La Loterie à Babylone

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La Loterie à Babylone (en espagnol : la lotería en Babilonia) est une nouvelle de Jorge Luis Borges publiée dans le recueil Fictions, qui décrit une loterie poussée à son paroxysme.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le narrateur, habitant d'une ancienne Mésopotamie de fiction, décrit la mise en place d'une loterie. Peu à peu, le succès aidant, celle-ci évolue : introduction de lots autres que pécuniaires (charges politiques ...), puis de lots négatifs ou nuls pour accroître le suspense (peines de prisons, objets anodins ...). Enfin, la loterie devient secrète et obligatoire. On ne peut plus alors discerner, dans les événements de la vie, ce qui provient de la loterie, ni même si elle existe encore.

Thèmes[modifier | modifier le code]

Une réflexion sur l'influence du hasard sur la vie.

La Compagnie qui organise la loterie est aussi une métaphore de Dieu : toute-puissante, ses objectifs sont incompréhensibles aux yeux des babyloniens, qui ne peuvent que s'y soumettre.

Incipit[modifier | modifier le code]

« Comme tous les hommes de Babylone, j'ai été pro-consul ; comme eux tous, esclave. »

Références culturelles[modifier | modifier le code]

  • Qaphqa : "lettrine sacrée", peut être une "référence à Franz Kafka"[1]
  • Duel avec la Tortue : "référence au paradoxe d'Achille et de la tortue"[2]
  • Aelius Lampridius : auteur fictif
  • Antonin Héliogabale
  • Taprobane : ancien nom de l'île de Ceylan
  • Euphrate : fleuve

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Qaphqa » (consulté le 5 mai 2016)
  2. Article en ligne de Laurent Nicolas, Borges et l'infini https://www.borges.pitt.edu/sites/default/files/0705.pdf