Hydrure de mercure(II)

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Hydrure de mercure(II)
Image illustrative de l’article Hydrure de mercure(II)
structure calculée pour HgH2 (en haut) et (HgH2)2 (en bas)
Identification
Nom UICPA Hydrure de mercure(II)
Synonymes

mercurane

No CAS 72172-67-9[1]
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute H2HgHgH2
Masse molaire[2] 202,61 ± 0,02 g/mol
H 0,99 %, Hg 99,01 %,

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

L'hydrure de mercure(II) est un composé inorganique de formule chimique HgH2. Il se présente sous la forme d'un solide blanc qui se décompose au-dessus de −125 °C. Sous forme gazeuse, il est incolore et photosensible. Il est étudié en tant qu'espèce chimique intermédiaire dans la réduction de solutions mercuriques en mercure élémentaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première synthèse d'HgH2 pourrait remonter à 1951, lors d'une réaction éthérée de l'iodure de mercure(II) avec le tétrahydruroaluminate de lithium, LiAlH4, menée Wiberg et al.. En 1993, Legay-Sommaire annonce la production d'HgH2 dans des matrices cryogéniques d'argon et de krypton et d'un laser à fluorure de krypton[3]. En 2004, HgH2 sous forme solide a finalement été synthétisé et analysé par Xuefeng Wang et Lester Andrews (en), en tant que produit isolé de la réaction of mercure dans un état excité avec du dihydrogène[4]. En 2005, HgH2 en phase gazeuse a été synthétisé par Alireza Shayesteh et al., par réaction directe en phase gazeuse de mercure excité et de dihydrogène à température ambiante[5] et la structure de l'hydrure à l'état solide a été déterminée par Xuefeng Wang and Lester Andrews comme celle d'un solide moléculaire[4].

Réactions[modifier | modifier le code]

Vers −125 °C, l'hydrure de mercure(II) se décompose en mercure élémentaire et dihydrogène[4] :

HgH2 → Hg + H2.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « HgH2 », sur webbook.nist.gov.
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. (en) N. Legay-Sommaire et F. Legay, « Photochemistry in Hg doped matrices. Infrared spectra of mercury hydrides: HgH2, HgD2, HHgD, HgD », Chemical Physics Letters, vol. 207, nos 2-3,‎ , p. 123–128 (ISSN 0009-2614, DOI 10.1016/0009-2614(93)87001-j).
  4. a b et c (en) Xuefeng Wang et Lester Andrews, « Mercury dihydride forms a covalent molecular solid », Physical Chemistry Chemical Physics, vol. 7, no 5,‎ , p. 750 (ISSN 1463-9076, DOI 10.1039/b412373e).
  5. (en) Alireza Shayesteh, Shanshan Yu et Peter F. Bernath, « Infrared Emission Spectra and Equilibrium Structures of Gaseous HgH2and HgD2 », The Journal of Physical Chemistry A, vol. 109, no 45,‎ , p. 10280–10286 (ISSN 1089-5639, DOI 10.1021/jp0540205).