Jean-Marie Cambacérès
| Jean-Marie Cambacérès | |
Jean-Marie Cambacérès en 2009. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (4 ans, 9 mois et 9 jours) |
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| Élection | 12 juin 1988 |
| Circonscription | 2e du Gard |
| Législature | IXe (Cinquième République) |
| Groupe politique | SOC |
| Prédécesseur | Proportionnelle par département |
| Successeur | Jean-Marie André |
| Conseiller régional du Languedoc-Roussillon | |
| – (6 ans) |
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| Maire de Sommières | |
| – (9 ans) |
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| Prédécesseur | Louis Duccros |
| Successeur | Madeleine Solignac |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Jean Marie François Joseph Cambacérès |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Nîmes, France |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PS |
| Diplômé de | ENA IEP Agri Langues O IHEDN |
| Profession | Directeur de société, Professeur associé à l'ESCE |
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| Maires de Sommières | |
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Jean-Marie, François, Joseph, Cambacérès, né le à Nîmes (Gard), est un haut fonctionnaire, homme politique et homme d'affaires français. Sa carrière est marquée par la diversité de ses engagements publics, politiques et associatifs. Formé à l’agronomie, aux sciences politiques, et à l’ENA (promotion Voltaire), il a exercé des fonctions au sein de cabinets ministériels, du Parti socialiste et de l’Assemblée nationale.
Ancien député socialiste du Gard, il a été maire de Sommières, conseiller régional du Languedoc-Roussillon et membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Il est également connu pour ses engagements en faveur des relations entre la France et l’Asie.
Biographie
[modifier | modifier le code]Formation et débuts de carrière
[modifier | modifier le code]Issu d’une famille de viticulteurs et d’enseignants du Gard[1], Jean-Marie Cambacérès, ingénieur agronome de formation, intègre l’Institut d’études politiques de Grenoble (Sciences Po Grenoble), puis l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) où il étudie le chinois[2]. Il poursuit son cursus à l’École nationale d’administration (ENA, promotion Voltaire)[3], aux côtés de personnalités comme François Hollande, Dominique de Villepin ou Ségolène Royal. À sa sortie, il est nommé conseiller de tribunal administratif à Nice (1980-1981), avant de rejoindre plusieurs cabinets ministériels[4].
Fonctions dans l’appareil socialiste
[modifier | modifier le code]Proche de Lionel Jospin, il devient au Parti socialiste :
- Responsable du secteur Asie (1979–1981). Il fut notamment le principal organisateur du voyage de François Mitterrand en Chine en [5].
- Directeur de cabinet du Premier secrétaire (1986-1988).
- Secrétaire national chargé des études (1988), responsable de la préparation du manifeste pour les élections municipales[6].
- Fondateur et président du club de réflexion “Agir” (1992-1997)[7].
- Délégué national au secrétariat international du PS (1998-2003), sous la direction de François Hollande.
À partir de 2010, il co-fonde et préside l’association Démocratie 2012, cercle de soutien à François Hollande en vue de l’élection présidentielle. Plusieurs articles de presse le présentent alors comme l’un des "conseillers du soir” du futur président[8].
Mandats électifs
[modifier | modifier le code]- Maire de Sommières (Gard) : élu en 1983, réélu en 1989, il démissionne en [9].
- Conseiller régional du Languedoc-Roussillon : de 1986 à 1992.
- Député du Gard (2ᵉ circonscription) : élu le , il siège jusqu’au 1ᵉʳ au sein du groupe socialiste. À l’Assemblée nationale, il est membre de la commission des finances et rapporteur spécial du budget des Affaires étrangères[10].
Fonction ministérielle sous François Mitterrand
[modifier | modifier le code]Sous la présidence de François Mitterrand, Jean-Marie Cambacérès a été nommé au cabinet du ministre de l’Intérieur, Gaston Defferre, en tant que chargé des affaires de la ville de Marseille jusqu’au , avant de devenir chargé des affaires de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur à partir de cette date[11].
Il est plus tard, nommé Conseiller spécial au cabinet du ministre de l’éducation nationale, Lionel Jospin, ()[12].
Conseil économique, social et environnemental (CESE)
[modifier | modifier le code]En 2015, Jean-Marie Cambacérès est nommé personnalité qualifiée au CESE. Il y préside la Section des affaires européennes et internationales (AEI) jusqu’à la fin de son mandat en , contribuant à plusieurs avis sur la mondialisation et les relations extérieures de la France[13].
Défense et Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale
[modifier | modifier le code]En parallèle, Jean-Marie Cambacérès s’investit dans les questions de défense. Il est auditeur de la 56ᵉ session nationale de l’IHEDN (2003-2004). En 2007, il est promu colonel de réserve au sein du Centre de doctrine et d’emploi des forces (CDEF), marquant son engagement dans le lien entre expertise civile et militaire[14].
