Kinji Fukasaku

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Kinji Fukasaku
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Kinji Fukasaku en 1964.
Naissance
Mito
Drapeau du Japon Japon
Nationalité Flag of Japan.svg Japonaise
Décès (à 72 ans)
Tokyo
Drapeau du Japon Japon
Profession Réalisateur
Films notables Guerre des gangs à Okinawa
Sous les drapeaux, l'enfer
Combat sans code d'honneur
Battle Royale

Kinji Fukasaku (深作 欣二, Fukasaku Kinji?, 19302003) est un acteur, scénariste et réalisateur de cinéma japonais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Kinji Fukasaku est né le à Mito, dans la préfecture d'Ibaraki au Japon.

Il est très tôt confronté à la violence en travaillant durant la Seconde Guerre mondiale dans une fabrique d'armes. Après ses études universitaires, il commence sa carrière en 1953 dans l'important studio japonais Toei comme assistant réalisateur[1]. Il passe à la réalisation en 1961 avec la série du Détective vagabond, qui met en scène un tout jeune Sonny Chiba.

Il investit un genre canonique au Japon, le yakuza-eiga (films sur la pègre japonaise). Ses principaux films de cette époque sont Gangsters en plein jour, Hommes, porcs et loups et Le Caïd de Yokohama. Il réalise les scènes de combat aérien du film américain Tora! Tora! Tora![2].

Ses thèmes de prédilection sont l'après-guerre et la transformation de la société japonaise. Dans les années 1970, il transforme l'image classique du yakuza guidé par l'honneur en celle du gangster mené par l'appât du gain avec des films très violents comme Le Cimetière de la morale (1975) ou Combat sans code d'honneur en 1973. Ce dernier est un succès critique et commercial qui donnera lieu à quatre suites (plus une nouvelle trilogie). Par ces films, il est l'initiateur du Jitsuroku.

Il s'oriente ensuite vers le film de samouraïs et la science-fiction. Dans les années 1980, Fukasaku se tourne vers des films plus commerciaux.

En 2000, il réalise Battle Royale. Il commence le tournage de la suite Battle Royale 2 mais doit abandonner à cause d'un cancer de la prostate. Son fils, Kenta Fukasaku, prend le relais et termine le tournage. Fukasaku meurt à Tōkyō le 12 janvier 2003, sans voir le film terminé.

Fukasaku a influencé de nombreux réalisateurs dont Takeshi Kitano, Takashi Miike, John Woo et Quentin Tarantino.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Sauf indication contraire, les titres en français se basent sur ceux de la rétrospective Kinji Fukasaku à la cinémathèque française du 2 juillet au 3 août 2014[3].

Les années 1960[modifier | modifier le code]

Les années 1970[modifier | modifier le code]

Les années 1980 aux années 2000[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Stuart Galbraith, Japanese Filmography: A Complete Reference to 209 Filmmakers and the Over 1250 Films Released in the United States, 1900 Through 1994, Mcfarland, , 509 p. (ISBN 9-780786-400324), p. 12
  2. Tora! Tora! Tora! sur l'Internet Movie Database
  3. Rétrospective Kinji Fukasaku du 2 juillet au 3 août 2014 à la cinémathèque française

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Hadouchi et Kinji Fukasaku, Kinji Fukasaku : Un cinéaste critique dans le chaos du XXe siècle, Paris, L’Harmattan, (présentation en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]