Hyder (Alaska)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Hyder
L'entrée d'Hyder du côté canadien
L'entrée d'Hyder du côté canadien
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
État Alaska Alaska
Borough Région de recensement de Prince of Wales - Outer Ketchikan
Code FIPS 02-34570
GNIS 1422711
Démographie
Population 94 hab. (2011)
Densité 2,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 55° 54′ 51″ N 130° 01′ 28″ O / 55.914167, -130.024361 ()55° 54′ 51″ Nord 130° 01′ 28″ Ouest / 55.914167, -130.024361 ()  
Altitude 36 m
Superficie 3 840 ha = 38,4 km2
· dont terre 38,4 km2 (100 %)
· dont eau 0 km2 (0 %)
Fuseau horaire AKST (UTC-9)
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alaska

Voir la carte administrative d'Alaska
City locator 14.svg
Hyder

Géolocalisation sur la carte : Alaska

Voir la carte topographique d'Alaska
City locator 14.svg
Hyder

Hyder est une localité d'Alaska CDP) aux États-Unis dans le Région de recensement de Prince of Wales - Outer Ketchikan dont la population était de 94 habitants en 2011.

Situation - climat[modifier | modifier le code]

Elle est située au départ du canal Portland, un des principaux fyords de la côte ouest de la Colombie-Britannique. Long de 96 milles (154 km), il forme une partie de la frontière entre le Canada et les États-Unis. Elle se trouve à 75 milles (121 km) par voie aérienne de Ketchikan. C'est le seul village du sud-ouest de l'Alaska à être relié par la route. Celle-ci la relie à Stewart (Colombie-Britannique) à 2 milles (3 km) de la frontière.

Les températures vont de 25 degrés Fahrenheit (-4 °C) à 43 degrés Fahrenheit (6 °C) en janvier et de 41 degrés Fahrenheit (5 °C) à 57 degrés Fahrenheit (14 °C) en juillet.

Histoire - activités[modifier | modifier le code]

Le peuple Nisga'a qui vivait à l'ouest de la Colombie-Britannique, nommaient cet endroit Skam-A-Kounst, le lieu sûr, sans doute parce qu'ils pouvaient s'affranchir là du harcèlement de leurs voisins, les Haïdas. Les Nisga'as venaient dans cette région pour la chasse et les cueillettes saisonnières.

En 1896, le capitaine Gaillard, ingénieur de l'U.S. Army, a exploré le fjord, et dès 1898, de l'or et de l'argent y furent découverts, essentiellement du côté canadien, dans le cours de la rivière Salmon. Des baraquements furent installés de part et d'autres de la frontière. Côté alaskien, le village nommé Portland City fut construit, mais au moment d'y ouvrir la poste, ce nom a été refusé à cause du trop grand nombre de localités homonymes aux États-Unis. Il a donc pris le nom d'Hyder, en souvenir de Frederik Hyder, un prospecteur canadien.

À cause de sa situation, sur les rives du canal Portland, Hyder devint un lieu d'approvisionnement pour les exploitations minières du Canada, et le village connut un accroissement démographique important entre 1920 et 1930, quand les mines de zinc, de cuivre, de plombe, d'or, d'argent et de tungstène étaient exploitées au maximum. Les mines fonctionnèrent de 1924 à 1950.

En 1928, une grande partie de la localité a brûlé. Pendant l'époque de la Prohibition aux États-Unis, une petite communauté appelée Hyder BC s'est créée juste le long de la frontière canadienne pour servir de débit de boisson à la communauté des mineurs, mais elle fut abandonnée juste après cette période.

En 1956, toutes les exploitations minières fermères, sauf une, la Granduc Copper Mine qui fonctionna jusqu'en 1984. S'il y a eu quelques opérations minières ponctuelles côté canadien, il n'y en a plus eu depuis côté Alaska depuis la fermeture de la mine Riverside.

Économie locale[modifier | modifier le code]

Hyder vit actuellement du tourisme, et entretient le souvenir de son histoire minière, s'intitulant d'ailleurs la Friendliest Ghost Town in Alaska.

Le fait de son isolement par rapport aux autres villages d'Alaska, et sa proximité géographique avec Stewart, elle dépend aussi fortement du Canada pour l'alimentation électrique et le téléphone. Les échanges monétaires s'y font d'ailleurs indifféremment en dollars canadiens ou américains. C'est la seule localité d'Alaska à ne pas utiliser le code téléphonique 907, mais le code canadien 250.

Il s'y pratique aussi la pêche et la chasse de loisir.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]