La France et son armée

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La France et son armée est un essai de Charles de Gaulle[1],[2] paru en 1938.

Genèse[modifier | modifier le code]

Dans les années 1920, Pétain, qui souhaitait entrer à l'Académie française, et n'avait jamais écrit de livres, fit appel à de Gaulle pour la rédaction d'un ouvrage, Histoire du soldat français, qui devait être publié sous le nom du maréchal[3]. Pétain n'en écrivit que la partie sur la Première Guerre mondiale (La Guerre mondiale 1914-1918). À la suite de dissensions entre les deux hommes, le livre ne fut jamais publié et de Gaulle reprendra ses écrits pour la rédaction de La France et son armée[3].

Édition[modifier | modifier le code]

Une fois les épreuves corrigées par Émile Mayer, l'ouvrage paraît chez Plon dans la collection « Présences » par Daniel-Rops. Il est réédité en 2011 avec une nouvelle présentation d'Hervé Gaymard.

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans La France et son armée, tout d'abord, il proclame sa neutralité, voire son indifférence en matière idéologique ; De Gaulle n’est pas plus républicain qu’antirépublicain : il est capétien aux premiers temps du royaume, à Bouvines aux côtés de Philippe Auguste, il entre à Orléans derrière Jeanne, il traverse le Rhin avec Turenne, il congratule Carnot, sous la République, autant qu’il approuvait Louvois sous Louis XIV, il est révolutionnaire à Valmy et bonapartiste en Italie ; bref, chez lui, le sentiment national l'emporte sur la nature du régime politique. Charles de Gaulle affirme son incertitude quant à l'innocence de Dreyfus : il parle de la « vraisemblance » de l’erreur judiciaire mais il déplore l’affrontement de deux meutes rivales, renvoyées dos à dos, conduisant en fin de compte à l’affaiblissement de l’armée.

Le thème central du livre consiste à dire que l'état de l'armée est le même que celui de la nation : il y affirme dès la première page que « la France fut faite à coup d'épées. Nos pères rentrèrent dans l'histoire avec le glaive de Brennus. » et, en conclusion, à propos de la France que son « génie, tour tour, négligent ou bien terrible, se reflète fidèlement au miroir de son armée. » Aussi, quand la France va bien, l'armée va bien aussi ; d'autre part, il écrit qu'une armée forte est indispensable à la France comme à tout pays.

Réception critique[modifier | modifier le code]

La France et son armée est commenté par Hubert de Lagarde dans L'Action française.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « LA FRANCE ET SON ARMÉE », charles-de-gaulle.org.
  2. « La France et son armée », blog-fillon.over-blog.com.
  3. a et b François-Guillaume Lorrain, « Un manuscrit inédit de Pétain retrouvé », lepoint.fr,‎ (lire en ligne)