Hypothèses planétaires

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Hypothèses planétaires (ou Livre des hypothèses planétaires, parfois abrégé en Livre des hypothèses[1]) est un ouvrage de l'astronome Claude Ptolémée dont seule une partie nous est parvenue. L'ouvrage aurait été écrit pour faire suite à l'Almageste.

Présentation[modifier | modifier le code]

Système de Ptolémée représenté dans un ouvrage de Joannes de Sacrobosco, De sphaera mundi

La première partie des Hypothèses planétaires de Ptolémée[2], et la seule partie qui subsiste en grec, est décrite par Ptolémée comme un résumé succinct des modèles planétaires présentés dans l'Almageste[3]. Dans les Hypothèses planétaires, Ptolémée résume les modèles planétaires dont il discute en détail dans l'Almageste, en apportant cependant des modifications concernant les mouvements moyens pour tenir compte de nouvelles observations. Il donne la moyenne des mouvements sous deux formes différentes : d'abord, en termes de périodes "simples, non mélangées" et ensuite, en termes de périodes "particulières, complexes", qui sont des approximations des combinaisons linéaires des périodes simples[4].

Représentation du système de Ptolémée, dessin de Jean Fusoris

Pour autant, ses Hypothèses planétaires allaient au-delà du modèle mathématique de l'Almageste pour présenter une réalisation physique de l'univers comme un ensemble de sphères imbriquées[4], dans lesquelles il utilisait les épicycles de son modèle planétaire pour calculer les dimensions de l'univers. Pour estimer la plus petite distance entre les planètes, il fit l'hypothèse qu'elle devait être égale à la distance Terre-Lune qu'il avait déjà établie à 64 fois le rayon terrestres[1] résultat qu'il a mentionné dans l'Almageste[1].

Il a estimé que le Soleil se trouvait à une distance moyenne de 1 210 rayons terrestres (la distance moyenne Terre-Soleil est plutôt de l'ordre de 25 000 rayons terrestres), alors que le rayon de la sphère des étoiles fixes était de 20 000 fois le rayon de la Terre selon ce qu'il avait estimé[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Bernard R. Goldstein, Si la Terre était une planète, Les cahiers de Science et vie, juin 1997, p. 31
  2. Johan Ludvig Heiberg, Claudii Ptolemaei opera quae exst ant omnia. Volumen II. Opera astronomica minora, Leipzig, 1907, pp. 69-145
  3. (en) transl. and annotated by G. J. Toomer, Ptolemy's Almagest, Princeton, NJ, Princeton Univ. Press, (ISBN 9780691002606, OCLC 246445498)
  4. a et b (en) Dennis Duke, « Mean Motions in Ptolemy’s Planetary Hypotheses », sur SpringerLink (ISSN 1436-3356, consulté le 1er juillet 2018)
  5. Bernard R. Goldstein, The Arabic Version of Ptolemy's Planetary Hypotheses, Transactions of the American Philosophical Society vol. 57, no. 4, 1967, pp. 9–12

Articles connexes[modifier | modifier le code]