Paul Arrighi

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Paul Arrighi
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Paul Arrighi (Renno, Corse du Sud, - Marseille, ), est un professeur d’italien auteur de nombreux ouvrages sur la langue et la littérature italiennes, et sur la Corse, son histoire, ses mœurs et sa poésie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le professeur et l’écrivain[modifier | modifier le code]

Paul Arrighi voit le jour en Corse, à Renno, canton de Vico, le 20 octobre 1895. Il meurt à Marseille, le 19 mai 1975. Son père, Antoine Arrighi, enseigne au collège Fesch d'Ajaccio où Paul fait ses études jusqu'au baccalauréat. Puis Paul monte à Paris en khâgne à Louis-le-Grand, et est reçu à l'École normale supérieure en juillet 1917 (langue et littérature italiennes)[1]. Agrégé d’italien en 1920, il est d’abord en poste au lycée de Bourg-en-Bresse.

Il est ensuite professeur au lycée français de Rome (de 1923 à 1928), et chargé de conférences à l’Institut de Naples (1928-1930). C'est en Italie même qu'il entreprend sa grande thèse sur le vérisme italien (prose narrative et poésie). Ce qui ne l'empêche pas de lier là-bas de fortes amitiés et de se tenir informé de l'évolution politique italienne en ces inquiétantes années.

En 1930, Paul Arrighi rentre en France, au lycée Saint-Charles et au lycée Thiers de Marseille. Il y achève sa thèse en 1937. En 1939, il reçoit le prix Paul Flat de l'Académie française.

En 1942, il est nommé maître de conférences de langue et littérature italiennes à la Faculté d'Aix-en-Provence, puis professeur.

Autres activités officielles ou missions : conférencier en France, en Italie, en Suisse, en Belgique, en Allemagne, en Autriche, au Portugal, en Tunisie ; chargé d'enquête par le Musée des Arts et Traditions populaires (1946 et 1948) ; membre, puis président du jury d'agrégation d'italien (de 1946 à 1963) ; membre du Comité consultatif des Universités ; directeur de l'Institut d'études littéraires de Nice (1956) ; organisateur du congrès Pétrarque à Aix-en-Provence (avril 1959); président de la Société des Italianistes de l'E.S. en 1962.

Principales publications[modifier | modifier le code]

Littérature et l'histoire littéraire française ou classique[modifier | modifier le code]

  • Zola à Rome, 1928 ;
  • Zola à Naples, 1932 ;
  • Virgile relu par un Corse, 1932 ;
  • Mérimée en Corse ;
  • Mérimée fait le mort, 1925 ;

Littératures comparées[modifier | modifier le code]

  • Un émule italien de Sainte-Beuve romancier, 1930 ;
  • La France vue par Parini,Leopardi et Pascal, 1938 ;

Littérature italienne en ses divers siècles[modifier | modifier le code]

  • Pétrarque au mont Ventoux : l'ascension mystique du 26 avril 1336 (1937) ;
  • A Vaucluse et à la Sainte-Baume sur les pas de Pétrarque (1968) ;
  • Pèlerinage au berceau de Leopardi (1959) ;
  • Manzoni et Fogazzaro devant la théorie de l'amour (1956) ;
  • Garibaldi et son mythe poétique (1960) ;
  • Capuana et les deux versions de “ Giacinta ” (1934) ;
  • Une grande journée romaine de D'Annunzio (1943).

Publications dédiées à la Corse, son histoire, ses mœurs, sa poésie[2].[modifier | modifier le code]

En 1923 Paul Arrighi fonde la revue littéraire intitulée L'Annu Corsu qu’il continue jusqu'en 1939. Dès le début, il tient à la définir comme «  une œuvre corse de bons Français ». C’est une anthologie, essentiellement dialectale, mais en fait bilingue, des lettres, arts et félibriges corses. À ce tribut périodique se joignent de bonne heure des hommages plus spéciaux.

Monographies littéraires[modifier | modifier le code]

  • L'œuvre de Santu Casanova (1933) ;
  • L'œuvre de J.B. Marcaggi (1935) ;
  • Lorenzo Vero, l'homme et l'œuvre (1967) ;
  • l'Enquête sur l'esprit corse (1929) ;
  • Cahiers du Cyrnéisme, créés et en grande partie rédigés par lui. C'est là qu'il publie ses grandes enquêtes.
  • Pages consacrées au poète Petru Leca[3].

En outre, il fonde la Biblioteca corsa, puis, sous le nom de Kallisté, le groupe littéraire et artistique corse de Marseille. Face à la fièvre fasciste, qui tourne vers l'île des regards impudents, rien n’est alors plus digne que la réponse de Paul Arrighi, et des Corses.

Entre la fin de la deuxième guerre et son décès en 1975, quelques-uns des très nombreux titres de ses publications cyrnéennes :

  • La Corse, (1946), volume illustré par Cornillac ;
  • La vie littéraire et intellectuelle en Corse, (1951), dans l'ouvrage collectif La Corse, aux Horizons de France ;
  • La Corse, (1970) en collaboration avec Emile Ripert, mort en 1948 ;
  • Esprit de clocher et surnoms collectifs en Corse (1956), travail de philologie et d'ethnographie ;
  • Histoire de la Corse (1966), dans la Collection Que sais-je ? (P.U.F.) ;
  • La vie quotidienne en Corse au XVIIIe siècle (1970), (Hachette), ouvrage couronné par l'Académie française.
  • Histoire de la Corse, 1971, ouvrage collectif, éditions Privat ;
  • cinq cents «  Dictons corses », 1976, titre posthume, éditions Privat.

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.archicubes.ens.fr/lannuaire#annuaire_chercher?identite=Paul+Arrighi+.
  2. Son père, Antoine Arrighi, avait déjà composé, au fil des ans, un petit recueil de vers intitulé Chansons Rennoises
  3. Devenu son beau-frère
  • André Pézard, Notice nécrologique Paul Arrighi promotion 1917, Annuaire de l’Ecole normale supérieure.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]