Engagements associatifs et culturels
[modifier | modifier le code]- Président-fondateur de France-Asie (1993), association visant à promouvoir les échanges économiques et culturels entre la France et le continent asiatique.
- Président d’Harmonie Mékong (depuis 2000), qui œuvre pour l’enseignement du français et la création de bibliothèques au Cambodge, au Laos et au Vietnam[15].
- Membre du Grand Orient de France depuis 1984. Sans y exercer de responsabilités publiques, il a joué un rôle de relais politique dans ce réseau, notamment lors de la campagne présidentielle de 2012 : en tant que président de l’association Démocratie 2012, il a été identifié par la presse comme l’un des soutiens de François Hollande chargés de porter la parole du candidat auprès des loges maçonniques[16].
- Depuis 2025, il est membre de l’Académie de Saint-Gilles (et de la Camargue), structure culturelle régionale[17].
Vie personnelle
[modifier | modifier le code]Le (divorce en 1999), il épouse la princesse cambodgienne Nanda-Dévi Norodom, petite-fille du roi Norodom Sihanouk[18]. Ils ont une fille, Jayadévi.
Ouvrages
[modifier | modifier le code]- Sihanouk, le roi insubmersible, aux éditions du Cherche midi.
- Dans les coulisses des voyages présidentiels (du général de Gaulle à François Hollande), en aux éditions du Cherche midi.
Décorations
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Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres (1987)
Officier de l'ordre des Arts et des Lettres (2014)[19]
Chevalier de la Légion d'honneur (1999)
Officier de la Légion d'honneur (2008)[20]
Commandeur de l'ordre royal du Cambodge (2008)[21]
Médaille des services militaires volontaires, bronze (2009)
Chevalier de l'ordre des Palmes académiques (2014)
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Jacques Cambacéres est décédé », sur midilibre.fr (consulté le )
- ↑ « Lettre de Tatchai Un exemple qui n'en est plus un », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « ENA : découvrez le classement de la promo Voltaire de François Hollande », sur lejdd.fr, (consulté le )
- ↑ « Nouveaux venus, nouveaux élus M. Jean-Marie Cambacérès », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Judith Bonnin, « Chapitre II. Des groupes de voyageurs différenciés : François Mitterrand et les délégations socialistes », dans Les voyages de François Mitterrand : Le PS et le monde (1971-1981), Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 55–84 p. (ISBN 978-2-7535-5966-0, lire en ligne)
- ↑ « Le manifeste municipal du PS », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « " L'appareil du PS, c'est la fin d'une époque " Député du Gard, socialiste depuis le congrès d'Epinay, bon élève du mitterrandisme, M. Jean-Marie Cambacérès ne veut plus être le " supplétif " de personne », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Jean-Marie Cambacérès : «François Hollande reste le meilleur candidat pour 2017» », sur ladepeche.fr (consulté le )
- ↑ Dominic Saucier, « Bonjour Monsieur le Maire... - Site de Sommières et Son Histoire », sur Sommieres Et Son Histoire, (consulté le )
- ↑ « Jean-Marie Cambacérès - Base de données des députés français depuis 1789 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le )
- ↑ « France. Cabinet de Gaston Defferre, ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation (1981-1984) », sur FranceArchives (consulté le )
- ↑ « Les nominations dans les cabinets ministériels », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « CESE - Jean-Marie Cambacérès »
- ↑ « Jean-Marie Cambaceres - JORFSearch », sur jorfsearch.steinertriples.ch (consulté le )
- ↑ « Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres janvier 2014 | Ministère de la Culture », sur www.culture.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ Vincent Nouzille, « Le nouveau pouvoir des francs-maçons », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « L’Académie de Saint-Gilles à la conquête du monde », sur midilibre.fr (consulté le )
- ↑ (en) Deseret News, « CAMBODIAN PRINCE'S KIN MARRIES FRENCH LEGISLATOR », sur Deseret News, (consulté le )
- ↑ Arrêté du 16 janvier 2014 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres.
- ↑ « Legifrance - Décret du 30 janvier 2008 portant promotion et nomination »
- ↑ « Le Cambodge avait le souhait de retrouver sa souveraineté plus que son indépendance », sur lepetitjournal.com (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative à la recherche :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Député membre du Parti socialiste (France)
- Maire membre du Parti socialiste (France)
- Député du Gard
- Personnalité liée à Sommières
- Membre du Conseil économique, social et environnemental
- Chevalier des Palmes académiques
- Officier des Arts et des Lettres
- Officier de la Légion d'honneur
- Député de la IXe législature de la Ve République
- Élève de l'Institut national des langues et civilisations orientales
- Conseiller régional élu dans le Gard
- Conseiller de tribunal administratif et de cour administrative d'appel
- Naissance en juin 1949
- Naissance à Nîmes
- Maire du Gard