Groupement tactique interarmes de Kapisa

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Militaire des Troupes de marine françaises de la Task Force Korrigan le 13 août 2009.

Le Groupement tactique interarmes de Kapisa (GTIA Kapisa) désigne l'unité (du volume d'un bataillon) des troupes françaises présentes dans la province de Kapisa[1] en Afghanistan dans le cadre des forces françaises en Afghanistan entre juillet 2008 et novembre 2012. Elle combat dans le cadre de l'I.S.A.F.

Le GTIA Kapisa comprend une composante de commandement, une composante d’appui (comprenant génie, appui feu, transmission, maintenance, santé, etc.) et 2 sous-GTIA d'infanterie blindée.

Le GTIA Kapisa est sous les ordres de la brigade La Fayette (sous commandement français), dans la zone de responsabilité du RC-East (Regional Command East - sous commandement américain).

Structure en 2009/2010[2][modifier | modifier le code]

Des militaires français dans le district d'Alasay en avril 2009. En premier plan, un AMX-10 RC du 4e régiment de hussards, les autres véhicules sont des Véhicules de l'avant blindé.

Le GTIA Kapisa est armé par un régiment d'infanterie, et enrichi d'éléments de soutien et d'appui appartenant en général à la brigade inter-armes d'origine du bataillon d'infanterie. Il est composé

  • 1 unité de commandement et de soutien,
  • 3 sous-GTIA avec un cœur d'une compagnie d'infanterie chacun,
  • 1 compagnie du génie,
  • 1 escadron de cavalerie armé de 4 pelotons mixtes AMX-10 RC / VAB TOP / VBCI (VBCI depuis juin 2010)
  • d'éléments d'appui artillerie du volume d'une batterie, armant des mortiers de 120 mm et des canons Caesars de 155 mm.

Le commandement du GTIA et un des sous-GTIA est positionné à la base opérationnelle avancée (FOB) de Nijrab; le second sous-GTIA est basé à la FOB de Tagab.

Ses effectifs sont de 820 hommes et femmes à fin aout 2010 (+200 depuis 2008, comprenant le renfort en appuis d'artillerie, génie, forces spéciales et la compagnie d'infanterie supplémentaire).

Les appuis d'artillerie du GTIA Kapisa, ainsi que ceux du GTIA Surobi, équipés en mortiers de 120 mm, ont été renforcés par 8 canons Caesar[3]

Elle est passée sous le contrôle de la brigade La Fayette le 1er novembre 2009.

Pour les différents régiments armant le GTIA, voir la section "historique".

Historique[modifier | modifier le code]

  • Annonce par le Président de la République française le 3 avril 2008, au sommet de l’OTAN à Bucarest, du renforcement du dispositif militaire français en Afghanistan[4].
  • 16 juillet 2008 - 7 décembre 2008 : Task Force Chimera : 8e RPIMa renforcé par le 35e RAP et 17e RGP[5]. Le 8e RPIMa fournira par ailleurs une autre compagnie au sein du BatFra déployé dans le Regional Command-Capital (RC-C) voisin. C'est cette compagnie qui subira l'embuscade de Surobi.
    Pertes : 0 tués. 15 blessés (attention, les 10 tués de l'embuscade de Surobi du 18/08/2008 appartiennent au GTIA Surobi, anciennement BatFra)
  • 15 juin 2009 - 9 décembre 2009 - Task Force Korrigan (colonel Chanson) [6] : 3e RIMA+ 6e RG (2 sections) + 11e RAMA (2 sections mortiers) + 48e RT (1 groupe) + 1er RIMA (1 peloton blindé).
    Pertes: 7 tués, 44 blessés (au 1er novembre 2009, le 3e RIMA perdant 5 hommes, et le 13 RDP 2)[7]

Pertes : 2 tués (21°RIMa), 38 blessés.[réf. nécessaire]

Pertes: 10 tués (4 du 1°RCP, 4 du 17°RGP, 113,1 du 13 RG, du SIRPA, 1 du 35°RI), 56 blessés[réf. nécessaire].

Pertes : Au 23/11/2011, 1 tué (2°REG), 1 blessé[réf. nécessaire].

Remarque : à la suite du passage sous commandement de la Brigade La Fayette, les 2 GTIA (Surobi, Kapissa) sont passés à un format à trois compagnies d'infanterie + éléments d'appui et de soutien[réf. nécessaire].

Retrait et bilan en 2012[modifier | modifier le code]

En juillet 2012, la responsabilité de la sécurité dans la province passe à la 3e brigade du 201e corps de l'armée nationale afghane. Les forces françaises qui ont entamé leur retrait d'Afghanistan y disposent alors encore de deux bases. Le contingent français de celle de Tagab qui a compté jusqu'à 800 hommes est remplacé le 30 septembre 2012 par un contingent américain de 200 a 250 hommes. Les 140 militaires alors présents sont redéployés vers la base de Nijrab, à 17 km au nord, d'où un groupe équivalant est parti pour Kaboul dans le cadre du désengagement des troupes. La base de Nijrab où environ 550 soldats français sont alors encore présents est rétrocédée le 20 novembre 2012 à l'armée afghane[9].

Cinquante quatre militaires français sont morts et plusieurs centaines d’autres blessés dans cette région entre 2004 et 2012.

L'armée afghane dit qu'au moment du retrait français que plusieurs centaines d’insurgés (entre 250 et 500) continuent d’opérer dans son secteur, notamment autour de la ville de Tagab[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et Liens externes[modifier | modifier le code]