Sulfure de mercure(II)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sulfure de mercure.
Sulfure de mercure(II)
HgS-alpha-cinnabar-xtal-1999-looking-down-c-axis-CM-3D-balls.pngMercury-sulfide-3D-vdW.png
Structure du sulfure de mercure α (hexagonal, cinabre)
Identification
Nom UICPA sulfanylidènemercure
No CAS 1344-48-5
No EINECS 215-696-3
PubChem 62402
SMILES
InChI
Apparence solide dense cristallisé
Propriétés chimiques
Formule brute HgS  [Isomères]
Masse molaire[1] 232,66 ± 0,03 g/mol
Hg 86,22 %, S 13,78 %,
Propriétés physiques
fusion 583,5 °C[2]
ébullition 584 °C[2]
Masse volumique 8,1 g·cm-3 à 20 °C[2]
Propriétés optiques
Polychroïsme M
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le sulfure de mercure(II) est un composé chimique de formule HgS. Il s'agit d'un composé mercuriel solide dense (masse volumique de 8,1 g·cm-3) cristallisé selon trois polymorphes :

Chimie et aplications[modifier | modifier le code]

Le sulfure de mercure HgS β est obtenu par réaction directe du corps simple mercure métal avec le corps simple soufre. Ce minéral se nommait éthiops. Le sulfure de mercure β (métacinabre) est un semi-conducteur II-VI[3].

Le sulfure de mercure est obtenu par un chauffage important, à l'état de sublimé. Mais il correspond aussi chimiquement au cinabre qui est sa forme naturelle la plus fréquente, par ailleurs utilisé depuis l'Antiquité comme pigment rouge, nommé encore par les artisans vermillon ; il a cependant tendance à noircir avec le temps, en raison de la conversion progressive du HgS α, rouge vermillon, vers le HgS β, noir.

Le cinabre est également le principal minerai de mercure métallique, qu'on extrait par chauffage dans un courant d'air (grillage) :

HgS + O2Hg + SO2.

Les gisements de cinabre engendre fréquemment au niveau de leurs couches superficielles soumises à réduction du mercure natif en gouttelettes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. a, b et c Entrée de « Mercury(II) sulfide » dans la base de données de produits chimiques GESTIS de la IFA (organisme allemand responsable de la sécurité et de la santé au travail) (allemand, anglais), accès le 1 janvier 2012 (JavaScript nécessaire)
  3. (en) A. Delin, « First-principles calculations of the II-VI semiconductor β-HgS: Metal or semiconductor », Physical Review B, vol. 65, no 15,‎ , p. 153205 (lire en ligne) DOI:10.1103/PhysRevB.65.153205