Jean-Baptiste Wicar

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Jean-Baptiste Wicar
Bibl Lille Wicar.jpg

José de Madrazo, Portrait de Jean Baptiste Wicar,
bibliothèque municipale de Lille.

Naissance
Décès
(à 72 ans)
Rome
Nationalité
Activité
Maître
Mouvement

Jean-Baptiste Joseph Wicar, dit le Chevalier Wicar[1], est un peintre néo-classique et collectionneur d'art français, né à Lille le , et mort à Rome le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Le peintre[modifier | modifier le code]

Fils d'un menuisier, il fut élève de l'école gratuite de dessin de sa ville natale auprès de Louis-Jean Guéret avant d'approfondir ses dons à Paris dans l’atelier du graveur Jacques-Philippe Le Bas puis dans celui de Jacques-Louis David. Parti accompagner ce dernier en Italie en 1784, il y retournera ensuite régulièrement. Le relevé en dessins qu'il effectue alors des Tableaux, statues, bas-reliefs et camées de la Galerie de Florence et du palais Pitti est publié en quatre volumes à Paris chez Lacombe, de 1789 à 1807.

De retour à Paris en 1793, il est nommé conservateur de la section des antiques au Museum central des Arts. Il dirige alors la commission chargée de saisir les œuvres d'arts des Pays-Bas autrichiens : un premier convoi quitte Anvers le 11 août 1794, emportant notamment des toiles de Rubens destinées au Louvre.

En 1794 il dénonce à la Société républicaine des arts Louis-Léopold Boilly qui avait peint des scènes galantes[2].

L'artiste retourne en Italie en 1795. En 1797, il est membre de la commission des sciences et des arts lors de la campagne d’Italie, à la suite du général Bonaparte. Cette commission est chargée de saisir les œuvres d’art susceptibles d’enrichir les collections des musées nationaux.

Il s'installe à Rome en 1800, où il s'établit définitivement, à l'exception d'un bref passage à Naples, de 1806 à 1809, période pendant laquelle il est directeur de l'Académie des beaux-arts de Naples. Au cours de cette seconde partie de sa carrière, il devient un portraitiste de réputation européenne.

À sa mort, Wicar légua à la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille un immeuble romain situé à proximité de la via del Corso qu'il destinait à l'hébergement de deux pensionnaires boursiers choisis par la ville de Lille (un peintre et un sculpteur) pendant quatre ans. La Fondation Wicar qui en résulte est encore active aujourd'hui.

Le collectionneur[modifier | modifier le code]

Il légua aussi à la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille, une très importante collection de dessins d'art. Riche de 1 300 œuvres provenant pour la plupart de l’école italienne, mais également dans une moindre mesure des écoles du Nord, elle comprend des dessins d'artistes aussi notoires que Raphaël, Albrecht Dürer, Lucas Cranach l'Ancien, Nicolas Poussin et Jacques-Louis David. Le fonds Wicar a intégré depuis les collections du palais des beaux-arts de Lille, dont il constitue l'un des joyaux.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Baptiste Joseph Wicar, Le Chevalier Wicar : peintre, dessinateur et collectionneur lillois, Lille, Musée des beaux-arts, 1985, 91 p., (ISBN 978-2-90209-205-5).
  2. Annie Yacob, « La comédie humaine de Boilly », in L'Objet d'art, no 474, décembre 2011, p. 44.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Virgile lisant l'Énéïde devant Auguste et Livie, palais des beaux-arts de Lille.

Les fonds les plus importants des œuvres de Wicar se trouvent à l'Accademia di belle arti Pietro Vannucci de Pérouse et au Museo napoleonico (it) de Rome. On en trouve aussi à :

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Fernand Beaucamp, Le peintre lillois Jean Baptiste Wicar (1762 1834) son œuvre et son temps, Lille, E. Raoust, 1939, 2 vols.
  • Maria Teresa Caracciolo et Gennaro Toscano, Jean-Baptiste Wicar et son temps 1762-1834, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2007, 480 p., (ISBN 978-2-85939-992-4).
  • Régis Deparis, L'extraordinaire destin du Chevalier Jean-Baptiste Wicar, Lille, RD Studio, 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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