Marie Depussé

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Marie Depussé
Portrait de Marie Depussé
Biographie
Naissance
Décès (à 81 ans)
à Blois, France
Nationalité française
Thématique
Titres Agrégation de lettres classiques
Profession psychanalyste, écrivaine

Marie Depussé, née le [1] et morte le à Blois[2], est une écrivaine et psychanalyste française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancienne élève de l'École normale supérieure de jeunes filles (promotion L1956)[3] et agrégée de lettres classiques[4], Marie Depussé est assistante au collège universitaire Mount Holyoke, Massachusetts, puis à l’université Howard, Illinois. À son retour en France, elle donne des cours à l'université Paris IV avant de rejoindre l'université de Jussieu. Dans le cadre de son contrat avec Jussieu, elle donne des enseignements en milieu carcéral, dont elle témoigne dans son livre Qu’est-ce qu’on garde ?. Elle est également psychanalyste[1].

Elle a par ailleurs régulièrement collaboré à la revue fondée par Michel Butel L'Autre journal.

Elle publie son premier récit Dieu gît dans les détails (P.O.L) en 1993, qui raconte le quotidien de la clinique psychiatrique de La Borde, fondée par Jean Oury et au sein de laquelle elle fait des séjours, participant à la vie quotidienne puis assurant des séminaires de littérature[4]. Elle apparaît dans le film documentaire La Moindre des choses de Nicolas Philibert, consacré à cette clinique.

Marie Depussé se dit fortement influencée par l'oeuvre de l'écrivain et critique littéraire Maurice Blanchot[5].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est la sœur de l'acteur, journaliste et essayiste Jean Depussé.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1993 : Dieu gît dans les détails, P.O.L.
  • 1996 : Est-ce qu'on meurt de ça, P.O.L.
  • 1998 : Là où le soleil se tait, P.O.L.
  • 2000 : Qu'est-ce qu'on garde?, P.O.L.
  • 2003 : À quelle heure passe le train... Conversations sur la folie, avec Jean Oury, Calmann-Lévy[6].
  • 2006 : Les morts ne savent rien, P.O.L.
  • 2007 : Beckett corps à corps, Hermann.
  • 2011 : La nuit tombe quand elle veut, P.O.L.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marie Depussé sur le site des éditions P.O.L, consulté le 12 novembre 2011.
  2. La mort de Marie Depussé sur le site des des éditions P.O.L, consulté le 17 août 2017
  3. https://www.archicubes.ens.fr/lannuaire#annuaire_chercher?identite=Depuss%C3%A9.
  4. a et b Raphaëlle Leyris, « Mort de l’écrivaine et psychanalyste Marie Depussé », sur Le Monde des livres, .
  5. Marie Depussé, « Blanchot nous a légué l'inconnu comme objet de travail », Le Magazine littéraire, 1er octobre 2003.
  6. Catherine Verney, « Jean Oury, Marie Depussé : A quelle passe le train... Conversations sur la folie », Figures de la psychanalyse, n° 9, janvier 2004.

Liens externes[modifier | modifier le code]