Jacques Dalibour

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Jacques Dalibour
Dalibour.jpg
Biographie
Décès
Activité

Jacques Louis Dalibour[1], décédé en 1735, est un chirurgien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est reçu maître chirurgien à Paris en 1677, auprès de la Confrérie de Saint-Côme et de Saint-Damien, première association professionnelle de chirurgiens en France. Membre libre de l'Académie royale de chirurgie, il obtient la charge de chirurgien-major de la gendarmerie (compagnie des Gens d’Armes de la Garde royale), fonction qu'il assuma jusqu'en 1730. Il serait également chirurgien en chef des armées de Louis XIV.

Il est connu pour avoir mis au point, en 1700, une préparation qui porte son nom d'"eau Dalibour", soluté à base de sulfate de cuivre et de sulfate de zinc, qu'il utilisait pour traiter les plaies de guerre. Ces sulfates seront reconnus plus tard comme ayant les propriétés d'être antiseptiques et d'inhiber la croissance de certaines bactéries et de certains champignons microscopiques. François-Alexandre de Garsault la surnomme « l’eau des merveilles ».

Au début du XXIe siècle, ces éléments restent présents dans divers produits du commerce, notamment pommades et crèmes (antiseptiques de la peau) connues sous le nom de préparation de Dalibour.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patronyme tirant son origine d'Alibour, lieu-dit de la commune de Collonge-la-Madeleine (Saône-et-Loire), où subsistent les ruines d'une construction sur une ancienne motte féodale. Source : « Alibour et l'eau de merveille », article d'Alain Dessertenne paru dans la revue Images de Saône-et-Loire n° 110 de juin 1997, pages 18 et 19.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Dorveaux, « Historique de l'eau d'Alibour ». Bulletin des sciences pharmacologiques, 1915. t. XXII, pp. 234-248, Texte intégral.
  • A. R., « Dalibour, chirurgien des armées de Louis XIV, et l'eau d'Alibour », Revue scientifique, 1915 (A53), p. 567, Texte en ligne.
  • A Sézary, « L'eau de Dalibour », Le progrès médical, no 46,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]