Johann Nepomuk Hummel

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Johann Nepomuk HummelJean-Népomucène Hummel
Description de cette image, également commentée ci-après

Johann Nepomuk Hummel en 1814

Naissance
Presbourg, Drapeau de la Hongrie Hongrie
Décès (à 58 ans)
Weimar, Grand-duché de Saxe-Weimar-Eisenach
Activité principale pianiste, compositeur
Maîtres Mozart, Haydn, Salieri, Clementi.

Jean-Népomucène Hummel (en allemand Johann Nepomuk Hummel) est un compositeur allemand, élève de Mozart, de Haydn et de Salieri. Il est né le à Presbourg (alors en Hongrie royale, aujourd'hui Bratislava en Slovaquie)[1] et mort le à Weimar (Grand-duché de Saxe-Weimar-Eisenach)[1]. Considéré comme l'un des meilleurs pianistes de concert d'Europe, il a surtout composé des pièces pour le piano.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfant prodige, Johann Nepomuk reçoit ses premières leçons de musique de son père Joseph Hummel[1]'[2], musicien de l'École impériale de musique militaire et chef d’orchestre du théâtre. La famille s'installa à Vienne et le jeune Hummel fut admis comme élève de Mozart qui l’hébergea dans sa propre maison (1786-1788)[2] et grâce à qui il donne son premier concert à Dresde à neuf ans en 1787[1]'[2].

Hummel entreprend assez jeune une tournée européenne. Il rencontre pendant cette période de prestigieux compositeurs, tel que Joseph Haydn (1791), qui, à l’issue d’un concert du jeune musicien, lui donne en remerciement une guinée. Hummel étudie aussi à Londres, où il reste quatre ans, auprès du compositeur italien Muzio Clementi, puis auprès d’Antonio Salieri, et il commence alors à composer.

Vers cette époque, le jeune Ludwig van Beethoven arrive à Vienne. On dit souvent qu’entre les deux compositeurs, il y eut une rivalité très marquée. En fait, ils furent amis, même si leurs relations connurent des hauts et des bas et que leurs partisans formaient deux camps rivaux.

Johann Nepomuk Hummel (date inconnue).

Hummel a 26 ans lorsqu’il succède à Joseph Haydn comme Konzertmeister chez le prince Esterházy (1804). Il a déjà écrit de très nombreuses œuvres (Concerto pour trompette en mi bémol majeur, musiques de scène dont 22 opéras) et consacre cette période de sa vie à l’écriture de pièces religieuses (cinq messes). En 1811, il quitte la cour du Prince.

En mai 1813, il épouse la chanteuse Elisabeth Röckel (de) (1793-1883), qui lui donnera deux fils : Eduard (1814-1893), également musicien et Carl (1821-1907), peintre et aquafortiste. En 1816, la famille déménage à Stuttgart, où Hummel est nommé maître de chapelle. Il le reste jusqu'en 1818. L'année suivante, la famille s'installe à Weimar.

Hummel est également pianiste, le plus grand virtuose de l’époque selon ses contemporains, dont la renommée rivalise avec celle de Beethoven. Il donne ainsi des concerts dans toute l’Europe.

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Opéras[modifier | modifier le code]

Parmi ses 22 opéras, de nombreux ont été perdus ou sont incomplets :

  • Opéra Il Viaggiator ridicolo, WoO.30 / S.61 (1797, incomplet)
  • Opéra Dakgefuhl einer Geretteten, S.29 (1799)
  • Opéra Demagorgon, S.41 (vers 1800, incomplet)
  • Opéra Don Anchise Campione, S.42 (vers 1800)
  • Opéra Die Hausist zu verkaufen, WoO.28 / S.90 (vers 1800)
  • Opéra Le Vicende d'Amore, WoO.26 / S.56 (1804)
  • Opéra comique Die beyden Genies, S.65 (1805, perdu)
  • Grand opéra Die Messenier, WoO.29 / S.61 (vers 1805-1810)
  • Opéra Die veritelten ranke, WoO.27 / S.71 (1806)
  • Opéra Stadt und Land, S.85 (1810, incomplet)
  • Opéra Mathilde von Guise, op. 100 (1810, révisé en 1827)
  • Opéra Fünf sind Zwey, S.95 (1813)
  • Opéra Der Junker in der Mühle, S.97 (1813)
  • Singspiel Die Ruckfahrt des Kaisers, op. 69 (vers 1814, perdu)
  • Opéra Die Eselshaut oder Die blaue Insel, S.101 (1814)
  • Opéra Attila, S.163 (entre 1825 et 1827, incomplet et perdu)

