Louis Janover

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Louis Janover, né en 1937, est un essayiste, traducteur et éditeur français. Il est considéré comme un « intellectuel de l’ultra-gauche » française[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1956, il fait partie des signataires du texte du groupe surréaliste de soutien à l'insurrection de Budapest, texte rédigé par André Breton[2].

Membre du groupe Spartacus (1961-1963) aux côtés de Roger Langlais et de Bernard Pécheur, il signe avec ce dernier, en 1961, dans le premier et unique numéro de la revue surréalisante Sédition, un article mettant en cause la Déclaration sur le droit à l'insoumission dans la guerre d'Algérie, dite « Manifeste des 121 », et sa récupération par la gauche tiers-mondiste.

À la suite de la dissolution du groupe Spartacus, il dirige de 1963 à 1969 la revue Front Noir, à laquelle collaborent épisodiquement, Gaëtan Langlais, un temps membre de l'Internationale lettriste et frère de sa compagne, et Jacques Moreau, dit Le Maréchal, peintre et graveur proche de Guy Debord et dont André Breton préface en 1960 une exposition à la Galerie Cordier, à Paris. Farouchement opposée aux théories situationnistes,  la revue Front Noir publie quelques textes de penseurs issus du communisme de conseils, et se propose de développer une critique radicale du concept d'avant-garde.

Proche de Maximilien Rubel, il a été codirecteur de la revue Études de marxologie.

Outre la publication de ses propres essais, Louis Janover est éditeur scientifique ou directeur de collection pour Gallimard, la Bibliothèque de la Pléiade, Paris-Méditerranée, les éditions Sulliver, les Éditions de La Nuit...

Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

  • Un trou au cœur de la vie, Le Surréalisme, même, 1, 1956.
  • Lettre ouverte au groupe surréaliste (Paris, 27 septembre 1962), cosignée par Corinne Armel, Monique Langlais, Roger Langlais, Bernard Pécheur, Serge Ründt, Front Noir, 1, juin 1963.
  • Surréalisme, art et politique, Galilée, 1980.
  • Les Intellectuels face à l’histoire, Galilée, 1980.
  • Le Rêve et le Plomb. Le Surréalisme de l'utopie à l'avant-garde, Jean-Michel Place, 1986.
  • La Deuxième Droite, Robert Laffont, 1986 (avec Jean-Pierre Garnier) ; rééd. Agone, 2013.
  • La Révolution surréaliste, Plon, 1989, réédition Hachette, « Pluriel », 1995.
  • Les Dissidents du monde occidental. Critique de l'idéologie antitotalitaire, Spartacus, 1991.
  • La Pensée aveugle. Quand les intellectuels ont des visions, Spengler, 1993 (avec Jean-Pierre Garnier).
  • L’Avenir d’une utopie, 1994.
  • Nuit et Brouillard du révisionnisme, Paris-Méditerranée, 1996.
  • Cent ans de servitude : Aragon et les siens, 1998.
  • Voyage en feinte-dissidence, Paris-Méditerranée, 1998.
  • La Tête contre le mur : essai sur l'idée anticommuniste au XXe siècle, Sulliver, 1998.
  • Thermidor mon amour : voyage en feinte-dissidence II, Paris-Méditerranée, 2000.
  • Le Surréalisme de jadis à naguère, Paris-Méditerranée, 2002.
  • Lautréamont et les chants magnétiques, Sulliver, 2002.
  • Surréalisme ou le surréalisme introuvable, 2003.
  • Tombeau pour le repos des avant-gardes, 2005.
  • La Démocratie comme science-fiction de la politique, Sulliver, 2007.
  • Maximilien Rubel, pour redécouvrir Marx, en collaboration avec Miguel Abensour, Sens&Tonka, 2008
  • Visite au Musée des arts derniers, 2008.
  • S’il est encore minuit dans le siècle, Éditions de la Nuit, 2010.
  • Retrouver Fondane, 2010 (avec Patrice Beray).
  • Thermidoriens, encore un effort…, 2010.

Articles[modifier | modifier le code]

Correspondance[modifier | modifier le code]

Notices[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eléments de discussion avec Ariane Miéville, Philippe Corcuff, janvier 2004
  2. André Breton, Hongrie, Soleil levant, tract du Groupe surréaliste à propos de l’insurrection de Budapest, nov. 1956.

Liens externes[modifier | modifier le code]