoman, Paris, Editions Picard, (ISBN 9782708409538, lire en ligne), p. 125-136.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) « Madeleine de Savoie », sur fmg.ac/MedLands (Foundation for Medieval Genealogy) (consulté en ).
  2. a b c d e f et g Comtes de Tende de la maison de Savoie, 1889, p. 43-44.
  3. Comtes de Tende de la maison de Savoie, 1889, p. 237.
  4. Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie ou Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires, et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, (lire en ligne), p. 241 Tome troisième.
  5. a et b « Barthélemy Prieur - Le connétable Anne de Montmorency (1493 - 1567) et sa femme Madeleine de Savoie (morte en 1586) », sur le site Site officiel du musée du Louvre - cartelfr.louvre.fr (consulté en ).
  6. Aude Bertrand, Un Château à Écouen, Écouen, Association Loisirs et culture d'Écouen, , 113 p., p. 67.