Henriette Diabaté

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Henriette Diabaté
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Henriette Diabaté, 2016, Abidjan
Nom de naissance Henriette Diabaté
Naissance (82 ans)
Bingerville, Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Nationalité Ivoirienne
Profession
Professeur d'histoire

Henriette Diabaté, née le à Bingerville[1], est une femme politique de Côte d'Ivoire. Professeur d'histoire à l'université de Cocody à Abidjan, elle a occupé le poste de ministre de la culture en 1990, sous la présidence de Félix Houphouët-Boigny et celui de ministre de la justice en 2004, sous la présidence de Laurent Gbagbo. Elle est secrétaire générale du Rassemblement des républicains, parti politique dirigé par Alassane Ouattara, depuis 1999[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Diabaté est née à Bingerville. Elle a fait son cycle primaire, respectivement à Soubré, Dimbokro et Gagnoa où elle obtient son Certificat d’Etudes Primaires. Elle fréquente ensuite le Collège Moderne des Jeunes Filles de Bingerville et acquiert le BEPC. Quelques années plus tard au Sénégal, à l’Ecole Normale des Jeunes Filles, elle réussit la première partie du baccalauréat. Elle brigue définitivement ce diplôme au Lycée Classique de Cocody[3]. Elle est professeur d'histoire de 1965 à 1995 et elle fait partie des membres fondateurs du RDR[2]. Elle est la première femme ministre d'Etat et première femme présidente d'institution en Côte d'Ivoire.

Une partie des leaders du RDR, dont elle, est arrêtée le 27 octobre 1999[4] en raison des violences survenues lors des manifestations organisées par le parti. En novembre, ils sont jugés et condamnés à la prison ferme. Quand les soldats se soulèvent le 23 décembre 1999, une de leurs revendications est la libération des leaders du RDR emprisonnés. Quand le président Henri Konan Bédié rejette les demandes, ils prennent le pouvoir le 24 décembre et relâchent rapidement les dirigeants du RDR[5].

Diabaté occupe le poste de ministre de la culture et de la Francophonie lors du régime militaire de transition en 2000[2]. Elle conserve son mandat de secrétaire générale du RDR[6]. De mars 2003 à février 2006, elle devient Ministre d’État, Garde des Sceaux, Ministre de la justice de la République de Côte d’Ivoire[7].

Elle est nommée le 18 mai 2011 grande chancelière de l'Ordre national de la République de Côte d'Ivoire par le président Alassane Ouattara. Il la désigne Présidente du RDR lors du 3e Congrès du parti, le dimanche 10 décembre 2017[8].

Mariée à Lamine Diabaté, un ancien ministre d'état, elle a cinq enfants[2].

Distinctions Honorifiques[modifier | modifier le code]

Travaux et publications de thèses[modifier | modifier le code]

  • 1975 : Aniaba, un Assinien à la cour de Louis XIV, Paris, Abidjan, NEA/ ABC, 1975
  • 1975 : La marche des femmes sur Grand Bassam, Abidjan, NEA, 1975[9]
  • 1979 : La formation du royaume Sannvin (1700-1843). Sources orales et Histoire, Thèse pour le Doctorat de 3e cycle d’histoire, Paris-Sorbonne[10]
  • 1984 : Le Sannvin, un royaume akan de la Côte d’Ivoire (1701 – 1901). Sources orales et Histoire, Thèse pour le doctorat d’Etat d’Histoire, Paris-Sorbonne, réédité en deux volumes chez Karthala en mai 2013.
  • 1986 : Actes du colloque international sur l’histoire du RDA Yamoussoukro 18-25 , Paris-Abidjan, Hatier/CEDA[11]
  • 1988 : Le Sannvin – Sources orales et Histoire. Essai de méthodologie. Abidjan, NEA
  • 1988 : Mémorial de la Côte d’Ivoire, volume 1, époque précoloniale (Direction et collaboration), AMI
  • 1988 : Église et société africaine. Paroisse Saint-Pierre de Jacqueville, un siècle d’apostolat, Abidjan, NEA
  • 1991 : Toujours plus haut … . Notre Abidjan, Abidjan, Ivoire Média, 1991 (en collaboration avec L. Kodjo)
  • 2009 : Petrus : la gloire du photographe, Abidjan ; Ed. du CERAP.

Articles (sélection)[modifier | modifier le code]

  • « Contribution à l’étude des problèmes de la recherche : de la nécessité d’un impact culturel et social des enquêtes orales » en collaboration avec Ch. Wondji, Africa Zamani (Revue de l’Association des Historiens Africains), N°1 ; 1973[12]
  • « L’enseignement de l’histoire et de la géographie en Afrique », Actes du colloque de Bromont sur l’avenir de l’histoire et de la géographie ; 1974[13]
  • « A propos de la Reine-Mère dans les sociétés akan », Actes du colloque interuniversitaire Ghana-Côte d’Ivoire de Bondoukou, 1974[14]
  • « Mlan Alua Blahima du Sanvi », Bulletin de l’IFAN, T. 39, série B, N°2 ; 1977[15]
  • « Quelques causes de déperdition et de déformation dans l’utilisation des sources orales : l’exemple du Sannvin », Revue Recherche, Pédagogie et Culture N° 39, 1979
  • « L’action des femmes dans le RDA », Revue de la Fondation Félix Houphouët Boigny N° 2, 1979

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Faso.net »
  2. a, b, c et d (fr) Biographie sur le site du Rassemblement des républicains.
  3. « La nomination de Henriette Dagri-Diabaté comme grande chancelière de l’ordre (...) - leFaso.net, l'actualité au Burkina Faso », sur lefaso.net (consulté le 17 janvier 2017)
  4. (en) "COTE D'IVOIRE: US Worried about arrests", IRIN, 1er novembre 1999.
  5. (en) "COTE D'IVOIRE: Military coup announced", IRIN, 24 décembre 1999.
  6. Secrétariat général du RDR Pourquoi Ado a maintenu Henriette Diabaté, le 9 mai 2008 sur intelligentdabidjan.org
  7. Super User, « Grande chancellerie de l'Ordre National », sur www.ivoireabidjan.com (consulté le 21 octobre 2016)
  8. « Henriette Diabaté, présidente, Kandia Camara SG: les femmes prennent le ’’pouvoir’’ au RDR », Abidjan.net,‎ (lire en ligne)
  9. « Grand Bassam 1949 : les femmes ont marché pour la libération des hommes - Ph.D life chapter »
  10. Claude-Hélène Perrot, « L’importation du « modèle » akan par les Anyi au Ndenye et au Sanwi (Côte d’Ivoire) », Journal des africanistes,‎ , p. 139–162 (ISSN 0399-0346, lire en ligne)
  11. « Extraits des Actes du Colloque international de Yamoussoukro », RFI Afrique,‎ (lire en ligne)
  12. « Quelques revues, colloques, congrès et leur impact sur l historiographie », sur docplayer.fr (consulté le 21 octobre 2016)
  13. Éduscol, « Colloque « Apprendre l'histoire et la géographie à l'École » - L'enseignement de l'histoire et de la géographie pour tous :quelles finalités, quels enjeux ? - Éduscol », sur eduscol.education.fr (consulté le 21 octobre 2016)
  14. Fabio Viti, « L'esclavage au Baoulé précolonial », L'Homme, vol. 39,‎ , p. 53–88 (DOI 10.3406/hom.1999.453663, lire en ligne)
  15. « História Geral da África », Issuu, UNESCO, vol. V, no 3 de 3,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]