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Madeleine de Savoie

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Madeleine de Savoie
Fonction
Première dame d'honneur
-
Titre de noblesse
Duchesse
Biographie
Naissance
Après Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
Activité
Famille
Savoie-Tende (d), maison de SavoieVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Enfants
Anne de Montmorency (d)
François de Montmorency
Catherine de Montmorency (d)
Henri Ier de Montmorency
Charles de Montmorency-Damville
Gabriel de Montmorency (d)
Marie de Montmorency (d)
Guillaume de Montmorency-Thoré
Jeanne de Montmorency (d)
Éléonore de Montmorency (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Blason.

Madeleine de Savoie, née probablement vers 1510 et morte en 1586, est une princesse issue de la branche des Savoie-Tende, devenue duchesse de Montmorency par mariage et première dame d'honneur de la reine Élisabeth d'Autriche de 1570 à 1574.

La date de naissance de Madeleine de Savoie n'est pas connue avec précision, et l'année 1510 est parfois donnée en repère[1]. Elle est la fille aînée de René de Savoie, dit le « Grand bâtard de Savoie », comte de Villars, et de son épouse Anne Lascaris, comtesse de Tende[1],[2]. Le comte de Villars est le demi-frère du duc Charles III de Savoie et du comte de Genève Philippe de Savoie-Nemours[2]. Elle a pour frère Honorat, marquis de Villars, et Claude, gouverneur et grand sénéchal de Provence.

Elle passe une partie de sa jeunesse auprès de sa tante, Louise de Savoie[2], mère du futur roi de France, François Ier.

Madeleine de Savoie est mariée, selon la probable volonté de sa tante Louise de Savoie, par contrat le [2],[3],[4] au futur connétable Anne de Montmorency (1493-1567)[2]. La cérémonie se déroule à Saint-Germain-en-Laye. À l'issue de cette union, Louise de Savoie appelle Anne de Montmorency « mon neveu » [5].

Elle est successivement la dame d'honneur des reines Éléonore de Habsbourg de 1532 à 1543, Marie Stuart en 1560, Catherine de Médicis jusqu'en 1570, et Louise de Lorraine-Vaudémont jusqu'à sa mort en 1586. Elle est aussi choisie comme Première dame d'honneur de la reine Élisabeth d'Autriche de 1570 à 1574[2].

Mort et sépulture

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Gisants d'Anne de Montmorency et Madeleine de Savoie (Musée du Louvre).

Madeleine de Savoie meurt en 1586[1]. Elle est enterrée auprès de son époux dans la collégiale Saint-Martin de Montmorency[2],[6]. Les gisants sont réalisés entre 1582 et 1589 par Barthélemy Prieur. À la Révolution, Alexandre Lenoir fait démonter les sculptures du mausolée afin de les transférer au musée des monuments français[6].

Mariée avec Anne de Montmorency, ils ont douze enfants, cinq fils, sept filles, nés entre 1526 et 1546[7], dont :

Notes et références

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  1. a b et c (en) « Madeleine de Savoie », sur fmg.ac/MedLands (Foundation for Medieval Genealogy) (consulté en ).
  2. a b c d e f et g Comtes de Tende de la maison de Savoie, 1889, p. 43-44.
  3. Comtes de Tende de la maison de Savoie, 1889, p. 237.
  4. Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie ou Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires, et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, (lire en ligne), p. 241 Tome troisième.
  5. Brigitte Bedos-Rezak, Anne de Montmorency,
  6. a et b « Barthélemy Prieur - Le connétable Anne de Montmorency (1493 - 1567) et sa femme Madeleine de Savoie (morte en 1586) », sur le site Site officiel du musée du Louvre - cartelfr.louvre.fr (consulté le ).
  7. Aude Bertrand, Un Château à Écouen, Écouen, Association Loisirs et culture d'Écouen, , 113 p., p. 67.

Bibliographie

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  • (en) Elizabeth A. R. Brown, « Madeleine de Savoie and the Chantilly Hours of Anne de Montmorency », dans Sandra Hindman, James Marrow (dir.), Books of Hours Reconsidered, London/Turnhout, Harvey Miller/Brepols, , 532 p. (ISBN 978-1-905375-94-3), p. 431-468.
  • Françoise Kermina, Les Montmorency, grandeur et déclin, Perrin, Paris, 2002.
  • Henri de Panisse-Passis, Les comtes de Tende de la maison de Savoie, Librairie Firmin-Didot et Cie, , 386 p. (lire en ligne).
  • (en) Brian Sandberg, « « Je ne vis jamais cette cour plus pleine de tourment » : Montmorency Women and Confessional Politics at Court During the French Wars of Religion », dans Caroline zum Kolk et Kathleen Wilson-Chevalier, Femmes à la Cour de France. Charges et fonctions (XVe-XIXe siècle), Villeneuve d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, (ISBN 978-2-7574-2361-5, DOI https://doi.org/10.4000/books.septentrion.132919), p. 269-290.
  • Kathleen Wilson-Chevalier, « Madeleine de Savoie et Anne de Montmorency : des bâtisseurs conjugaux », dans Sabine Frommel et Juliette Dumas (éd.), Bâtir au féminin. Traditions et stratégies en Europe et dans l’Empire ottoman, Paris, Editions Picard, (ISBN 9782708409538, lire en ligne), p. 125-136.
  • (en) Kathleen Wilson Chevalier, « Madeleine de Savoie and Anne de Montmorency. Portraiture as Agency in Paris Region Sacred Spaces », dans Eva-Bettina Krems, Sigrid Ruby, Das Porträt als kulturelle Praxis, Berlin, Deutscher Kunstverlag, (ISBN 978-3-422-07333-3), p. 177-191.

Liens externes

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