Jean-Baptiste Auguste Marie Jamin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Jean-Baptiste-Auguste-Marie Jamin, marquis de Bermuy
Jean-Baptiste Auguste Marie Jamin

Naissance
Louvigné, Ille-et-Vilaine
Décès (à 40 ans)
Bataille de Waterloo
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Général de brigade
Années de service 1792-1815
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Officier de la Légion d'honneur
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 9e colonne

Jean-Baptiste Auguste Marie Jamin, baron et marquis de Bermuy, né le à Louvigné-du-Désert en Ille-et-Vilaine et mort au cours de la bataille de Waterloo le , est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière sous la Révolution et le Consulat[modifier | modifier le code]

Fils de Jean-François Jamin, écuyer et gendarme de la garde du roi, seigneur du Fresnay, et de Anselme Marie Jacquine Gaultier. Jean-Baptiste Auguste Marie Jamin s'est marié à Naples en 1808 avec Rosalie Françoise Caliste Miot, comtesse de Mélito, née en 1792 et morte en 1866 à Stuttgart. Fille de André François Miot, comte de Mélito, ministre, ambassadeur, membre de l'Institut de France[1]. Sous-lieutenant le , au 9e régiment de cavalerie à l'armée du Nord, lieutenant le 16 floréal an III, il passe en l'an IV, à l'armée de Sambre-et-Meuse, où il fait la guerre jusqu'à la fin de la campagne de l'an VI.

Aide-de-camp du général Nansouty à l'armée du Rhin le 22 fructidor an VII, il est promu par le général Moreau, au grade de capitaine le 13 fructidor an VIII, et entre comme titulaire de ce grade au 8e régiment de cavalerie le 1er floréal an IX.

Du chef d'escadron au major des grenadiers à cheval de la Garde[modifier | modifier le code]

Il est nommé chef d'escadron le 1er pluviôse an X, et chevalier de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII. En Italie en l'an XIV comme aide de camp du maréchal Masséna, il se distingue au combat de Saint-Pierre en s'élançant sur l'ennemi à la tête de la cavalerie et se rend à Naples en 1806 en qualité d'aide-de-camp du roi Joseph Bonaparte, qui le fait commandeur de l'Ordre royal des Deux-Siciles, et le nomme le de la même année major du régiment de Chevau-Légers de la Garde Napolitaine. Colonel de ce régiment le , il le conduit en Espagne à la suite du roi en 1808. Nommé maréchal de camp au service de l'Espagne et chevalier de l'ordre royal d'Espagne le , il reçoit le titre de marquis de Bermuy, et prend, au mois de , le commandement des deux régiments de cavalerie et de hussards de la Garde royale, à la tête desquels il combat le à la bataille de Vitoria.

Arrivé au quartier général du duc de Dalmatie, ce dernier lui confie le commandement provisoire de la brigade de la Garde royale espagnole, qu'il conserve jusqu'au moment du désarmement de ces troupes exécuté en vertu du décret du . Réadmis au service de la France le avec le grade de général de brigade, il fait presque toute la campagne de France à la tête d'une brigade de cavalerie légère du 2e corps, est nommé major des grenadiers à cheval de la Garde le et suit l'Empereur à Fontainebleau, où il reste jusqu'au moment de l'abdication.

Maintenu comme major aux cuirassiers de France le et nommé officier de la Légion d'honneur le , il rentre dans les grenadiers à cheval de la Garde impériale à la réorganisation du et est tué à la bataille de Waterloo le , en chargeant sur les pièces qui soutenaient les carrés de l'infanterie anglaise. Son nom est inscrit au côté Nord de l'arc de triomphe de l'Étoile et figure également en lettres d'or sur les tables de bronze du palais de Versailles.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives des ancêtres de Emmanuel Coutadeur(descendant Jamin)
  2. Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d'Empire : avec la liste des membres de la noblesse impériale, 1808-1815, Paris, Tallandier, , 361 p. (ISBN 2-235-02302-9), p. 246

Bibliographie[modifier | modifier le code]

« Jean-Baptiste Auguste Marie Jamin », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition]