Guillaume X d'Auvergne

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Guillaume X d'Auvergne
Illustration.
Château de Tournoël ; à l'âge de 18 ans, Guillaume fut un des défenseurs de la forteresse.
Titre
Comte d'Auvergne
Prédécesseur Guy II
Successeur Robert V
Biographie
Date de naissance
Date de décès
Sépulture Abbaye du Bouschet-Vauluisant
Père Guy II d'Auvergne
Mère Péronnelle de Chambon
Conjoint Adélaïde de Brabant
Enfants Robert V d'Auvergne
Marie d'Auvergne
Mathilde d'Auvergne

Guillaume X d'Auvergne, né vers 1195, mort en 1247. Il fut comte d'Auvergne (1222-1247), succédant dans ce qu'il reste de ce fief à son père ci-dessous, c'est-à-dire la comté d'Auvergne avec Vic-le-Comte pour capitale.

Il était le fils de Guy II d'Auvergne (v. 1165-1224), comte d'Auvergne (v. 1194-1224) et de Péronnelle de Chambon (née vers 1160), dame de Combrailles. Il participa à la guerre contre le roi de France Philippe-Auguste et fut à l'âge de dix-huit ans un des derniers défenseurs du comté d'Auvergne lors du siège de Tournoël en 1213. À la suite de la défaite comtale, il devient comte de la portion restée indépendante de la couronne française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le siège de Tournoël[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège de Tournoël.

À l'âge de 18 ans, il est parmi les défenseurs de la forteresse de Tournoël lors du siège mené par l'armée française de Philippe-Auguste et de Guy II de Dampierre. Le château en question est le dernier bastion libre de l'Auvergne, les autres châteaux ayant été pris et son père, Guy II d'Auvergne, ayant été fait prisonnier par les Français à la suite de la prise de la ville de Riom[1].

À la suite des déboires des Français à mener le siège le roi de France sonne la retraite. Les auvergnats en profitent pour réaliser une sortie pour capturer les chevaux français. Or, les français réussissent à se défendre et marquent de nombreuses pertes chez les auvergnats et prennent de nombreux prisonniers dont Guillaume et son cousin Albert. Le commandant de la forteresse voyant le fils du comte capturé et ses troupes vaincues, se rend. Tournoël et le comté d'Auvergne sont définitivement tombés[2].

La succession[modifier | modifier le code]

Quand il succède à son père, il trouve presque tout son héritage entre les mains de Guy de Dampierre et d'Archambaud de Bourbon, sous la garde desquels le roi Philippe-Auguste l'a mis. En 1229 ou 1230, il fait un traité avec saint Louis, par lequel il est rétabli dans une partie des terres confisquées à son père. Il y a alors deux comtés d'Auvergne : à savoir celui de Guillaume, et l'ancien comté d'Auvergne proprement dit, désormais nommé la Terre d'Auvergne avec Riom pour capitale et qui deviendra par la suite le Duché d'Auvergne.

Le premier, le moins important, comprend le château et la ville de Vic-le-Comte, qui en devient le chef-lieu, avec les châtellenies de Mirefleurs, de la Chypre, de Besse, de Clavières, de Montredon, d'Artonne et de Lezoux.

Le roi de France Saint Louis donne en 1241, la Terre d'Auvergne à son frère Alphonse de Poitiers, investi comte de Poitou et de Saintonge, et comte de Toulouse du chef de sa femme. À sa mort, en 1271, la Terre d'Auvergne revient à la couronne.

Descendance[modifier | modifier le code]

Le , il épousa Adélaïde de Brabant (v. 1190-1265), comtesse de Boulogne (1260-1265), fille de Henri Ier (v. 1160-1235), duc de Brabant, et de Mathilde de Lorraine (apr. 1170-v. 1210), dite Mathilde van Bonen.

De cette union sont issus[3] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Edouard Everat, Histoire abrégée de la ville de Riom, Riom, André Bonne Annet-Georges Aupois éditeur, 1923 ; réédition de 1989 (ISBN 2-7019-0029-8), p. 20
  2. Georges Bernage, Anne Courtillé, Marc Mégemont, Gabriel Fournier La Basse-Auvergne médiévale, Créer, 2002 (ISBN 978-2-84048-161-4). [lire en ligne]
  3. Informations généalogiques relatives à Guillaume X d'Auvergne, [lire en ligne].