Gudrun Pausewang

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Gudrun Pausewang
Gudrun Pausewang (cropped).jpg
Gudrun Pausewang en 2017.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 91 ans)
BambergVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Gudrun WilckeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie
Freya Pausewang (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Académie des sciences et des arts des Allemands des Sudètes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
Distinctions
Liste détaillée
Prix Gustav Heinemann (d) ()
Q29048583 ()
Chevalier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne ()
Großer Preis der Deutschen Akademie für Kinder- und Jugendliteratur e.V. Volkach (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
The Last Children of Schewenborn (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Gudrun Pausewang, épouse Wilcke, est une femme de lettres allemande née le à Wichstadl en Bohême (Tchécoslovaquie) et morte le à Bamberg (Allemagne)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Gudrun Pausewang est née en 1928 en Bohême orientale. Elle était l'aînée de six enfants. Après l'école fondamentale, elle fréquenta un lycée de jeunes filles. Son père mourut au cours de la Seconde Guerre mondiale, alors qu'elle n'avait que quinze ans. Une fois la guerre terminée, à l'âge de dix-sept ans, elle s'enfuit avec sa famille pour l'Allemagne de l'Ouest. Elle continua ses études à Wiesbaden (dans la Hesse) et obtint le baccalauréat en 1948. Elle entreprit ensuite des études de pédagogie et enseigna comme institutrice.

À partir de 1956, elle enseigna au Chili, à l'École allemande, puis cinq ans plus tard, au Venezuela. Elle séjourna sept ans en tout en Amérique du Sud et voyagea durant cette période en Amazonie, en Terre de Feu, au Pérou, en Bolivie, Colombie, au Mexique et en Amérique du Nord.

En 1963, elle revint en Allemagne, reprit des études, en langue et civilisation allemandes, tout en enseignant à l'école primaire. Cinq ans plus tard, elle partit en Colombie avec son mari, Peter Wilcke. Elle revint définitivement en Allemagne en 1972, avec son fils alors âgé de deux ans. Depuis lors, elle vit à Schlitz (lieu de l'action de son ouvrage Le Nuage). Jusqu'à sa retraite, elle y travailla comme institutrice.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les œuvres de ses premières années sont surtout des romans d'évasion ; plus tard, elle s'attache à des thèmes sociaux, par exemple la menace nucléaire. Elle s'intéresse aux problèmes du Tiers Monde dont elle a pris conscience en Amérique latine. En outre, elle s'engage pour la paix et la protection de l'environnement. Dans quelques-uns de ses ouvrages aujourd'hui très controversés, elle parle de l'« écocide » de la société et compare les dangers résultant de l'énergie nucléaire au national-socialisme. Ayant pris sa retraite en 1989, elle a depuis lors tout loisir de se consacrer à l'écriture.

Au total, elle a écrit 86 livres, qui furent distingués par de nombreux prix et qui tournent souvent autour des thèmes de la paix et de la protection de l'environnement. Écrits dans la mouvance pacifiste et écologiste des années 80, ils sont marqués par l'esprit du temps de ces mouvements, et dénoncent donc les dérives des forces de l'ordre de France et d'Allemagne. Par exemple, dans Die Wolke, les gendarment procèdent à des tirs dans la foule et répression mortelle des manifestations.

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Ce sont ces trois livres (La Détresse de la Famille Caldera, J'ai Faim - j'ai Soif, Le Nuage) qui eurent le plus grand succès.

Son livre Le Nuage (Die Wolke) a été adapté pour le cinéma en 2006, vingt ans après la catastrophe de Tchernobyl.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Rio Amargo (roman, 1959)
  • Der Weg nach Tongay (récit, 1965)
  • Plaza Fortuna (roman, 1966)
  • Bolivianische Hochzeit (roman, 1968)
  • Guadalupe (roman, 1970)
  • Die Entführung der Dona Agatha (1971)
  • Hinterm Haus der Wassermann (œuvre pour enfants, 1972)
  • Aufstieg und Untergang der Insel Delfina (roman, 1973)
  • Und dann kommt Emilio (1974)
  • Karneval und Karfreitag (1976)
  • Kunibert und Killewamba (littérature enfantine, 1976)
  • Die Not der Familie Caldera (littérature enfantine, 1977)
  • Auf einem langen Weg (littérature enfantine, 1978)
  • Wie gewaltig kommt der Fluß dahin (1978)
  • Der Streik der Dienstmädchen (1979)
  • Rosinkawiese (1980)
  • Ich habe Hunger, ich habe Durst (littérature enfantine, 1981)
  • Die Freiheit des Ramon Acosta (1981)
  • Die letzten Kinder von Schewenborn (récit, 1983)
  • Kinderbesuch (roman, 1984)
  • Pepe Amado (roman, 1986)
  • Die Wolke (roman, 1987)
  • Ich gebe nicht auf (récits, poèmes, prières, 1987)
  • Etwas läßt sich doch bewirken (1987)
  • Das Tor zum Garten der Zambranos (1988)
  • Der GroBvater im Bollerwagen Aurélio (littérature enfantine, 1988)
  • Fern von der Rosinkawiese (1989)
  • Reise im August (œuvre pour la jeunesse, 1992)
  • Der Schlund (roman, 1993)
  • Die Kinder in den Bäumen (littérature enfantine, 1994)
  • Der Glücksbringer (roman, 1995)
  • Die Verräterin (œuvre pour la jeunesse, 1995)
  • Einfach abhauen (1996)
  • Wiedersehen mit Anna (1997)
  • Adi, Jugend eines Diktators (1997)
  • Ich geb dir noch eine Chance, Gott! (1997)
  • Hörst du den Fluss, Elin? (œuvre pour la jeunesse, 1998)
  • Barfuß durch die große Stadt (1999)
  • Roller und Rosenkranz (2000)
  • Und was mach ich (2003)
  • Ich war dabei. Geschichten gegen das Vergessen. (2004)
  • Du darfst nicht schreien (2003)
  • Überleben! (2005)
  • Der Spinatvampir (2005)
  • Die Meute (2006)
  • Aufmüpfige Geschichten (2006)

Traductions en espéranto[modifier | modifier le code]

  • Nora Caragea (trad. et éd.), La avo en la cxareto, Francfort-sur-le-Main, Caragea, 1999, 62 p. (ISBN 3-00-004992-4), nombreuses illustrations d'Inge Steineke
  • Nora Caragea (trad.), Inge Steineke (ill.), La infanoj en la arboj, Maribor, Inter-Kulturo, 1995, 62 p. (ISBN 961-6075-10-1), nombreuses illustrations
  • Nora Caragea (trad. et éd.), Friedrich Kohlsaat (images), Kuniberto kaj Kilevamba, Maribor, Inter-Kulturo, 2001, 107 p. (ISBN 3-00-008497-5)
  • Joachim Giessner (trad.), La lastaj infanoj de Oldrovalo : aux ... Cxu tiel aspektos nia estonteco? (récit), Paderborn, Esperanto-Centro, 1987, 77 p. (ISBN 3-922570-44-5)

Adaptation au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) [1], sur spiegel.de

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

en allemand[modifier | modifier le code]

en français[modifier | modifier le code]

en espéranto[modifier | modifier le code]