Louise Rosalie Napias

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Louise Rosalie Napias
Biographie
Naissance
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Nationalité
Activités

Louise Rosalie Napias, née le à Paris et morte le à Villemomble, est une féministe française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en 1878 à Paris, dans le XIVe arrondissement, d'un père absent et d’une mère lingère et brodeuse, Louise Napias est la nièce du Dr Henri Napias, un hygiéniste, membre de l'Académie de médecine, et directeur de l’Administration générale de l’Assistance publique de Paris à sa mort.

Très tôt, elle se bat pour obtenir son brevet primaire puis son brevet supérieur, en suivant un cours payant. Elle est l'une des premières femmes pharmaciennes.[réf. souhaitée]

Elle fréquente les Sociétés d’éducation populaire[Quand ?] comme la « Société pour l’Instruction Élémentaire » ou « l’Association Philotechnique » et y récolte prix et médailles[Lesquels ?]. Certains professeurs s’intéressent à elle dont Blanche Edwards-Pilliet, une des premières femmes internes en médecine, laquelle la pousse à devenir pharmacienne.

Face à l'hostilité des pharmaciens à la présence des femmes, et disposant de peu de moyens financiers, elle doit se battre pour préparer son baccalauréat et ses stages. Son oncle Henri Napias l'aide à obtenir un poste de préparatrice à l’Institut Pasteur. Rémunérée et pouvant poursuivre ses études, elle est enfin admise à la Faculté.

La « Société pour l’amélioration du sort de la femme et de la revendication de ses droits », fondée par Maria Deraismes lui attribue une bourse. Parallèlement à ses études, elle prononce des conférences sur l’école et fonde un patronage laïc, en collaboration avec Ferdinand Buisson. Marguerite Durand, fondatrice du journal La Fronde, lui propose de tenir une chronique scientifique. Louise Napias y écrit plusieurs articles hygiénistes ou médicaux sous le nom de plume de Blanche Galien, en 1898 et 1899[1],[2].

À l’Exposition universelle de 1900, elle est présente au sein de la Ligue française de l'enseignement, puis au Comité des dames républicaines. Elle s’occupe encore de l’Université populaire du XIVe arrondissement. En 1902, elle y rencontre Augustin Chaboseau, qu'elle épouse le 17 décembre 1902, et dont elle a deux enfants, Jean et Claudienne.

Elle a travaillé comme pharmacienne au dispensaire du XIIIe jusqu’à sa retraite.

À partir de 1904, on retrouve un de ses articles dans la Revue du socialismes, intitulé « Les partis socialistes : Allemagne : L'organisation des femmes socialistes ». Deux ans plus tard, elle interroge des personnalités sur le droit de vote des femmes et rédige une étude « Le droit de suffrage pour les femmes » dans la même revue[3], qui constitue un témoignage socio-historique encore utilisé dans les années 1980.

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Florence Rochefort, Michelle Zancarini-FournelLe, Le pouvoir du genre: laïcités et religions, 1905-2005, page 53, ed.Presses Universitaires du Mirail, 2007, (ISBN 2858169497).
  • Charles Sowerwine, Sisters Or Citizens?: Women and Socialism in France Since 1876, page 119, ed.Cambridge University Press, 1982, (ISBN 9780521234849).