Louis-Mathieu Verdilhan

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Louis-Mathieu Verdilhan
Louis-Mathieu Verdilhan.jpg
Naissance
Décès
Nationalité
Drapeau de la France France
Activité

Louis Mathieu Verdilhan, né à Saint-Gilles-du-Gard le , et mort à Marseille le , est un peintre français.

Son frère cadet, André Alexandre Verdilhan, est aussi peintre mais également sculpteur.

Biographie[modifier | modifier le code]

La famille de Louis Mathieu Verdilhan s’installe au quartier des Chartreux à Marseille en 1877. Issu d’une famille pauvre, il entre en apprentissage chez un peintre en bâtiment en 1890 mais s'initie au dessin avec le soutien de l'artiste-peintre marseillais Eugène Giraud (Marseille 1848-1937). Dès 1895, il ouvre un atelier qu'il gardera toute sa vie, au no 12 rue Fort-Notre-Dame. En 1898, il part pour la première fois à Paris et travaille chez le décorateur Adrien Karbowsky chargé d'une partie de l'ornementation du Salon du bois du pavillon des Arts décoratifs pour l'exposition universelle de 1900, puis rentre l’année suivante à Marseille. En 1902, il perd son œil gauche, ce qui ne l'empêche pas de peindre.

Sa carrière artistique débute en 1902 à Marseille avec une exposition à la rue Saint-Ferréol puis, en 1905, une exposition au palais des architectes à l’avenue du Prado. Il expose également à Paris dès 1906 au Salon des indépendants : Champs de coquelicots (1906), Prêtre et enfant de chœur (1910), Place de l'horloge (1911), Maison à l'amandier (1913), La cruche aux fleurs (1914) ... A partir de 1908 il participe également au Salon d'automne. En 1909, il passe six mois à Versailles où il réalise de nombreux tableaux. Il occupe de 1910 à 1914 un atelier au no 12 quai de Rive Neuve, dans des entrepôts où sont déjà installés les peintres Girieud et Lombard (local qui sera plus tard, de 1946 à 1993 l'atelier du peintre François Diana). Mobilisé à Toulon lors de la Première Guerre mondiale, Louis Mathieu Verdilhan côtoie Albert Marquet dont il subit l’influence, mais aussi André Suarès et Antoine Bourdelle.

Après la guerre, il réside successivement à Aix-en-Provence, Cassis et Toulon. Le , il épouse Hélène Casile, fille cadette du peintre Alfred Casile. Sa notoriété augmente et il expose jusqu'à New York à la galerie Kraushaar. Il effectue pour la ville de Marseille la peinture d’un panneau pour l’Opéra de Marseille : cette toile représente la fête du 14 juillet à Marseille et a été très critiquée lors de l'inauguration de l'opéra[1].

Passionné par le Vieux-Port, il en fit plus 130 représentation entre 1913 et 1920[réf. nécessaire].

Il meurt d’un cancer du larynx le . Sa veuve se remarie avec un ingénieur polytechnicien, Gaston Vanneufville, et aura une fille : l’actrice Geneviève Casile.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Le grand pavois dans le port de Marseille, musée Ziem de Martigues
Le bar des colonies à Toulon, musée Ziem de Martigues

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Chol, Louis Mathieu Verdilhan (1875-1928), carillonneur de couleurs, architecte de la forme, Éditions Chol, 2005, p. 118 (ISBN 2-9512862-2-8).
  2. « Paysage provençal », base Joconde, ministère français de la Culture
  3. « Portrait d'homme », base Joconde, ministère français de la Culture
  4. « Vue du port de Marseille », base Joconde, ministère français de la Culture
  5. « Mairie sur la côte », base Joconde, ministère français de la Culture
  6. « Autoportrait », base Joconde, ministère français de la Culture
  7. « Le Vieux-Port », base Joconde, ministère français de la Culture
  8. « Le bestiaire », base Joconde, ministère français de la Culture
  9. « Le pont transbordeur », base Joconde, ministère français de la Culture
  10. « Mairie sur la côte », base Joconde, ministère français de la Culture
  11. « Vue du port de Marseille », base Joconde, ministère français de la Culture
  12. Jean-Roger Soubiran, André Alauzen, André Bourde, Marie-Claude Homet, Marie-Christine Gloton, Pierre Lesage et al. (préf. François Trucy, Pierre Perruchio et Édouard Pommier), La peinture en Provence dans les collections du musée de Toulon du XVIIe au début du XXe siècle, Musée de Toulon, , 360 p., 32 × 23,5 cm (ISBN 2-905076-09-7).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Chol, Jean Chol, Huguette Lasalle, Louis-Mathieu Verdilhan, peintre de Marseille, Edisud, Aix-en-Provence 1991 (ISBN 2857445407).
  • Daniel Chol, Louis Mathieu Verdilhan (1875-1928), carillonneur de couleurs, architecte de la forme, Éditions Chol, 2005, (ISBN 2-9512862-2-8).
  • André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, Jeanne Laffitte, (1re éd. 1986), 473 p. (ISBN 9782862764412), p. 451-452. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Roger Soubiran, André Alauzen, André Bourde, Marie-Claude Homet, Marie-Christine Gloton, Pierre Lesage et al. (préf. François Trucy, Pierre Perruchio et Édouard Pommier), La peinture en Provence dans les collections du musée de Toulon du XVIIe au début du XXe siècle, Musée de Toulon, , 360 p., 32 × 23,5 cm (ISBN 2-905076-09-7), p. 347-351.

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