Jacques Godechot

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Jacques Godechot
Biographie
Naissance
à Lunéville (Meurthe-et-Moselle)
Décès
à Hèches (Gard)
Nationalité Drapeau : France Français
Thématique
Formation Université de Nancy et Université de Paris
Titres Agrégé d'Histoire
Docteur ès lettres
Professeur des universités
Profession Historien moderniste (d), historien et professeur d'université (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Travaux
  • Thèse de doctorat, Les Commissaires aux armées sous le Directoire (1937)
  • Les institutions de la France sous la Révolution et l'Empire (1951)
  • La contre-révolution (1789-1804) (1961)
Approche histoire de la Révolution française (analyse d’une révolution « atlantiste »)
Distinctions Prix Broquette-GoninVoir et modifier les données sur Wikidata
Auteurs associés
Détracteurs
(Critiques)
Albert Soboul

Jacques Godechot, né à Lunéville le et mort à Hèches le , est un historien français, spécialiste de la Révolution française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Lunéville en 1907, partie de la Lorraine demeurée sous contrôle français après la guerre de 1870, Jacques Godechot est issu d’une famille de commerçants juifs. Passionné par la Révolution française, dont le souvenir reste vif dans sa famille, et par la philosophie de Spinoza, il opte finalement pour l’histoire. Il commence ses études à Nancy et les finit à Paris où il est reçu, en [[1928], à l’agrégation d’histoire].

À Paris, il est très marqué par l’enseignement d’Albert Mathiez avec qui il commence sa thèse de doctorat : Les Commissaires aux armées sous le Directoire. En 1932, à la mort de Mathiez, il la poursuit avec Georges Lefebvre et la soutient en 1937.

Sans faire partie de l’école des Annales, il est néanmoins influencé par les pères des Annales d’histoire économique et sociale, Lucien Febvre et Marc Bloch, qu'il rencontre à Strasbourg. Il est révoqué de l’enseignement secondaire par l’administration de Vichy du fait de ses origines juives. En 1945, il est nommé professeur à la faculté des lettres de Toulouse.

Il contribue à élargir l’étude de la Révolution française dans le temps et dans l’espace.

Il expose, en mars 1955, au Congrès international des sciences historiques de Rome, avec l'historien américain Robert Roswell Palmer, une vision « atlantiste » de la Révolution française : Le Problème de l’Atlantique au XVIIIe siècle qui subit de violentes critiques dans un contexte de Guerre froide où les oppositions avec les historiens marxisants sont exacerbées. Il est accusé d’être payé par l’OTAN, si ce n’est par la CIA. Son analyse d’une « révolution atlantique » est développée dans : La Grande Nation (1956), Les Révolutions (1963), L’Europe et l’Amérique à l’époque napoléonienne (1967), ce qui lui vaudra d’être élu à la tête de la commission internationale d’histoire de la Révolution française du Comité international des sciences historiques.

Il s’intéresse également à la Révolution française à travers : la Contre-révolution (1961), la Pensée révolutionnaire en France et en Europe (1964), la Prise de la Bastille (1965) et la Vie quotidienne sous le Directoire (1977).

En 1959, on assiste à un apaisement avec les historiens marxisants, dont Soboul, concrétisé par sa désignation à la coprésidence de la Société des études robespierristes.

Il meurt en 1989, lors des commémorations du bicentenaire de la Révolution française qu'il avait aidé à préparer.

En 2005-2006, le sujet d'Histoire moderne du Capes et de l'agrégation d'Histoire-Géographie est directement inspiré de sa théorie des révolutions en chaîne : « Révoltes et révolutions en Europe et aux Amériques 1773-1802 ».

Œuvres (liste non exhaustive)[modifier | modifier le code]

  • Histoire de l'Italie moderne Tome 1. Le Risorgimento 1770/1870, Hachette, Paris, 1972
  • Les Révolutions, Collection Nouvelle Clio, P.U.F., Paris, 1986.
  • La Révolution française : chronologie commentée, suivie de notices biographiques sur les personnages cités, Perrin, Paris, 1988.
  • La contre-révolution (1789-1804), 2e ed. Paris : Presses universitaires de France, 1984. 426 p. (Quadrige). (ISBN 2-13-038554-0)
  • Les institutions de la France sous la Révolution et l'Empire, Paris, Presses universitaires de France, 1951.
  • Histoire de l'Atlantique, Editions Bordas, Paris, 1947.
  • Les Commissaires aux Armées sous le Directoire, Paris, Presses universitaires de France, 1941.
  • Journées d'études organisées par le Musée de la Révolution française en hommage à Jacques Godechot, Albert Soboul et Jean-René Suratteau des 20 et  : La Révolution française : idéaux, singularité, influences. Les actes du colloque ont été publiés.
  • Un jury pour la Révolution, Paris, Robert Laffont, 1974. (Il analyse les ouvrages de quatorze écrivains, formant ce jury, traitant de la Révolution française. Il s'agit de: Alphonse de Lamartine, Thomas Carlyle, François-Auguste Mignet, Adolphe Thiers, Jules Michelet, Edgar Quinet, Alexis de Tocqueville, Louis Blanc, Heinrich von Sybel, Hippolyte Taine, Alphonse Aulard, Jean Jaurès, Albert Mathiez et Georges Lefebvre).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]