Henri Verdier

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Henri Verdier
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Henri Verdier en 2015

Naissance (48 ans)
Toulouse
Nationalité Drapeau de la France France

Henri Verdier, né en 1968 à Toulouse, est un entrepreneur et spécialiste du numérique français.

Directeur interministériel du numérique et du système d'information de l'Etat français, adjoint à la secrétaire générale pour la modernisation de l’action publique. Il est également administrateur général des données (AGD).

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École normale supérieure[1], Henri Verdier fut en 1995 le cofondateur et le directeur général de la société Odile Jacob Multimédia, développant notamment avec Georges Charpak un ensemble de supports pédagogiques pour La main à la pâte. En 2007, il rejoint Lagardère Active comme directeur chargé de l'innovation. En 2009, il rejoint l'Institut Télécom comme directeur de la prospective, chargé de la création du think tank « Futur numérique »[2] (Fondation-telecom). En 2010, il fonde, avec Jean-Michel Lasry, Pierre-Louis Lions et Olivier Guéant, la société MFG-Labs[3], qu'il quitte en 2012, et qui est acquise par Havas Media en mai 2013[4].

Membre fondateur du pôle de compétitivité Cap Digital, il en exerça la vice-présidence de 2006 à 2008, avant de le présider de 2008 à janvier 2013.

De janvier 2013 à septembre 2015, il dirige Etalab, le service du premier ministre chargé de l'ouverture des données publiques[5]. Sous sa direction, Etalab a développé une nouvelle version[6],[7], inaugurée le 18 décembre 2013, du portail d'open data français « data.gouv.fr », qui héberge de nombreuses données publiques. Cette version, qui autorise les citoyens à enrichir les données publiques ou à partager leurs propres données[8], a été qualifiée par le blog TechPresident de « première mondiale »[9].

Par arrêté du Premier ministre en date du 16 septembre 2014, il est nommé Administrateur Général des Données[10],[11].

En conseil des ministres du 23 septembre 2015, il est nommé directeur interministériel du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC), adjoint à la secrétaire générale pour la modernisation de l’action publique. Cette nouvelle direction, qui allie les fonctions d'une DSI et une mission de transformation numérique, inclut la mission Etalab.

Henri Verdier est membre du conseil scientifique de l'Institut Mines-Télécom[12], ainsi que du comité de prospective de l'ARCEP[13], membre du Comité de prospective de la CNIL[14] et membre de la Commission innovation 2030.

Publications[modifier | modifier le code]

Avec Nicolas Colin :

  • L'Âge de la multitude : entreprendre et gouverner après la révolution numérique (Armand Colin, Paris, 2012, réédité 2015)[15]

Contributions à des ouvrages collectifs, notamment :

  • L'Etat en mode Start-Up, Le nouvel âge de l'action publique, (Eyrolles, Paris, mai 2015).
  • Numérique et Libertés : un nouvel âge démocratique, Rapport n° 3119, Assemblée nationale, octobre 2015.
  • Big, fast & open data. Décrire, décrypter et prédire le monde, FYP Editions, Paris, 2014.
  • La Métamorphose numérique vers une société de la connaissance et de la coopération, Éditions alternatives, 2013.
  • L'innovation, un enjeu majeur pour la France, rapport pour le Ministère du redressement productif et le Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, avril 2013[16]
  • Le Dictionnaire politique d'Internet du numérique (Éditions La Tribune, Paris, 2010)
  • TIC 2025 : Les Grandes Mutations (FYP Éditions, Paris, 2010)
  • New Age to New Edge (Orange Institute, San Francisco, 2010)

Blog de veille et de prospective numérique[17]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Henri Verdier a été lauréat du prix Roberval en 1999, avec Georges Charpak et l'ensemble de son équipe.
  • Il est chevalier dans l'ordre national du mérite (promotion mai 2010)[18] et Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres (promotion juillet 2014)[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]