Henri Verdier

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Henri Verdier
20130319HenriVerdier 001.jpg
Henri Verdier en 2013.
Fonctions
Directeur
Etalab
-
Séverin Naudet (d)
Laure Lucchesi (d)
Président
Cap Digital
-
Manager général (en)
Odile Jacob Multimédia (d)
-
Biographie
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Distinctions

Henri Verdier, né le à Toulouse[1], est un entrepreneur et spécialiste du numérique français.

Ambassadeur pour le Numérique[2], il fut également Directeur interministériel du numérique et du système d'information de l'Etat français et administrateur général des données (AGD).

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Henri Verdier est ancien élève de l'École normale supérieure[3] (promotion S1988)[4], titulaire d'une licence en philosophie, d'un magistère en biologie et d'un diplôme d'études approfondies en sociologie[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Il fut en 1995 le cofondateur et le directeur général de la société Cred-M, devenue Odile Jacob Multimédia[5], où il développe notamment avec Georges Charpak un ensemble de supports pédagogiques pour La Main à la pâte.

En 2007, il rejoint Lagardère Active comme directeur chargé de l'innovation. En 2009, il rejoint l'Institut Télécom comme directeur de la prospective, chargé de la création du think tank « Futur numérique »[6] (Fondation-telecom). En 2010, il fonde, avec Jean-Michel Lasry, Pierre-Louis Lions et Olivier Guéant, la société MFG-Labs[7], qu'il quitte en 2012, et qui est acquise par Havas Media en mai 2013[8].

Membre fondateur du pôle de compétitivité Cap Digital, il en exerça la vice-présidence de 2006 à 2008, avant de le présider de 2008 à janvier 2013.

De janvier 2013 à septembre 2015, il dirige Etalab, le service du premier ministre chargé de l'ouverture des données publiques[9]. Sous sa direction, Etalab a développé une nouvelle version[10],[11], inaugurée le 18 décembre 2013, du portail d'open data français « data.gouv.fr », qui héberge de nombreuses données publiques. Cette version, qui autorise les citoyens à enrichir les données publiques ou à partager leurs propres données[12], a été qualifiée par le blog TechPresident de « première mondiale »[13].

Par arrêté du Premier ministre en date du 16 septembre 2014, il est nommé Administrateur Général des Données[14],[15].

En conseil des ministres du 23 septembre 2015, il est nommé directeur interministériel du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC)[16]. Cette nouvelle direction, qui allie les fonctions d'une DSI et une mission de transformation numérique. Poursuivant l'engagement de la mission Etalab au service de l'ouverture du code, des données et des algorithmes, la DINSIC jette les fondamentaux de "l'Etat Plateforme"[17] (France Connect, api.gouv.fr, Base nationale adresse) et promeut au sein de l'Etat une stratégie de réinternalisation de ressources et de recours aux méthodes agiles. Il est ainsi responsable de la mise en place en 2015 de l’incubateur de services numériques : Beta.gouv.fr qui a créé en trois années plus de 50 "Startups d'Etat"[18].

Il a œuvré activement, en tant que directeur de la Mission Etalab  à l’adhésion en 2014 de la France au Partenariat pour un Gouvernement ouvert et a accompagné et soutenu ensuite[19], en tant que directeur de la DINSIC, la présidence de la France pour un an à l’automne 2016  à la tête du partenariat[20].

En 2014 et 2015, il est membre de la Commission de réflexion sur le droit et les libertés à l'âge du numérique[21].

