Kayes (Mali)

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Kayes
Administration
Pays Drapeau du Mali Mali
Région Kayes
Cercle Kayes
Maire Abdoulaye Camara (Adéma-Pasj)
élu(e) en 2009[1]
Démographie
Population 127 368 hab. (2009)
Population précédent recensement 67 424 hab. (1998)
Taux de croissance annuel moyen 6 %
Géographie
Coordonnées 14° 27′ 00″ N 11° 26′ 00″ O / 14.45, -11.43333314° 27′ 00″ Nord 11° 26′ 00″ Ouest / 14.45, -11.433333  
Altitude 51 m
Localisation

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Kayes

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Kayes

Kayes est une grande ville et une commune de l’Ouest du Mali à 495 km au nord-ouest de Bamako, sur les rives du fleuve Sénégal. Elle est la capitale de la première région administrative et le chef-lieu du cercle qui porte son nom. La ville connaît un fort accroissement démographique puisqu'elle passe de 80 146 habitants en 2005[2] à 127 368 habitants en 2009.

Son nom vient du soninké, du mot karré qui signifie « marigot » (bas-fond humide qui est inondé en saison de pluie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Kayes est surnommée « La cocotte-minute de l'Afrique » en raison de ses températures moyennes très élevées. En effet, elle est entourée de massifs montagneux très riches en fer qui contribuent à l'élévation de la température. La température moyenne maximale du mois le plus torride de l'année (avril) y est de 44 °C[3]. La température moyenne annuelle est de 30 °C à Kayes. La durée moyenne annuelle d'ensoleillement y est de 3 049 h dans l'ensemble de la région[4].

Différents sites se trouvent dans les environs de Kayes :

Histoire[modifier | modifier le code]

Enfants de l'École des Otages créée à Kayes par Galliéni (1887-1888)

En 1892, Kayes devient la capitale du Soudan français (constituant la colonie française du Haut-Sénégal-Niger), capitale transférée à Bamako le .

La commune-mixte de Kayes est instituée par un arrêté général du et est effective au . Par la loi du [5], Kayes devient une commune de plein exercice en 1956 avec un conseil municipal élu par un collège unique et un maire élu en son sein[6].

Durant la Seconde Guerre mondiale, la région abrite une grande partie des réserves d'or de la Banque de France, expédiées outre-mer dès le début de la guerre pour éviter qu'elles ne risquent de tomber aux mains de l'ennemi[réf. nécessaire]. Cet or, initialement expédié à Dakar, fut ensuite acheminé par le chemin de fer à Kayes, jugée plus sûre car éloignée de la côte et du risque d'une attaque maritime.

Économie et transport[modifier | modifier le code]

La gare de Kayes en 1889.
Kayes, pont sur le Sénégal et ancienne chaussée submersible.

Kayes est située sur la ligne du chemin de fer Dakar-Niger construite lors de la colonisation française à la fin du XIXe siècle.

En 2003, le conflit ivoirien en bloquant les transports vers le sud a réactivé la voie ferrée et la ville de Kayes. Le désenclavement au niveau de l’accès routier est actuellement en cours : les routes menant vers le Sénégal et vers Bamako viennent d'être achevées[Quand ?]. La ville de Kayes est située de part et d’autre du fleuve Sénégal. En raison du trafic routier en augmentation, et notamment des poids lourds reliant Dakar à Bamako, le pont construit en 1998 a connu une usure précoce et a dû être réhabilité en 2009. Les travaux, d’un montant de près de deux milliards de francs CFA, ont perturbé fortement la circulation, le trafic sur le pont ayant été interrompu pendant trois mois[7].

L'aéroport international de Kayes Dag Dag permet des liaisons régulières vers Bamako et vers Paris à partir de décembre 2011 avec la compagnie française Aigle Azur[8].

Politique[modifier | modifier le code]

Année Maire élu Parti politique
2004 Hamidou Koné RPM
2009 Abdoulaye Camara[9] Adéma-Pasj

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le Conseil des ministres réuni le a adopté un projet de décret portant classement dans le patrimoine culturel national des bâtiments coloniaux de Kayes, comprenant la cité des cheminots et des anciens bâtiments sur la corniche compris entre la résidence du Gouverneur et la « Quarantaine »[10].

Religion[modifier | modifier le code]

Comme pour l'ensemble du Mali, la principale religion est l'Islam, avec néanmoins une présence animiste et des minorités chrétiennes.

Sports[modifier | modifier le code]

Le Stade Abdoulaye Makoro Cissoko est situé à Kayes. L'Association sportive Sigui Kayes est un club de football basé à Kayes.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Kayes est jumelée depuis entre le Syndicat d'agglomération nouvelle devenu Communauté d'agglomération Évry Centre Essonne composée des communes d’Évry, Ris-Orangis, Courcouronnes, Bondoufle et Lisses)[11].
L'école Legal Segou A est jumelée avec le Collège Jean Lurçat de Ris-Orangis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Informations sur les élus », sur Ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales,‎ (consulté le 18 mars 2010)
  2. Communiqué du Conseil des ministres du
  3. Pierre Cornet, Sahara : terre de demain, Nouvelles éditions latines,‎ (lire en ligne)
  4. Georges Girard et Marcel Roche, Étude métholodologique pour l’utilisation des données climatologiques de l’Afrique tropicale, t. III : Livre de l’évapotranspiration et des déficits hydriques, Paris, Comité interafricain d’études hydrauliques, ORSTOM (présentation en ligne, lire en ligne)
  5. « Loi N° 55-1489 du 18 novembre 1955 relative à la réorganisation municipale en Afrique Occidentale Française, en Afrique Équatoriale Française, au Togo, au Cameroun et à Madagascar », sur www.legifrance.gouv.fr.
  6. « Kô Samaké, Modibo Keïta, Recherche sur l’Historique de la Décentralisation au Mali : De la Période Coloniale à la 3e République, », sur Penser pour agir.org, 7 février 2006.
  7. « Kayes : Le pont fluvial réparé à près de 2 milliards de F Cfa, », sur Le Républicain, 7 septembre 2009.
  8. « Aigle Azur inaugure sa seconde route vers le Mali: Paris - Kayes », Bussines Travel.fr,‎
  9. O. Niane Kayes : Abdoulaye Camara élu maire, L’Essor, 29 mai 2008
  10. « JournalDuMali.com: Conseil des Ministres du 26 janvier 2011 », journaldumali.com
  11. « Site internet de la Communauté d'agglomération Évry Centre Essonne » (consulté le 8 janvier 2009)

Annexes[modifier | modifier le code]

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