Yves Michaud (Québec)

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Yves Michaud (né le (85 ans) à Saint-Hyacinthe) est un homme politique et un journaliste québécois. Au Québec, il est surtout connu, pour ses prises de position tranchées à propos de la défense du fait français et son implication dans l'affaire Michaud. Les médias l'ont également surnommé le « Robin des banques » d'après ses actions comme président fondateur du Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC).

Biographie[modifier | modifier le code]

Après une formation en journalisme, Yves Michaud devient rédacteur en chef et directeur du journal le Clairon maskoutain à Saint-Hyacinthe de 1954 à 1962.

En 1959, il reçoit une bourse du Conseil des Arts du Canada pour étudier en journalisme à l'Université de Strasbourg.

De 1962 à 1966, il est rédacteur en chef et directeur du journal La Patrie.

Mandat à l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Il est élu député du Parti libéral du Québec à l'élection de 1966 dans la circonscription de Gouin. Trois ans plus tard, il se joint à un groupe de députés pour s'opposer au projet de loi 63[note 1], déposé le 23 octobre 1969 par Jean-Guy Cardinal, alors ministre de l'Éducation dans le gouvernement Jean-Jacques Bertrand. En désaccord avec son parti sur ce projet de loi, Yves Michaud quitte le Parti libéral et siège comme député indépendant à compter du 31 octobre 1969. La loi 63, Loi pour promouvoir la langue française au Québec, est adopté le 20 novembre suivant.

Carrière gouvernementale[modifier | modifier le code]

De 1970 à 1973, il est Haut-commissaire à la Coopération au ministère des Affaires intergouvernementales du Québec. De 1973 à 1976, il est fondateur, rédacteur en chef et directeur du journal Le Jour.

Par la suite, il occupe différents postes au sein du Gouvernement du Québec. De 1979 à 1984, il est Délégué général du Québec en France. Il sera fait Commandeur de la Légion d'honneur française. Il devient directeur du Palais des congrès de Montréal, puis représentant en vins.

MÉDAC[modifier | modifier le code]

En 1993, il perd de grosses sommes d'argent suite au rachat d'une banque en faillite. Cela l'incitera à fonder, en 1995, l'Association de protection des épargnants et investisseurs du Québec (ancêtre du MÉDAC). À diverses occasions, il défend les intérêts des actionnaires minoritaires aux différentes assemblées des actionnaires des banques. Ainsi, par exemple, il réclame des règlements de régie interne qui rendent les dirigeants de banque plus responsables envers les actionnaires minoritaires. Ses gestes lui vaudront le surnom de « Robin des banques »[1],[2].

Affaire Michaud[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Michaud.

Le , Yves Michaud se présente comme candidat à l'investiture du Parti québécois dans la circonscription de Mercier pour l'élection partielle[3]. Le lendemain, 13 décembre, lors des états généraux du français tenus à Montréal, il fait une déclaration appelant les Québécois à suivre l'exemple du peuple juif dans leur attitude de survivance. Ses propos entraînent l'adoption unanime d'une motion de blâme[4] à l'Assemblée nationale du Québec le . Les députés ont voté cette motion sans avoir pris connaissance des propos présumés antisémites de Michaud et sans que celui-ci ne soit entendu[5]. Depuis, plusieurs élus du temps se sont ensuite excusés pour avoir voté cette motion de blâme sans avoir pris connaissance des propos de Michaud[6],[7],[8],[9],[10].

En 2003, Michaud perd une poursuite contre un professeur qui avait qualifié ses propos d'« antisémites » et d'« abjects »[11]

En 2011, en lien avec cette affaire, il refuse d'être reçu dans l'Ordre national du Québec[12].

Agences de vins, bières et spiritueux[modifier | modifier le code]

En 2006, il est président de l'Association québécoise des agences de vins, bières et spiritueux (AQAVBS).

Blogueur[modifier | modifier le code]

De juin à septembre 2009, il tient un blogue hébergé par le magazine L'Actualité[13].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le groupe, composé des députés Antonio Flamand (Union nationale, puis député indépendant dans Rouyn-Noranda), Jérôme Proulx (Union nationale, puis député indépendant dans Saint-Jean), Gaston Tremblay (Union nationale, puis député indépendant dans Montmorency) et René Lévesque (Parti libéral, puis député indépendant, Laurier) et Yves Michaud (Parti libéral, puis député indépendant dans Gouin), avaient tenté un filibuster[14] que Yves Michaud avait baptisé l’« opposition circonstantielle » au projet de loi 63, la Loi pour promouvoir la langue française au Québec, adoptée le 20 novembre 1969[15].

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Fernand Grenier » (voir la liste des auteurs).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Beauchamp et Gisèle Lalande, « Yves Michaud, le Robin des banques », Les Actualités, Première Chaîne de la Société Radio-Canada,‎ , 11 minutes 25 secondes
  2. Jean-François Cloutier, « Le Médac hésite, Yves Michaud agit », sur http://argent.canoe.ca, Argent, Quebecor Media,‎
  3. Michel David, « Honteux anniversaire », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  4. Motion de blâme
  5. http://www.vigile.net/Il-y-a-10-ans-Yves-Michaud
  6. http://www.vigile.net/Claude-Lachance-Depute-de
  7. http://www.vigile.net/Normand-Jutras-Ex-depute-de
  8. http://www.vigile.net/Solange-Charest-Deputee-de
  9. Yves Michaud, « Motion de blâme contre Yves Michaud - Souvenir d'un cirque honteux à l'Assemblée nationale », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  10. Victor Teboul, « L'affaire Michaud et les Juifs : les indépendantistes apprendront-ils de leurs erreurs ? », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  11. Cour du Québec, « Michaud c. Angenot », [2002] R.J.Q. 1771, [2002] R.R.A. 621, 2 mai 2002 [lire en ligne (page consultée le 16 janvier 2014)], jugement confirmé par la Cour d'appel (Cour d'appel du Québec, « Michaud c. Angenot », SOQUIJ AZ-03019658, 10 septembre 2003 [[AZ-03019658 lire en ligne] (page consultée le 16 janvier 2014)].
  12. a et b http://www.ledevoir.com/politique/quebec/333229/lettres-qu-ils-aillent-au-diable
  13. Yves Michaud, « Le blogue d'Yves Michaud », sur www2.lactualité.com, L'actualité,‎
  14. Filibuster
  15. « Opposition circonstantielle », sur Encyclopédie du parlementarisme québécois (consulté le 17 janvier 2015)


Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]