Daniel Dupuis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Jean-Baptiste Daniel-Dupuis)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dupuis (homonymie).
Daniel Dupuis
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 50 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Formation
Lieux de travail

Jean-Baptiste-Daniel Dupuis, dit Daniel Dupuis[1],[2], né le [3] à Blois (Loir-et-Cher) et mort le à Paris, est un peintre, sculpteur et médailleur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste-Daniel Dupuis est le fils du peintre Étienne-Denis Dupuis[3] et le frère de Pierre Dupuis, également peintre.

Son père le fait entrer en 1865 à l’École des beaux-arts de Paris, où il est élève de Jules Cavelier. Il obtient le second prix de Rome en gravure de médaille et pierre fine en 1868. Au même moment, il est reçu au concours comme professeur de dessin pour les écoles de la ville de Paris.

En 1872, au lendemain de la guerre franco-prussienne, il est lauréat du premier grand prix de Rome en gravure de médaille et pierre fine. Il obtient le premier prix aux concours ouverts par la ville de Paris pour la médaille de la République française en 1879. Il reçoit également la médaille d’or à l’Exposition universelle de 1889, pour la médaille commémorative de l’exposition. Récompensé aux Salons annuels, aux expositions d’Amsterdam, d’Anvers et de Bruxelles, chevalier de la Légion d'honneur en 1881, officier en 1897, il est l’auteur de bon nombre des médailles officielles de l’époque.

Il pratique également l’art des portraits en médaillons en bronze. Il sculpte des bas-reliefs pour l’hôtel de ville de Paris et exécute des dessins pour l'Institut monétaire : des billets de banque français, comme pour le fameux 500 francs bleu et rose[4], d'un billet de 100 francs (1892) non circulant qui resta en réserve dans les coffres des banques centrales[5], mais aussi étrangers, par exemple pour l'Indochine française. Il est également l'auteur pour la Monnaie de Paris des pièces de 1, 2, 5 et 10 centime en bronze (1897-1921)[6].

Il meurt assassiné pendant son sommeil par son épouse neurasthénique. Il est inhumé au cimetière de Passy à Paris.

Claude Roger-Marx a écrit de lui : « La variété des groupements et des attitudes, l'aisance a bien remplir le champ, avertissent que l'on a affaire à une imagination particulièrement entendue au décoratif[réf. nécessaire] ».

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L'électricité, Bibliothèque nationale de France, département des monnaies, médailles et antiques[7].
  • A Henry Boucher, ministre du commerce, de l'industrie, des postes et des télégraphes, Bibliothèque nationale de France, département des monnaies, médailles et antiques[8].

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité de la BnF
  2. Il signe parfois « Daniel-Dupuis ».
  3. a et b Acte de naissance no 96 (p. 66), Registre des naissances, mariages et décès sur le site des Archives numériques du Loir-et-Cher.
  4. Le fond de sécurité dessiné par Daniel Dupuis pour ce billet le rendait quasiment infalsifiable : il dura de 1888 à 1943.
  5. Le 100 francs Daniel Dupuis fut surchargé « 1000 francs » durant les années d'occupation de la Tunisie par les troupes allemandes en 1942-43 avec mention « Banque de l'Algérie ».
  6. Catalogue général illustré des Éditions de la Monnaie de Paris, sans date (1985)
  7. L'Officiel galeries & musées
  8. L'Officiel des spectacles

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léonce Bénédite, Le Musée national du Luxembourg, catalogue raisonné et illustré des peintures, sculptures, dessins, Paris, L. Baschet, 1895.
  • Fernand Mazerolle, Gazette numismatique française no 2, Paris, Ernest Leroux, 1898.
  • (en) « Dupuis, Daniel Jean-Baptiste » dans L. Forrer, Biographical Dictionary od Medallists vol. I, Londres, 1904, p. 660-667.
  • Fernand Mazerolle, Gazette numismatique française no 3, Paris, Ernest Leroux, 1907.
  • Société lorraine des amis des arts, Biographie sur le Bulletin des sociétés artistiques de l'Est, Nancy, Imprimerie coopérative de l'Est, 1914, p. 12 disponible sur Gallica.
  • Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l’École française du XIXe siècle, tome 2, Paris, H. Champion, 1916, p. 253-257.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, tome 4, Gründ, 1976 p. 45.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]