Léon Chertok

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Léon Chertok
Portrait de Léon Chertok
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à LidaVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata
à DeauvilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité Biélorussie
FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession PsychiatreVoir et modifier les données sur Wikidata

Léon Chertok, né le à Lida, non loin de Vilnius (en Lituanie, alors province de l'Empire russe, aujourd'hui en Biélorussie) et mort en à Deauville[1], est un psychiatre français connu pour ses travaux sur l'hypnose et la médecine psychosomatique.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Léon Chertok obtient son doctorat en médecine à Prague en 1938. Arrivé à Paris en 1939, il entre dans la résistance.

En 1947, il effectue un stage en psychiatrie à l'hôpital de Mount Sinai de New-York dans un service de médecine psychosomatique dirigé par le psychanalyste Lawrence Kubie. De retour en France, il fait une analyse chez Jacques Lacan de 1948 à 1954. De 1948 à 1949, il est l'assistant de Marcel Montassut à l'hôpital psychiatrique de Villejuif. En 1950, il crée le centre de médecine psychosomatique à Villejuif avec Victor Gachkel où il reçoit la visite de Franz Alexander. À cette époque, il travaille bénévolement au sein du service d'urologie de Pierre Aboulker. Dans les années 1950, il voyage aux États-Unis, où il se fait hypnotiser par Milton Erickson, et en Allemagne où il se fait hypnotiser par Johannes Heinrich Schultz. C'est à cette époque qu'il rencontre le psychanalyste Raymond de Saussure et l'érudit spécialiste du magnétisme animal Robert Amadou.

En 1957, il contribue à la création de la société française de médecine psychosomatique avec Michel Sapir et Pierre Aboulker. En 1959, il donne sa première conférence sur l'hypnose devant des psychanalystes au sein de la société L'Évolution psychiatrique de Henri Ey.

La fin des années 1970 et les années 1980 sont marquées par ses échanges avec des philosophes tels François Roustang, Mikkel Borch-Jacobsen, Michel Henry et Isabelle Stengers.

Chertok considère que les psychanalystes négligent la pratique de l'hypnose et s'attire ainsi de nombreuses et vives critiques de leur part. Il fait une analyse chez Jacques Lacan et est l'élève de Francis Pasche mais il est refusé comme analyste à la Société psychanalytique de Paris. Il est aussi l'un de ceux qui ont maintenu des contacts avec la psychiatrie soviétique. Sa position « d'hérétique » l'isole et sa contribution à l'hypnose est négligée à la faveur des auteurs ericksonniens. Avec Isabelle Stengers, il dit et redit son opposition à la psychanalyse et aux institutions la représentant.

Léon Chertok est le père du banquier d'affaires Grégoire Chertok.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Méthodes psychosomatiques d'accouchement sans douleur, 1957
  • L'Hypnose : problèmes théoriques et pratiques, 1959
  • La Relaxation : aspects théoriques et pratiques, 1959
  • L'Hypnose, 1965, ( éd. remaniée et augmentée, 2006 (ISBN 2228881147))
  • Féminité & maternité. l'accouchement sans douleur, 1969
  • L'Hypnose avec envoi, 1972
  • Avec Raymond de Saussure, Naissance du psychanalyste. De Mesmer à Freud, Paris, Payot, 1973 (réédition Les Empêcheurs de penser en rond / Synthélabo, 1997 (ISBN 2908602881))
  • Le Non-savoir des psys, 1979
  • Actualité de la suggestion, 1983
  • Résurgence de l'hypnose : une bataille de deux cent ans, 1984
  • Avec Mikkel Borch-Jacobsen, Hypnose et psychanalyse, 1987
  • Avec Isabelle Stengers, Le Cœur et la Raison. L'hypnose en question de Lavoisier à Lacan Paris, Payot, 1989
  • Hypnose et suggestion, 1989
  • Avec Isabelle Stengers et Didier Gilles, Mémoires d'un hérétique, Paris, La Découverte, 1990
  • Avec Isabelle Stengers, L'Hypnose, blessure narcissique, Les Empêcheurs de penser en rond, 1990
  • L'Hypnose entre la psychanalyse et la biologie, Éditions Odile Jacob, 2006

Films[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ouest-France, 31 juillet 1991.

Liens externes[modifier | modifier le code]