Laurence Iché

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Laurence Iché
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Biographie
Naissance
Décès
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MadridVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Genre artistique

Laurence Iché, née le à Saint-Étienne, poétesse surréaliste, décédée le à Madrid en Espagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et adolescence[modifier | modifier le code]

Fille du sculpteur René Iché et du modèle de Montparnasse Renée (Rosa Achard), Laurence Iché passe sa petite enfance à Saint-Héand dans la région de Saint-Étienne ou en nourrice. Elle retiendra de cette période un profond attachement à la nature. À partir de 1926, elle rejoint ses parents à Paris. Ils vivent à Montparnasse, dans un atelier de la rue Daguerre. Iché, dont la carrière de sculpteur décolle à peine, a enfin les moyens de subvenir (modestement) aux besoins de sa famille. Elle pose très jeune pour quelques-unes des œuvres majeures de son père mais également pour Pablo Picasso, etc. En 1937, elle a tout juste 16 ans, quand son père lui fait faire une visite étonnante du Pavillon espagnol de l'Exposition de Paris. Il lui montre la modernité et l'avant-garde qui pour lui sont synonymes d'engagement. Elle se lie avec le poète Robert Ganzo à l'occasion de ses nombreuses échappées du lycée Victor-Duruy. Sur les conseils de Max Jacob, son père la place brièvement chez les Bénédictines. Au début de la guerre, elle tombe amoureuse de Robert Rius, poète surréaliste "secrétaire d'André Breton". Elle l'épousera en juin 1941.

La guerre et la Main à plume[modifier | modifier le code]

Elle débute à l'écriture par le journalisme en 1939 avant de participer au groupe La Main à plume. À ses côtés, les poètes Robert Rius, Léo Malet, Maurice Blanchard, Jean-François Chabrun, Marc Patin, Tita, J-V Manuel (Manuel Viola), Noël Arnaud, etc. Elle publie un recueil de poèmes érotiques (Au fil du vent) dont Blanchard interloqué dira : « quand a-t-on vu une femme avancer ces choses-là? » La fin de la guerre est pour elle une série d'épreuves avec les décès successifs de sa fille Aurélia puis de son mari, ignoblement dénoncé puis fusillé par la Gestapo.

Exil et remariage[modifier | modifier le code]

En 1949, elle épouse le peintre abstrait Manuel Viola en Espagne. Chaque semaine elle assiste aux rencontres poétiques à Madrid, encourageant toujours les plus jeunes à persister dans cet art difficile et ingrat. Elle est l'une des premières à s'intéresser et à traduire en français Camilo José Cela et du français à l'espagnol la correspondance amoureuse d'Oscar Dominguez (inédite). Mais elle consacre la dernière partie de sa vie à défendre l'œuvre abstraite de son second époux. Elle décède en 2007, année de la commémoration des 20 ans de la mort de Manuel Viola. Autre malheureuse coïncidence, la police française venait juste de retrouver l'œuvre de Résistance de son père René Iché, offerte à De Gaulle en 1942 à Londres et pour laquelle elle avait posé à l'âge de 19 ans.

Ses œuvres surréalistes[modifier | modifier le code]

  • Au fil du vent, 1942, illustré par Oscar Dominguez.
  • Étagère en flamme, 1943, illustré par des dessins de trottoir relevés par Pablo Picasso.
  • Divers poèmes et contes pour les Feuillets du 81, les Cahiers de Poésie et les Cahiers du Sud.
  • Plusieurs séries de cadavres exquis.

Œuvres dont elle a été le modèle[modifier | modifier le code]

Son décès dans la presse[modifier | modifier le code]

  • El Pais du 13 septembre 2007 : Laurence Iché, poetisa surrealiste par Miguel G. Morales.
  • Le Monde du 30 septembre 2007 : Laurence Iché, carnet.

Bibliographie récente[modifier | modifier le code]

  • "Hommage : Laurence Iché", dossier in revue Les Hommes sans épaules, no 23/24, p. 67-76, année 2007, paru en janvier 2008, Ed. Librairie-Galerie Racine, Paris. (ISSN 1145-1912), (ISBN 2-243-04327-0), LGR