Jean-Claude St-André

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Jean-Claude St-André
Illustration.
Fonctions
Député de L'Assomption
Prédécesseur Jacques Parizeau
Successeur Éric Laporte
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Montréal
Parti politique Parti québécois, Option nationale
Diplômé de Université de Montréal

Jean-Claude St-André, né le à Montréal, est un homme politique québécois et ancien porte-parole du Parti québécois en matière de natalité et démographie à l'Assemblée nationale du Québec.

Ancien chef de bureau de circonscription du premier ministre Jacques Parizeau, Jean-Claude St-André est député de la circonscription de L'Assomption de 1996 jusqu'à sa défaite en 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Jean-Claude St-André a été membre du Comité des jeunes pour le OUI dans Anjou lors du référendum de 1980, secrétaire de l’exécutif du Parti québécois dans Anjou (1981-1982), président du Parti québécois dans Anjou et conseiller à l’exécutif régional de Montréal – Ville-Marie entre 1988 et 1992. Il a aussi siégé au conseil d’administration de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal en 1985 et en 1986.

Il a participé à l’organisation de plusieurs campagnes électorales complémentaires entre 1992 et 1994: Anjou, Bonaventure, Laval-des-Rapides et St-Jean. En 1992-1993, Jean-Claude St-André est attaché politique du député d’Anjou, Pierre Bélanger.

En 1993, à la demande de Jacques Parizeau, il participe à l’organisation de la campagne électorale de Benoît Sauvageau, candidat du Bloc québécois dans la circonscription fédérale de Terrebonne. Benoît Sauvageau décroche, à ce moment, une des plus grandes majorités dans l’histoire politique du Canada. En 1994, Jacques Parizeau lui offre de diriger sa campagne électorale dans la circonscription de L'Assomption.

Après la victoire électorale de 1994, Jacques Parizeau, devenu premier ministre, lui confie la direction de son bureau de circonscription et il dirigera la campagne référendaire dans L'Assomption en 1995. Après la démission de Jacques Parizeau, Jean-Claude St-André se présente comme député de L’Assomption, où il est élu pour la première fois le 10 juin 1996. Il y sera réélu jusqu'en 2007, année où il sera défait par un candidat de l'Action démocratique du Québec, Éric Laporte.

Le 16 mars 2005, Jean-Claude St-André adresse une lettre à son chef d'alors, Bernard Landry. Dans cette lettre, il écrit qu'il est « primordial d'effectuer des gestes de rupture irréversibles avant même la tenue d'une consultation sur la souveraineté du Québec ». Ces mesures, très proches des thèses Parizeau-Laplante, ont été appuyées par les jeunes péquistes en mars 2005, mais refusées par le congrès du PQ en juin 2005. Pendant la course à la chefferie de 2005, il défend avec vigueur son droit de proposer une démarche indépendantiste plus audacieuse, même si cela est en contradiction avec l'actuelle plate-forme du parti Québécois aux yeux de plusieurs[1].

Aux élections de 2008, il pose sa candidature en vue d'être à nouveau candidat du Parti Québécois dans L'Assomption, mais elle est rejetée par l'exécutif national du PQ, une première dans l'histoire de ce parti. Pauline Marois évoque le fait que Jean-Claude St-André n'appuie pas la plate-forme du parti, alors qu'il a pourtant affirmé qu'il se rallierait, comme il l'a toujours fait par le passé. Mme Marois affirme également qu'il a refusé de signer un document où il s'engagerait à rembourser les dettes de son exécutif. Plusieurs affirment qu'il s'agit là de rien de moins qu'un règlement de comptes politique, où un candidat étiqueté comme étant plus dissident est mis hors-jeu au profit d'un allié des dirigeants du parti[2],[3].

En 2011, il fait partie des membres fondateurs du nouveau parti indépendantiste Option Nationale, fondé par l'économiste et ancien député du PQ Jean-Martin Aussant. Il est présent au congrès de fondation du parti en février 2012, de même qu'à l'assemblée générale régionale de Montréal en avril[4],[5].

Le 16 août 2013, il annonce qu'il sera candidat à la chefferie d'Option Nationale[6]. En pleine campagne, il renonce finalement à se présenter en expliquant que des élections anticipées étant imminentes, il valait mieux se concentrer sur cette échéance électorale. Il soutient alors Sol Zanetti[7].

Campagne à la direction du Parti québécois 2005[modifier | modifier le code]

Le 22 juillet 2005, il annonce son intention d'entrer dans la course à la chefferie du Parti québécois afin de remplacer l'ancien chef du parti, Bernard Landry. Il devient le sixième candidat officiel le 25 août 2005. Préconisant la gouvernance nationale face à l'État fédéral canadien, il rejette l'étapisme comme démarche d'accession à la souveraineté et favorise une démarche proche des thèses récentes de Jacques Parizeau[8] et de Robert Laplante[9]. Parmi ses deux premières propositions figurent une réforme de la fiscalité visant à favoriser les classes moyennes ainsi que la gratuité scolaire de la maternelle aux études postdoctorales.

Son programme s'enrichit par la suite de d'autres éléments:

  • abolition du poste de lieutenant-gouverneur au profit du président de l'Assemblée nationale
  • abolition des abris fiscaux
  • création d'une citoyenneté québécoise juridique
  • création d'un organisme de réglementation des télécommunications
  • institution d'une maison médiatique nationale — gazette, journal, radio, télévision, Internet, etc.
  • support à la création et au maintien de PME — 80 à 85 % de tous les emplois au Québec à l'heure actuelle
  • nationalisation de l'eau et de sa gestion
  • réappropriation de la gestion des ressources naturelles par les PME, les sociétés d'état et les coopératives de citoyens
  • soutien à la famille — restauration des allocations familiales universelles

Enfin, la démarche d'accession à la souveraineté du Québec qu'il propose se décline en plusieurs étapes:

  1. campagne électorale sur l'accession à l'indépendance par des gestes unilatéraux de souveraineté
  2. élection
  3. adoption par l'Assemblée nationale d'une constitution provisoire consacrant l'existence du peuple du Québec et son autodétermination, rapatriant les pouvoirs du lieutenant-gouverneur au président de l'Assemblée nationale et créant la citoyenneté québécoise.
  4. convocation d'une Assemblée constituante et de Forums citoyens
  5. rédaction de la première constitution du Québec souverain
  6. référendum sur l'adoption de cette première constitution — article 1 : « Le Québec est un pays souverain »
  7. déclaration d'indépendance dès l'approbation de la constitution par la population

Source: Programme

Il reçoit certains appuis, parmi lesquels Yves Michaud[10] et Robert Laplante, mais terminera finalement la campagne en 6e position avec 951 votes (0,9 % des voix). André Boisclair est élu avec une majorité de 53,68 %.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]