Johannes Heinrich Schultz

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Johannes Heinrich Schultz
Portrait de Johannes Heinrich Schultz
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à GöttingenVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata
à BerlinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité(s) AllemagneVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Université de GöttingenVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession(s) Psychiatre et psychothérapeute (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Johannes Heinrich Schultz, né le à Göttingen et mort le (à 86 ans) à Berlin, est un psychiatre allemand, inventeur du training autogène.

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1902 à 1909, Johannes Schultz suit des études de médecine à Lausanne, Breslau et Göttingen où il rencontre Karl Jaspers. Il obtient son doctorat en médecine à Göttingen en 1907. Dans les années 1910, il étudie l'hypnose, s'intéressant notamment aux travaux de Korbinian Brodmann et Oskar Vogt. En 1911, il rencontre Sigmund Freud. En 1913, il rentre à la clinique de Iéna dirigée par Otto Binswanger.

Pendant la première guerre mondiale, il est médecin militaire en Prusse Orientale et rencontre Karl Abraham. Habilité comme psychiatre en 1919, il dirige un sanatorium psychothérapeutique à Dresde de 1920 à 1923 dans lequel travaille Frieda Fromm-Reichmann.

En 1924, Schultz s'installe comme neurologue et psychothérapeute à Berlin.

En 1932, il publie son livre le plus connu, Thérapie Autogène, dans lequel il publie sa méthode d'entraînement autogène, largement inspirée des techniques d'autohypnose d'Oskar Vogt.

De 1936 à 1945, il travaille notamment comme sous-directeur au sein de l'Institut Göring, aussi appelé Institut allemand de recherche en psychologie et de psychothérapie. Il est d'ailleurs surnommé le « Nestor » de la psychothérapie allemande[réf. souhaitée]. Il s'engage activement pour l'extermination des handicapés (Aktion T4)[1]. Dans l'Institut, il se consacre aussi spécialement au sort des homosexuels hommes [2]. Schultz faisait une distinction entre une homosexualité héréditaire et une homosexualité curable. Au sein de l'Institut, il offrait d'une part des traitements pour les « guérir »[3] et d'autre part, il dirigeait une commission contraignant les « suspects » à des actes sexuels avec des prostitués, dans le but de déterminer s'ils étaient bien homosexuels. Les « coupables » étaient transférés en camp de concentration[4],[5].

Neurose Lebensnot ärztliche Pflicht, 1936
Die Seelische Gesunderhaltung, 1941

Liens internes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Geoffrey Cocks: La psychothérapie sous le IIIe Reich. L’Institut Göring, Ed.: Belles Lettres, 1987, Coll.: Confluents psychanalytiques, ISBN 2-251-33436-X.
  2. Florence Tamagne: A history of homosexuality in Europe. Algora 2006, ISBN 0-87586-356-6, S. 385.
  3. James E. Goggin, Eileen Brockman Goggin: Death of a “Jewish Science”. Psychoanalysis in the Third Reich. Purdue University Press 2001, ISBN 1-55753-193-5, p. 120; Florence Tamagne: A history of homosexuality in Europe. Algora 2006, ISBN 0-87586-356-6, p. 385.
  4. Angelika Hager, Sebastian Hofer: Sex unterm Hakenkreuz. Das Lustverständnis der Nationalsozialisten in der Wissenschaft. In: Profil, 22/08.
  5. Jurgen Brunner MD, Matthias Schrempf & Florian Steger : J. -H. Schultz and National Socialism, Isr J Psychiatry, relat, SCI, vol. 45, n04, 2008, p. 257 - 262

Liens externes[modifier | modifier le code]