Grigol Abachidze

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Grigol Abachidze
Description de cette image, également commentée ci-après
Grigol Abachidze en 1939.
Nom de naissance Григол Григорьевич Абашидзе
Alias
Grigory Abachidze
Naissance
Zeda Rgani, Vice-royauté du Caucase
Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Décès (à 79 ans)
Tbilissi
Flag of Georgia (1990-2004).svg Géorgie
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Géorgien, russe
Genres

Œuvres principales

  • Dans ce Grand Bruit (1930)
  • La Grande Nuit (1963)

Grigol Abachidze ( - ) est un écrivain et un académicien géorgien de la période soviétique[1]. Grand poète et romancier, il fut l'auteur de plusieurs œuvres qui restent encore célèbres pour les Géorgiens en raison de leur caractère historique dans une période où le caractère nationaliste géorgien était parfois durement réprimé par les autorités soviétiques. Membre du parti communiste depuis 1944.

Biographie[modifier | modifier le code]

Grigol Grigorievitch Abachidze est né en 1914 dans le village de Zeda Rgani, en Géorgie occidentale, région faisant alors partie de l'empire russe. Son père, Grigol (Djibo) était un maçon tandis que sa mère Chouchana était la fille d'un prêtre orthodoxe. Sa famille était relativement large et Abachidze avait en tout cinq frères et sœurs. Au début des années 1930, il entra dans l'Université d'État de Tbilissi, dont il fut diplômé avec un degré en philologie en 1936. Toutefois, sa carrière qui suivit fut brusquement interrompue par les Grandes Purges staliniennes de 1937. Son père fut accusé d'être un ennemi du peuple et exilé avec son oncle (qui mourut sur le chemin de l'exil), tandis que son frère aîné fut exécuté. Le célèbre écrivain géorgien Mikhail Djavakhichvili aida alors le jeune Grigol et l'envoya continuer ses études à Moscou, où il resta deux années de plus. De retour en Géorgie, Abachidze travailla au journal satirique Crocodile (Niangi) dans les années 1944-1951 avant de servir comme éditeur dans les journaux littéraires Drocha et Mnatobi de 1951 à 1967.

Lors de la Seconde Guerre mondiale de nombreuses pages de poésie géorgienne sont consacrées à la défense du Caucase et à son illustre organisateur Lavrenti Beria. Parmi les œuvres de ce genre, il faut mentionner, en tête de liste, le poème de Grigol Abashidze, L'invincible Caucase (1943)[2].

En 1958, Grigol Abashidze publie une brochure intitulée Jours à l'étranger, sur ce qu'il appelle un voyage touristique dans quatre pays européens: la Belgique, le Luxembourg, la Hollande et la Suède. Sa destination finale sera le Congrès mondial pour le désarmement et la coopération internationale à Stockholm, une plate-forme mondiale déjà en cours promue par l'Union soviétique comme plate-forme mondiale pour la coexistence pacifique entre les nations et pour protester contre les États-Unis en tant que nation militariste[3].

Il devint en 1967 le premier secrétaire de l'Union des écrivains géorgiens, qu'il dirigea de 1973 à 1981. En 1982, il fut nommé chef du Comité du prix Chota Roustaveli. Député du 11e Soviet suprême de l'Union soviétique (1984-1989). Abachidze continua à écrire des poèmes mais aussi des romans et, après avoir survécu à la guerre civile géorgienne, il mourut en 1994 à Tbilissi. Il est inhumé au Panthéon Didube.

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

Les premiers travaux de Grigol Abachidze consistaient en poèmes racontant le caractère de son pays, la Géorgie, avec toutefois une touche de soviétisme[2], ce qui lui permit de remporter le Prix Staline en 1951.

  • Am did khmaourchi (Dans ce Grand Bruit, 1930
  • Poladis simghera
  • Zarsmis zmaneba
  • Chavi kalakis gazapkhouli (Le Printemps de la Ville Noire)
  • Giorgi VI (Georges VI)
  • Ganmeordeba (Ça se reproduira)
  • Gazapkhouli (Le Printemps)
  • Sakoure (La Boucle d'Oreille)
  • Samgoris velze (Sur la Colline de Samgori, 1950)

Par la suite, Abachidze abandonna la prose et se lança dans la rédaction de romans historiques reflètent les sentiments nationalistes des Géorgiens durant le joug mongol (XIVe siècle).

  • Lacharela (1957)[4]
  • Didi ghame (La Grande Nuit, 1963)
  • Tsotne Dadiani anou kartvelta datsema da amaghleba (Tsotne Dadiani ou la chute et la renaissance géorgienne, 1975)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Grigol Grigolis dze Abachidze », sur larousse.fr (consulté le 9 décembre 2017)
  2. a et b (en)M. Kveselava, Anthology of Georgian Poetry, The Minerva Group, Inc, (ISBN 9780898756722, lire en ligne), p. 24
  3. (en)Adrian Brisku, Bittersweet Europe: Albanian and Georgian Discourses on Europe, 1878-2008, Berghahn Books, (ISBN 9780857459855, lire en ligne), p. 135
  4. (en)Juris Dilevko, Keren Dali, Glenda Garbutt, Contemporary World Fiction: A Guide to Literature in Translation: A Guide to Literature in Translation, ABC-CLIO, (ISBN 9781598849097, lire en ligne), p. 69

Liens externes[modifier | modifier le code]