Musique religieuse et profane[modifier | modifier le code]

Hummel a composé des airs de concert, cantates (dont une pour le mariage de Napoléon avec l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche), lieds et offertoires. On compte aussi un oratorio, un Salve Regina, un Te Deum et plusieurs messes (composées pendant la période d'activité à Esterhaza) :

  • Salve Regina, S.54 (1800-1810)
  • Messe en ré majeur, op. 80 (1804 ?)
  • Messe en si bémol majeur, op. 77 (vers 1804-1810)
  • Messe en ré majeur, op. 111 (1805 ?)
  • Messe en ré majeur, WoO.13 / S.67 (1805)
  • Missa Solemnis en ut, WoO.12 / S.74 (1806)
  • Te Deum, WoO.16 / S.70 (1806)
  • Oratorio Der Durchzug durschs rote Meer, WoO.11 / S.33 (vers 1800-1810)

Musique orchestrale[modifier | modifier le code]

Si Hummel n'a pas composé de symphonie, il s'est illustré dans la musique de ballet, des sérénades, marches et ouvertures.

Les concertos pour piano[modifier | modifier le code]

Parmi les œuvres les plus intéressantes et les plus appréciées de Hummel figurent les huit concertos pour piano. Le premier (en do, opus 34a, 36), le deuxième (la mineur, op. 85) et le cinquième (la bémol, op. 113) furent créés à Vienne, respectivement vers 1811, 1821 et 1830. Le troisième, représenté à Leipzig vers 1821, est en si mineur (op. 89). Hummel compose dans cette même ville son quatrième concerto en mi (op. 110) vers 1814.

Son concerto en fa (op. posthume 1) ne fut joué que deux ans après sa mort à Leipzig, en 1839. Les deux autres, en la, furent joués vers 1790 et 1791.

Autres concertos[modifier | modifier le code]

  • Concerto pour violon (vers 1795-1799, incomplet)
  • Concerto pour mandoline, S.28 (1799)
  • Concerto pour trompette, WoO.1 / S.49 (1803)
  • Concerto pour violon et piano, op. 17 (vers 1805)
  • Grand concerto pour basson, WoO.23 / S.63 (1805)

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

De nombreuses œuvres composées, dont 8 trios pour piano, violon et violoncelle, un quatuor et un quintette pour piano, un octuor pour vents.

Piano[modifier | modifier le code]

10 sonates pour piano, ainsi que de nombreuses autres pièces pour le piano seul, tels que rondos, danses, menuets, valses, préludes, études, fantaisies, arrangements, etc.

Postérité[modifier | modifier le code]

Même s’il fut l’intermédiaire entre le classicisme (Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart) et le romantisme (Felix Mendelssohn, Franz Schubert), sa musique, qui servit de modèle à Franz Liszt et à Niccolò Paganini, ne fut que très peu reprise après sa mort.

On lui doit une méthode pour piano, Anweisung zum Pianofortespiel, qui eut une importance considérable dans la première moitié du XIXe siècle[2].

De son œuvre, qui influença entre autres Frédéric Chopin et Robert Schumann dans leurs débuts, on connaît surtout son Concerto pour trompette (1803), sa musique de chambre et ses huit concertos pour piano, qui connurent en leur temps un succès considérable.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Marc Honegger, Dictionnaire de la musique : Tome 1, Les Hommes et leurs œuvres. A-K, Bordas,‎ 1979, 1232 p. (ISBN 2-0401-0721-5), p. 524
  2. a, b, c et d Dictionnaire de la musique : sous la direction de Marc Vignal, Larousse,‎ 2011, 1516 p. (ISBN 978-2-0358-6059-0), p. 672

Liens externes[modifier | modifier le code]

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