Louise-Élisabeth de Croÿ de Tourzel

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Duchesse de Tourzel
Description de cette image, également commentée ci-après

Louise-Elisabeth de Croÿ de Tourzel âgée
à droite sur la cheminée, buste de Louis XVII de France

Nom de naissance Louise Élisabeth de Croÿ d'Havré
Naissance
Paris
Décès
Paris
Nationalité Française
Pays de résidence Royaume de France
Activité principale
Ascendants
Louis Ferdinand Joseph de Croÿ d'Havré (père)
Marie-Louise Cunégonde de Montmorency-Luxembourg (mère)
Conjoint
Louis François du Bouchet de Sourches
Famille

Louise Élisabeth Félicité Françoise Armande Anne Marie Jeanne Joséphine de Croÿ d'Havré, marquise puis duchesse de Tourzel, dite Louise Élisabeth de Croÿ, née le à Paris où elle est morte le [1], est la dernière gouvernante des enfants de Louis XVI.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa famille[modifier | modifier le code]

Elle est l'un des membres de la famille de Croÿ. Son père, Louis Ferdinand Joseph de Croÿ d'Havré (1713-1761) est prince et maréchal héréditaire du Saint-Empire, Grand d'Espagne, marquis de Vailly, comte de Fontenoy, châtelain héréditaire de Mons. Il meurt à la bataille de Villinghausen, le 16 juillet 1761.

Sa mère est Marie-Louise Cunégonde de Montmorency-Luxembourg[2].

Son frère Joseph Anne Maximilien de Croÿ d'Havré est chevalier de la Toison d'or, colonel du régiment d’infanterie de Flandre française, maréchal de camp, duc d'Havré et seigneur de Tourcoing de 1761 à 1789.

Le , elle se marie avec Louis François du Bouchet de Sourches (1744-1786), marquis de Tourzel, grand prévôt de France « en survivance » (1771) de son père, Louis II du Bouchet de Sourches; ils ont cinq enfants, dont Pauline de Tourzel.

Gouvernante des Enfants de France[modifier | modifier le code]

Elle vit avant la Révolution française à Paris, au château de Sourches et au château d'Abondant[3].

En 1786, son mari emporté par son cheval pendant une chasse à Fontainebleau, se brise la tête, sous les yeux du Roi Louis XVI et meurt après avoir souffert huit jours. Louise-Élisabeth de Croÿ de Tourzel ne se remarie pas et se consacre désormais à l’éducation de ses enfants.

Après l'émigration, en août 1789, de la duchesse de Polignac, première gouvernante des enfants du roi, elle lui succède.

La fuite de Varennes[modifier | modifier le code]

Madame de Tourzel accompagne la famille royale dans sa fuite de Varennes avec un passeport au nom de la baronne de Korff.

Après leur arrestation, Madame de Tourzel et d'autres personnes liées à l’affaire de la fuite de Varennes sont gardées prisonnières et interrogées. La gouvernante n'est pas à la prison de l’Abbaye, mais gardée dans les appartements du dauphin.

La prison de la Tour du Temple[modifier | modifier le code]

Le 10 août 1792, le roi gagne l'Assemblée nationale. Il est accompagné par Madame Élisabeth, le Dauphin, la princesse de Lamballe, la marquise de Tourzel ainsi que des ministres, dont Étienne de Joly, et quelques nobles restés fidèles.

La marquise est emprisonnée à la prison de la Tour du Temple. Le second étage est attribué à la reine Marie-Antoinette et sa fille Marie-Thérèse-Charlotte. Elles couchent dans l'ancienne chambre de Barthélémy (archiviste de l'ordre de Malte) qui avait été expulsé de son domicile par les agents de la Commune. Au même étage, la princesse de Lamballe dort dans l'antichambre, la marquise de Tourzel et le dauphin partagent la même chambre.

Dans la nuit du 19 au 20 août 1792, Louise-Élisabeth de Croÿ de Tourzel est transférée avec la princesse de Lamballe à la prison de la Force. Si la princesse de Lamballe est victime des massacres de Septembre, la marquise de Tourzel, comme les autres détenues, n'est pas attaquée.

Louise-Elisabeth de Croÿ de Tourzel est enfermée quatre mois « dans la maison de santé du citoyen Montprin et Compagnie, destinée au soulagement et à la guérison des infirmes et malades des deux sexes, établie à Paris, sous l'autorisation de l'administration de police, rue Notre Dame des Champs no 1466, section de Mucius Scaevola, Faubourg Germain ».

Après le 9 thermidor, elles sont assignées à résidence dans leur terre d'Abondant, à côté de Dreux. Elles sont encore surveillées par la police sous le Premier Empire.

Restauration[modifier | modifier le code]

En 1816, à la Restauration, le roi Louis XVIII l'a créée duchesse héréditaire de Tourzel.

Elle vit entourée de petits-enfants et de souvenirs à Abondant. Elle meurt à Paris, âgé de 82 ans, après avoir publié ses mémoires. Son corps, rapporté à Abondant fut inhumé dans le cimetière de cette commune contre un mur de l'église paroissiale.[4]

Un portrait peint de la duchesse daté de 1771 est conservé au château de La Palice à Lapalisse; elle est également représentée jeune sur une des neuf miniatures sur ivoire anonyme - dont au centre son mari - décorant le couvercle d'une boîte en écaille de la fin du XVIIIe siècle provenant du château de Goulaine (Loire-Atlantique), qui figura aux ventes aux enchères publiques des 6, 7 et 8/06/2009 au château de Cheverny (reprod. coul. sous le n° 160 du catalogue - arch.pers.).

Elle fut propriétaire de l'hôtel d'Estrées au no 79 de la rue de Grenelle à Paris que ses descendants vendirent au gouvernement russe en 1863[5].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Souvenirs de la marquise de Créquy, 1710 à 1802 Par comte de Courchamps, Maurice Cousin, p. 115.
  2. Vte A. Révérend Titres, anoblissements et pairies de la Restauration.
  3. Château du XVIIe siècle (inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques). Le grand salon XVIIIe siècle de ce château, composé de boiseries peintes, consoles, sièges, lustre et cheminée, se trouve au musée du Louvre à Paris.
  4. La Ferronnays : Introduction aux Memoires de madame la duchesse de Tourzel publiés par le Duc des Cars, t. 1, Plon, 1883, p. XVIII, en ligne
  5. Cartel commémoratif posé devant la résidence par la Ville de Paris

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louise Elisabeth de Croÿ d’Havré, duchesse de Tourzel, Mémoires de la duchesse de Tourzel, gouvernante des enfants de France de 1789 à 1795, (Mercure de France, 2005);
  • Pauline de Tourzel, comtesse de Béarn, Souvenirs de quarante ans, 1789-1830 : Récits d'une dame de madame la Dauphine (Paris, Jacques Lecoffre et Cie, 1861).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]