Léon Bérard (médecin)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Léon Bérard
Portrait de Léon Bérard
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
MorezVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
LyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Père Jean-Baptiste Bérard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère Madame Bérard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Université de LyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession Médecin, oncologue (d) et chirurgienVoir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université de LyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur‎ (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Académie royale de médecine de BelgiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Données clés

Léon Eugène Bérard, né le à Morez (Jura) et mort le à Lyon, est un médecin et chirurgien français, professeur de clinique chirurgicale à la Faculté de médecine de Lyon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Léon Bérard est issu d'une famille notable de pharmaciens[1],[2]. Nommé externe en 1890 puis doyen de l'internat en 1892. Il est prosecteur puis chef de clinique dans le service d'Antonin Poncet. Sa thèse de médecine portant sur le traitement chirurgical du goître[3] menée sous la direction d'Antonin Poncet et publiée en 1896, est très remarquée. Il est reçu au concours de l'agrégation en 1898 puis il est nommé chirurgien des hôpitaux en 1911.

Dès 1896, il s’intéresse à l'actinomycose pour publier avec Antonin Poncet un Traité d'actinomycose humaine.

Pionnier de la chirurgie thoracique et de la lutte contre le cancer, son service est l'un des premiers à utiliser le radium[4], rare à l'époque, utilisé entre autres contre les cancers de la muqueuse buccale et le cancer du col utérin. Entre 1923 et l'année de sa retraite en 1940, il est le premier directeur du Centre contre le cancer de Lyon, entièrement financé par Auguste Lumière. En 1958, est inauguré le Centre Léon-Bérard en son hommage, en dehors des Hospices civils de Lyon.

Famille[modifier | modifier le code]

Léon Bérard est le frère de Victor Bérard.

Il épouse en 1898 Hélène Mangini, l'une des trois filles de Félix Mangini ; le couple aura cinq garçons et deux filles[5].

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

  • Contribution à l'anatomie et à la chirurgie du goître : parallèle entre la thyroïdectomie partielle, les énucléations et l'exothyropexie , sous la direction d'Antonin Poncet [thèse], Lyon, 1896.

En collaboration :

  • avec Antonin Poncet : Traité clinique de l'actinomycose humaine: Pseudo-actinomycoses, et botryomycose , Masson, Paris, 1898.

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Madame Bérard
  2. Sa mère se voit dédier une rose du nom de 'Madame Bérard' en 1872 par l'obtenteur lyonnais Antoine Levet
  3. « Le traitement chirurgical des goîtres » in: Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie - 1897, série 3, tome 2, p. 75-78 Texte intégral.
  4. Histoire du Centre Léon Bérard Texte intégral.
  5. Laurence Duran-Jaillard, Les Voies des Mangini, Lyon, Libel, 2018

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fischer L. P., Martinet B., Glas P.Y. « Le premier centre anticancéreux de Lyon (1923). Le chirurgien Léon Bérard et Auguste Lumière » in: Histoires des sciences médicales, tome XXXV, No 3, 2001, p. 253-262 Texte intégral
  • André Latarjet. « Le Professeur Léon Bérard » in: Paris médical : la semaine du clinicien, 1914, no 14, p. 491-493 Texte intégral.
  • Alain Bouchet Médecins et chirurgiens lyonnais à l'Académie des sciences p. 454-455 Texte intégral.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :