Niklaus Rudolf von Wattenwyl

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Niklaus Rudolf von Wattenwyl
Illustration.
Titre
Schultheiss fédéral
Chancelier Jean-Marc Mousson
Josef Franz Karl Amrhyn
Prédécesseur Lui-même
(président de la Diète)
Successeur Niklaus Friedrich von Mülinen
Président de la Diète fédérale suisse
Chancelier Jean-Marc Mousson
Prédécesseur Protectorat français
Successeur Lui-même
(schultheiss)
Landamann de la Confédération suisse
(Protectorat français )
Chancelier Jean-Marc Mousson
Prédécesseur Louis d'Affry
Successeur Hans Reinhard
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Berne (Suisse)
Date de décès (à 72 ans)
Lieu de décès Aarburg (Suisse)

Niklaus Rudolf von Wattenwyl, né le 3 janvier 1760 et mort le 10 août 1832, est une personnalité politique et un militaire suisse. Nommé général de l'armée suisse, il fut par la suite désigné Landamann de la Confédération suisse après la mort de son prédécesseur, Louis d'Affry. Dirigeant de la confédération entant que landamann souverain de 1809 à 1811, il doit accepter les conditions du protectorat français, imposées après la chute de la République helvétique en 1802.

Contraint d'abdiquer en 1811, il revient au pouvoir après la chute de Napoléon Ier et l'établissement de la confédération des XXII cantons et le retour de l'ordre ancien. Après s'être fait élire président de la Diète fédérale, il se fait proclamé schultheiss (chef du gouvernement cantonal) en 1817. Gouvernant depuis le canton de Berne, il est le chef d'état le plus influent de la restauration suisse. Vers la fin de son règne, il assure la transition pacifique du pouvoir des partisans conservateurs de la restauration aux libéraux. Il démissionne de toutes ses fonctions le 20 octobre 1831 mais conserve son grade de général. 

Biographie[modifier | modifier le code]

Descendant d'une ancienne famille bernoise, les Wattenwyl, ayant donner plusieurs schultheiss à la Suisse, il s'engage dans une carrière militaire. En 1798, il commande les troupes fédérales et stoppe la progression de l'armée française à Neuenegg. Ce succès militaire ne peut toutefois remettre en cause la chute de l'Ancien Régime dans le canton.

Sous la République helvétique, il se fait discret. Après l'échec et l'abolition de la république puis la mise en place de l'Acte de médiation en 1803, il retourne sur la scène publique. En 1804, il est l'auteur d'un Règlement militaire général pour la Confédération suisse, qui est adopté par la Diète le 22 juin. Ce règlement tente de réorganiser l'armée suisse à la suite de la chute de la République helvétique et prévoit la formation de sept légions pour un total de 15 000 hommes. Toutefois, l'application de ce règlement est interdit par Napoléon Ier qui ne désire alors pas voir la Suisse en possession d'une armée forte.

Pour éviter toutes révoltes, l'empereur nomme en Suisse, un chancelier, et un landamann. Ce titre associé à la fonction de monarque, est confié au comte Louis d'Affry. Cependant, celui-ci reste sous l'influence française.

Vers 1808, Wattenwyl devient un proche du landamann. A sa mort en 1810, Affry le désigne comme son successeur, un choix accepté par la France.

Devenu landamann, Wattenwyl tente de réformer la confédération mais la domination française empêche tout progrès dans la Suisse occupée. Entre 1810 et 1811, il entretient des relations secrète avec des ambassadeurs britanniques. Avertis de cela, le gouvernement français lui ordonne d'abdiquer, ce qu'il fait en 1811.

Exilé de 1812 à 1814, il revient en Suisse après la chute de Napoléon et la restauration de l'ancienne Confédération. Il met en place un nouveau gouvernement qu'il dirige entant que président de la Diète fédérale de 1815 à 1817.

En 1817, il se proclame schultheiss (chef du gouvernement cantonal) et dirige ainsi d'une main de fer la nouvelle confédération. Réformant considérablement la société, il doit trouver un équilibre entre les conservateurs et les libéraux. Bien qu'il pense que le libéralisme ne peut porter rien de bon à la confédération, il souhaite une transition pacifique du pouvoir. Sa tâche terminée, il démissionne le 20 octobre 1831. Après une longue hésitation de la Diète pour sa succession entre Emanuel Friedrich von Fischer et Niklaus Friedrich von Mülinen, c'est finalement le conservateur von Mülinen qui lui succède comme schultheiss.

Il meurt le 10 août 1832 dans le château de Landshut que la ville de Berne lui avait vendu et qu'il avait transformé en maison de campagne.

Son fils Emanuel Salomon Friedrich von Wattenwyl (1792-1850) sera le quatrième et dernier Schultheiss fédéral de la Confédération des XXII cantons de 1834 à 1847.

Sources[modifier | modifier le code]