Le 15 novembre 2015, il est nommé Ambassadeur pour les affaires numérique au sein du Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

Ancien membre du conseil scientifique de l'Institut Mines-Télécom[22] et du comité de prospective de l'ARCEP[23], Henri Verdier est membre du Comité de prospective de la CNIL[24].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Avec Nicolas Colin, L'Âge de la multitude : entreprendre et gouverner après la révolution numérique (Armand Colin, Paris, 2012, réédité 2015)[25]
  • Avec Pierre Pezziardi, Des Startup d'Etat à l'Etat plateforme (Fondation pour l'innovation politique, Paris, 2017)[26]

Contributions à des ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (juin 2016)
  • L'Etat en mode Start-Up, Le nouvel âge de l'action publique, (Eyrolles, Paris, mai 2015).
  • Numérique et Libertés : un nouvel âge démocratique, Rapport n° 3119, Assemblée nationale, octobre 2015.
  • Big, fast & open data. Décrire, décrypter et prédire le monde, FYP Editions, Paris, 2014.
  • La Métamorphose numérique vers une société de la connaissance et de la coopération, Éditions alternatives, 2013.
  • L'innovation, un enjeu majeur pour la France, rapport pour le Ministère du redressement productif et le Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, avril 2013[27]
  • Le Dictionnaire politique d'Internet du numérique (Éditions La Tribune, Paris, 2010)
  • TIC 2025 : Les Grandes Mutations (FYP Éditions, Paris, 2010)
  • New Age to New Edge (Orange Institute, San Francisco, 2010)

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Henri Verdier a été lauréat du prix Roberval en 1999, avec Georges Charpak et l'ensemble de son équipe.
  • Il est chevalier dans l'ordre national du mérite (promotion mai 2010)[28] et Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres (promotion juillet 2014)[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Henri Verdier », sur whoswho.fr, .
  2. « Compte rendu du Conseil des ministres du 24 octobre 2018 », sur Gouvernement.fr (consulté le 8 novembre 2018)
  3. Club des Normaliens dans l'Entreprise : Henri Verdier
  4. http://www.archicubes.ens.fr/lannuaire#annuaire_chercher?identite=Henri+Verdier.
  5. a et b http://www.lesbiographies.com/#/Biographie/VERDIER-Henri,202309.
  6. Fiche de présentation du Think Tank « Futur numérique » (PDF 2p) par la fondation Telecom
  7. http://www.mfglabs.com
  8. « Havas Media acquiert MFG-Labs », Frenchweb.fr,‎ (lire en ligne)
  9. Discours du Premier ministre devant les acteurs du web, gouvernement.fr
  10. http://data.blog.lemonde.fr/2013/12/18/data-gouv-fr-nouvelle-formule-nouvelles-ambitions/
  11. https://www.lopinion.fr/19-decembre-2013/open-data-debuts-l-anti-colbertisme-a-francaise-7354
  12. http://www.liberation.fr/economie/2014/01/19/la-france-premier-pays-a-aller-au-bout-de-la-logique-de-l-open-data_973967
  13. A “World First”: France's Data.Gouv.Fr Opens Platform To Citizen Submissions
  14. « Décret n° 2014-1050 du 16 septembre 2014 instituant un administrateur général des données », sur legifrance.gouv.fr, (consulté le 20 septembre 2014)
  15. Le Blog de l'Administrateur général des données
  16. « Décret du 24 septembre 2015 portant nomination d'un directeur, adjoint à la secrétaire générale pour la modernisation de l'action publique - M. VERDIER (Henri) », JORF,‎ (lire en ligne)
  17. Bertrand Lemaire, « Henri Verdier (DINSIC) : « nous construisons l'Etat Plate-forme au service des citoyens » », CIO on line,‎ (lire en ligne)
  18. Béatrice Madeline, « L’Etat passe en mode start-up », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  19. « La France rejoint le Partenariat pour un Gouvernement ouvert », sur modernisation.gouv.fr, (consulté le 23 octobre 2018)
  20. Laure Lucchesi et Henri Verdier, « La révolution numérique est une révolution politique », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  21. Assemblée Nationale, « Commission de réflexion sur le droit et les libertés à l’âge du numérique - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 30 novembre 2018)
  22. Le conseil scientifique, mines-telecom.fr
  23. Comité de prospective de l'ARCEP
  24. Comité de prospective de la CNIL
  25. Le Blog de l'Age de la multitude
  26. Note de la Fondapol
  27. Rapport Beylat-Tambourin
  28. JO Présidence de la République Ordre national du Mérite
  29. [1]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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