Isabelle Boni-Claverie

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Isabelle Boni-Claverie
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Isabelle Boni-Claverie en 2016.
Naissance (49 ans)
Tiassalé (Côte d'Ivoire)
Nationalité Française
Ivoirienne
Profession Réalisatrice, scénariste
Écrivaine
Films notables Le Génie d'Abou
La Coiffeuse de la rue Pétion
L'Image, le vent et Gary Cooper
Pour la nuit
Trop Noire pour être Française ?
Site internet boniclaverie.com

Isabelle Boni-Claverie, née le à Tiassalé en Côte d'Ivoire, est une réalisatrice, scénariste et écrivaine franco-ivoirienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle naît en 1972, à Tiassalé en Côte d'Ivoire[1]. Elle est la nièce de Danièle Boni-Claverie, ministre de la communication sous la présidence de Henri Konan Bédié[2] (1993-1999) et ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant dans le gouvernement Aké N’Gbo (2010-2011)[3]. Alphonse Boni, magistrat, président de la Cour Suprême de justice et ministre de la Justice de la Première République de Côte d'Ivoire, était son grand-père.


Son roman, La Grande Dévoreuse, écrit à l’âge de 17 ans, la place 2e lauréate du Prix du jeune écrivain de langue française[4]. D'abord publié en 1990 par les Éditions de La Découverte, sous forme d'un ouvrage collectif, Villes d’Exil et autres nouvelles, La Grande Dévoreuse est réédité en 2000 par les NEI (Nouvelles Editions Ivoiriennes).

De 1993 à 2005, elle écrit pour la presse et collabore ainsi à Planète Jeunes, la Revue Noire et Afrique Magazine.

Diplômée de la Fémis, Isabelle Boni-Claverie réalise deux courts métrages internationalement primés : Le Génie d’Abou[5] (1998) et Pour la nuit[6] (2004) qui reçoit le Prix du Jury du Festival Provence Terre de Cinéma, le Prix d’interprétation féminine du Festival International du Court Métrage d’Abidjan, la Mention Spéciale du Festival du cinéma d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine de Milan[réf. nécessaire], la Mention spéciale du Jury œcuménique-Signis, le Prix du Public de la Maison d’Arrêt d’Amiens.

Elle réalise aussi des documentaires : La Coiffeuse de la rue Pétion[7] (1999), L’Image, le vent et Gary Cooper[8] (2001), Documenta Opening Night[9] (Arte, 2002).

En tant que scénariste, elle a collaboré à l'écriture de séries télévisées populaires comme Plus belle la vie (France 3, 2007) ou Seconde Chance (TF1, 2008 / 2009). Elle travaille également avec le cinéaste Haroun Mahamat Saleh pour son téléfilm Sexe, Gombo et beurre salé[10] (Arte, 2007). Elle co-écrit le long métrage documentaire d'Idrissou Mora-Kpai, Arlit, deuxième Paris[11] (2005, Prix du meilleur documentaire, Festival du film francophone de Namur).

En 2015, elle réalise Trop Noire pour être française ?, un documentaire diffusé en sur Arte : « Mêlant approche intimiste et témoignages d’historiens, de sociologues et de citoyens français noirs de peau, Isabelle Boni-Claverie livre un documentaire émouvant et instructif. Il y est question du regard des autres, d’incompréhensions et surtout de l’hypocrisie qui règne dans une société française où le passé colonial conditionne encore le regard des Blancs sur leurs compatriotes noirs[12] ». Deux ans plus tard, elle publie aux éditions Tallandier un récit autobiographique également intitulé Trop Noire pour être française[13].

En 2016, elle est interviewée par Mame-Fatou Niang dans le film Mariannes noires[14].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif et Isabelle Boni-Claverie (préf. Georges-Olivier Châteaureynaud), Villes d'exil et autres nouvelles : La Grande Dévoreuse, Le Monde Éditions, , 135 p. (ISBN 2878990064 et 9782878990065) ;
  • « But You Can't Run Away from Yourself » (nouvelle), Revue Noire, no 19,  ;
  • « Paule » (nouvelle), Le Moule à gaufre, no 6 ;
  • Isabelle Boni-Claverie, La Grande Dévoreuse, Nouvelles Éditions Ivoiriennes, .

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Réalisatrice :

Télévision[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Trop Noire pour être française ? », sur Cinemeteque (consulté le ).
  2. Nebia Bendjebbour, « Critique du documentaire "Trop noire pour être française" d'Isabelle Boni-Claverie, diffusé sur Arte », Supplément télé, l'Obs,‎ , p. 45
  3. « Côte d’Ivoire : Isabelle Boni-Claverie, le déballage pudique », sur jeuneafrique.com, (consulté le )
  4. a et b « Isabelle Boni-Claverie - Œuvres - Livres », sur agencelisearif.fr (consulté le )
  5. a et b Le Génie d’Abou sur Allociné. Consulté le 13 mai 2016.
  6. a et b Olivier Barlet, « Pour la nuit, d'Isabelle Boni-Claverie », sur africultures.com, (consulté le )
  7. a et b « La Coiffeuse de la rue Pétion », sur film-documentaire.fr (consulté le )
  8. a et b « Image, le vent et Gary Cooper (L’), Isabelle Boni-Claverie », sur africultures.com, (consulté le )
  9. « Documenta Opening Night, Isabelle Boni-Claverie », sur africultures.com, (consulté le )
  10. a et b (en) 138237 sur l’Internet Movie Database
  11. a et b Fiche - Festival de cinéma africain de Cordoue-FCAT (CC BY-SA)
  12. Alain Constant, « D’où venez-vous ? », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  13. « Les neuf écrivains africains qui feront la rentrée littéraire », sur Jeune Afrique, (consulté le ).
  14. (en-US) « Mariannes Noires (2017) - IMDb » (consulté le )
  15. (en) Pour la nuit sur l’Internet Movie Database
  16. (en) Arlit, deuxième Paris sur l’Internet Movie Database
  17. (en) Heart of Blackness sur l’Internet Movie Database
  18. (en) Sexe, Gombo et Beurre salé sur l’Internet Movie Database
  19. Karine Oriot, « Trop noire pour être française », sur amina-mag.com, (consulté le )
  20. « Trop noire pour être française? un documentaire pour ARTE de Isabelle Boni-Claverie », sur black-feelings.com (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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